La tanière du prédateur !



Ma curiosité m’a poussée dans une autre direction que je tenais à vous partager et qui ouvre des portes d’émerveillement, de sagesse et d’espoir.


                                      Suite

         Première chose, je recherche les racines du mot écologie. Cela vient du grec ancien « oikos « qui signifie « maison « ou « habitat « et « logos « qui signifie « étude « . L’écologie serait tout simplement l’étude de notre maison.

Tournée de manière plus érudite, l’écologie est l’étude des relations entre les êtres vivants et leur environnement ou encore l’écologie est l’étude entre la maison terre où l’on est abrité et tous les locataires vivants.

Pourquoi j’insiste lourdement, vous demandez-vous peut-être ?

Parce que j’ai moi-même du mal à comprendre comment l’on peut dégrader son propre habitat et les êtres vivants avec qui nous partageons cette maison.

Imaginons que l’on habite dans un village charmant où les maisons à l’architecture typique sont bien fleuries. Les rires fusent des fenêtres ouvertes, alors que le merle chante à tue-tête, le martin pêcheur comme un éclair vole au-dessus de la rivière qui longe la bourgade et les libellules se concurrencent dans leur apparat.

Que dirions-nous si tout à coup des habitants dégradent le lieu, polluent la rivière à tel point que les oiseaux et les libellules meurent intoxiqués?

N’est-ce pas ce qui est en train de se passer ?

Je sais que l’école ne fut pas mon fort, mais j’ai aussi appris que ceux qui ont les plus grands diplômés sont ceux qui sont le plus enfermés dans les normes, les principes. Alors que les autodidactes, souvent dénigrés, ont une force, le bon sens.

Je poursuis mon investigation, car en ce monde quand je vois la maltraitance humaine je me pose une question : savons-nous encore ce qu’est un être humain ?

Et si l’on nous parle de réchauffement climatique, j’ai la sensation que l’on va en direction d’un refroidissement de la chaleur humaine.

Les êtres vivants sont des organismes qui naissent, grandissent, se nourrissent, se reproduisent, et meurent. Cela va des plantes, des animaux en passant par les humains, mais aussi les bactéries, les champignons, les éléphants ou les manchots empereurs ainsi que la puce ou le moustique.

Alors je me suis intéressé à la vie de certains de ces êtres vivants et je n’ai pu que m’émerveiller. J’ai restreint ma promenade à quelques variétés connues et moins connues, mais l’essentiel est de s’émerveiller et de savoir que dans cette nature tout est prodige et nous n’avons qu’une responsabilité, contempler et respecter. Puis j’ai aussi découvert l’espoir ! Alors, partons à la découverte.

Le papillon azuré du serpolet :
L’adulte ne vit que quelques jours pour se nourrir et engendrer des générations futures. La femelle pond uniquement sur l’origan et le thym sauvage. Soixante œufs sur les boutons de ces fleurs et à leur éclosion, les larves se nourrissent des pétales. Dame papillon meurt alors que ses larves tombent au sol et sécrètent une substance pour se faire passer pour la larve de la fourmi Myrmica Scabrinodis. La larve de papillon est reconnue comme membre de la colonie des fourmis, elle est emmenée dans la fourmilière où elle va passer l’hiver au chaud, nourri et logé. Au printemps la nature fait son boulot, la larve devient chrysalide puis papillon et à ce moment, il n’a que quelques instants pour s’envoler afin de ne pas être dévoré par ses nourricières. Et le cycle recommence.

Maintenant dirigeons-nous vers une plante aux fleurs magnifiques, le ciste. Vous en trouverez dans le sud de la France et d’imposants massifs sauvages avec des fleurs blanches ou mauves au Portugal. C’est une plante pyrophyte.

Le feu stimule la croissance des graines restées sous terre. Après l’incendie, elles poussent ce qui permet d’éviter l’érosion du sol. Elles créent un terreau pour la repousse des autres espèces. Le ciste est bienfaisant, nourricier, redonne vie après le feu.

