L’Écologiste !
Et pourtant, l’écologie n’est pas un nouveau-né. Ces bases furent lancées avec la biodynamie par Rudolf Steiner à partir de 1924 au travers de huit conférences intitulées « cours aux agriculteurs » .
Les premiers engrais ne sont pas directement issus de la première guerre mondiale, mais cette guerre à jouer un rôle crucial dans leur développement et leur industrialisation. La nécessité de produire des explosifs pendant la guerre a conduit à des avancées significatives dans la production d’ammoniac, une composante clé des engrais. Le tracteur envahit les campagnes, remplaçant les chevaux qui partent dans les abattoirs. Ils étaient transformés en farine animale qui elles étaient ensuite donnée aux vaches. Lors de l’une de ces conférences, un agriculteur pose la question suivante à Steiner :
— Que pensez-vous des farines animales que l’on donne aux bovins ?
— Je ne sais qu’une chose, un bovin est un ruminant et je pense que cela ne peut que rendre les vaches folles.
Prémonition ???
Rudolf Steiner a cherché à intégrer dans la biodynamie les connaissances scientifiques avec une approche spirituelle et cosmique de la nature.
La biodynamie existe toujours de nos jours sous la labellisation Déméter.
De suite après la deuxième guerre mondiale se développe l’agriculture productiviste où l’on vante la nécessité des fertilisants, insecticides, pesticides auprès des paysans qui d’ailleurs ne le sont plus, car ils ont grimpé dans la hiérarchie sociale et de paysans sont devenu des agriculteurs pour ne pas tarder à devenir des chefs d’exploitation. Le ministère leur demande d’exploiter la terre avec une noble responsabilité que tout être humain ne peut refuser : « grâce à vous, la faim va disparaître de la France et du monde « . Des agriculteurs, des ingénieurs agronomes et des vétérinaires sont opposés à la nouvelle agriculture intensive qui s’installe dans les campagnes, ainsi qu’aux remembrements qui perturbent la nature en créant un déséquilibre entre la terre, la faune et la flore. En alternative, ils proposent une agriculture respectueuse des sols, des animaux et de la biodiversité ce qui mènera à la création du grand mouvement Nature et Progrès en 1964 puis petit à petit à l’agriculture biologique. Après avoir mis en place les premiers cahiers des charges, ce mouvement a créé en 1976 la première grande fête de produits biologiques de France, Marjolaine, qui a lieu à Paris. Mais les fondateurs de Nature et Progrès sont des avant-gardistes, car déjà à l’époque ils ont compris que pour un développement de l’agriculture biologique, il faut associer les producteurs, les transformateurs et les consommateurs.
En 1974 lors des élections présidentielles se présente René Dumont, premier candidat écologiste, son souhait à l’époque est d’alerter la population sur les dangers de la croissance économique illimitée et l’épuisement des ressources naturelles.
Sa campagne a permis de populariser les idées écologistes auprès d’un large public, les gens ont ouvert leurs esprits et accueillent positivement ces pensées qui peuvent bousculer les habitudes.
Le nombre d’agriculteurs bio augmente, rejoint par un plus grand nombre de consommateurs et on voit apparaître des magasins de produits bio qui fonctionnent sur un modèle associatif qui plus tard deviendront les Biocoop.
Au fil des ans et selon la pression des consommateurs qui veulent être des consom’acteur et des paysans bio, le gouvernement reconnaît en 1984 l’agriculture biologique et apparaît le logo AB. Les instances de contrôle de l’agriculture biologique qui pour l’instant sont associatives deviennent des sociétés privées agréées et accréditées par l’État.
Plusieurs cahiers des charges privés coexistent, en 1992, le ministère de l’Agriculture met en place des cahiers des charges publics pour une harmonisation de ceux-ci.
Dans le domaine privé, il reste les cahiers des charges Nature et Progrès plus stricts que ceux de l’État et la Biodynamie.
Quant à l’Eurofeuille, elle est devenue obligatoire en 2010.
En 2003, une canicule impacte fortement le vignoble alsacien. Les vignes cultivées avec des engrais chimiques souffrent énormément, les feuilles jaunissent et le raisin sèche à l’inverse de celles cultivées avec des méthodes respectueuses des cycles de la nature qui résistent. Suite à cela, de nombreux vignerons vont se reconvertir à l’agriculture biologique, voire biodynamique.
