Ce matin les loriots, devant nous, ondulent dans les airs.
Leur jaune contraste avec celui de l’astre céleste.
Est-ce dû au noir qu’ils portent élégamment ?
Le sifflement qu’ils lancent est un hymne,
il interpelle l’humain et bouscule ses neurones :
Regarde la nature,
cesse d’être muet et aveugle.
Regarde cette perfection, cette grâce, cette harmonie,
Ne t’y retrouves-tu pas ?
Alors, sois heureux et réjoui,
avance confiant, car comment douter de la vie
face à cette synchronicité en observant
le tragopan satyre* lors de sa danse nuptiale ?
Laurent Ballesta, aventurier plongeur,
dans les eaux marines protégées
comme le poisson, flotte, il ne touche à rien
très attentionné, il n’effleure rien
pour maintenir intact le lieu.
Il est inondé par la magnificence, le sublime.
Alors que dans le même temps des terriens
polluent, arrachent, tuent sans la moindre émotion.
Les hommes seraient semblables
à un égout à ciel ouvert, nauséabond
ou s’entretuent des bêtes féroces sans foie, ni lois
d’un autre temps ou d’un temps futur.
Pourtant apparaissent dans ma mémoire
des visages que j’ai croisés
au Danemark, un monsieur, qui sort de chez lui
portant un bébé dans les bras, comme des millions de mère ou père,
il est sourire et amour.
Cette femme voilée au Maroc, au milieu de la campagne de détritus
son sourire m’a ébloui.
Je confirme, l’on peut trouver de la beauté chez l’humain.
Alors pourquoi ceux qui nous dirige sont-ils tous dans la
concurrence d’un comportement démoniaque ?
Je n’ai qu’un désir, répondre à l’appel
des fleurs, des oiseaux, des insectes
Je glisse dans ce merveilleux toboggan de la vie
et dans ces entrailles me régale de sa beauté paradisiaque.
*Tragopan satyre, oiseau exceptionnel par son plumage du centre est de l’Himalaya, à la parade nuptiale improbable.