Il n’est pas difficile de comprendre qu’une vigne dans laquelle on ne fait que de l’apport organique, les racines descendent à plusieurs mètres de profondeur et font leur boulot pour rechercher de l’humidité alors qu’en les nourrissant avec des produits chimiques les racines deviennent paresseuses et restent proches de la surface.
L’une des dernières grandes avancées, c’est la mise en place des cahiers des charges de vinifications en 2012, jusque-là, certains s’en souviennent peut-être sur les bouteilles de vin, il était indiqué « vin obtenu à partir de raisins issus de l’agriculture biologique « .
Il est évident que cette évolution est positive pour notre santé et celle de la terre comme le stipule l’association Nature et Progrès. Des agriculteurs et particulièrement les viticulteurs ou arboriculteurs constatent avant tout une amélioration de leur santé, mais aussi une meilleure santé de la vigne ou des arbres avec le retour d’insectes et d’oiseaux, voire même de plantes nécessaires à l’équilibre du sol. Un sol en bonne santé, ce sont des plantes vigoureuses.
Certes, cela ne se fait pas sans contraintes, mais la santé demande dans tous les cas un effort.
Ces dernières années, je constate très surpris une remise en cause de l’interdiction de pesticide reconnu par les scientifiques et médecins comme dangereux. Depuis on voit apparaître le mot écologie, associé à des mots un peu particuliers tels que l’écologie punitive, écologie criminelle voilà que les défenseurs de l’environnement sont traités d’éco terroristes et d’une multitude d’autres insultes.
Pourquoi ? Protéger la nature impose des contraintes et les gens veulent bien des contraintes, mais pour les autres. Pourtant une vie sociale c’est incontournable, ce sont de nombreuses contraintes. Pour respecter le non-fumeur, il y a des lieux où il est interdit de fumer. C’est une contrainte et la liste peut être longue.
Quand on veut faire perdre de sa valeur à un mot, il suffit de le tartiner dans tous les sens et de le mettre à toutes les sauces.
Je continue à m’informer et j’apprends en sortant des réseaux les plus connus que des défenseurs de l’environnement se font agresser, menacer. Les discours à contre-courant du modèle capitaliste, productiviste, dérangent les tenants du système financier, économique et donc politique.
Situation que déplorent plusieurs personnalités telles que Cyril Dion, auteur et réalisateur, la climatologue Valérie Masson Delmotte ou encore le journaliste du Monde Stéphane Foucart.
Je regarde d’un œil sombre les climatosceptiques. Sont-ils de mauvaise foi ? Ou un peu sénile ?
En tant que paysan vivant avec le climat je n’ai pas besoin d’avoir été scientifique ou technicien dans un domaine bien précis pour remarquer qu’à partir des grandes tempêtes de fin 1999, le climat s’est modifié. Je peux affirmer que dans les Vosges, région réputée pour son humidité jusque dans les années 2007/08 j’effectuais les foins puis le regain soit deux coupes. Après ces dates se fut impossible sans ajout d’azote ou autres produits, après les foins en juin, les prairies grillaient. Alors dirent qu’il ne se passe rien… Certains motivent leur doute par le fait que de tout temps il y eut des canicules, des tempêtes, etc., certes la différence c’est que monsieur météo en ces années du XXI ème siècle à chaussé des bottes de sept lieues et il va beaucoup plus vite.
Après presque 50 années d’espoir qui voyait l’agriculture biologique se développer, je trouve que l’on emprunte une route enduite de savon noir où la société s’enfonce dans un renouveau d’épandage de produit dangereux qui déséquilibre la biodiversité, mais plus rapidement encore répand des maladies tel le cancer au travers de l’alimentation ou tout simplement par la respiration de ces produits qui envahissent l’atmosphère.
Je ne veux pas vous ennuyer dans un écrit dénonçant le poing haut levé et hurlant des mots incompréhensibles tels que ses produits de la loi Duplomb :
Acétamipride, flupyradifurone, sulfoxaflor puissant insecticides de la famille des néonicotinoïdes.
🖋️. Signer la pétition
Ma curiosité m’a poussée dans une autre direction que je tenais à vous partager et qui ouvre des portes d’émerveillement, de sagesse et d’espoir.
À suivre…
Merci pour votre réponse 👍
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tout est dit ! 😢😢😢😢
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