De son côté, la mésange bleue est une adepte de la phytothérapie, elle tapisse son nid d’immortel, de menthe et de lavande à toupet. Ces végétaux aux parfums puissants permettent d’éviter les bactéries sur la peau des oisillons. Leur système immunitaire se développe mieux et rapidement.

Le sanglier, aujourd’hui, devient une engeance, car il laboure potagers et pelouses, tout cela est de la responsabilité de l’homme qui rend cette bête quasi sédentaire.

Mais voici un autre regard sur le cousin de cochon, c’est un animal fouisseur, il rend service à l’écosystème en ameublissant les sols. Il enterre des graines et accélère leur enracinement, cela permet aussi aux déchets organiques de pénétrer rapidement dans le sol et donc de l’enrichir. Il favorise les échanges microbiens entre les couches supérieures et inférieures du sol. Il a un rôle de régulateur, c’est ce que l’on nomme de la bioturbation.

L’arum pictum, une fleur incroyable. Elle a une nuit pour éclore, c’est un appendice qui chauffe jusqu’à 35° et cela lui permet de dégager des phéromones qui ont une vraie puanteur de cadavre. Une mouche ne peut résister, des poils microscopiques la font glisser dans la chambre florale et des cils l’empêchent de sortir. Quand ces cils tombent, la mouche peut s’évader pour polliniser d’autres arums.

Le geai des chênes est le premier reboiseur d’Europe. Son régime alimentaire est omnivore, mais en automne il va à la glandée. Il est pointilleux sur la qualité des glands qu’il sélectionne rigoureusement en fonction de leur maturité, de leur taille et de leur qualité, il veille à ce qu’ils soient exempts de parasites. Sous son bec, il possède une petite poche dans laquelle il a la possibilité de stocker au maximum sept glands.

À l’automne, il va cacher ses réserves sous des racines, dans les mousses ou à l’intérieur des souches d’arbres. Pour retrouver ses stocks durant l’hiver, il a la capacité de mémoriser des points de repère qu’il observe. Lorsque ceux-ci ne sont pas suffisants, il va jusqu’à placer des petits cailloux qu’il utilisera comme balise. Une grande pluie, du vent, un autre animal et les repères ont disparu, la moitié des glands cachés germent et donnent une plantule.

Il a été estimé qu’un seul geai enfouit chaque année environ 4600 glands ce qui fait de lui le premier reboiseur de la forêt.

La truffe, j’en vois déjà se pourlécher les babines, mais ce ne sont pas de ses qualités gustatives dont je vais vous entretenir.

C’est un champignon qui veut profiter seul de l’arbre où il s’est installé. Il sécrète une toxine qui élimine les autres plantes. L’arbre et le champignon tirent des avantages de leur relation intime, particulièrement la première année de leur rencontre. La truffe capte grâce aux racines du chêne, le glucide, le carbone et d’autres nutriments, des son côté le chêne capte via le champignon des oligo-éléments nécessaires pour sa croissance.

La mer méditerranée que beaucoup apprécient pour son bleu, ses plages ou ses criques, mais aussi sa douceur de vivre.

Que cache-t-elle ? Elle représente 1 % de la surface des océans, mais héberge plus de 1/4 de la faune marine mondiale et 1/3 des espèces répertoriées dans ses eaux sont unique au monde.

Je ne parlerais que du rorqual aux dimensions impressionnantes, 20 mètres de long, 70 tonnes, en quelques secondes il engloutit 70 tonnes d’eau ce qui lui permet de capturer 4 tonnes de krill par jour pour se nourrir.

Voulant rester dans l’émerveillement et l’espoir, je ne rentrerais pas dans le détail des micros plastique qu’absorbe l’animal avec le krill.

Téléportons-nous dans une région du monde la plus difficile à vivre le détroit de Magellan. La pointe sud du Chili, le Kelp une algue il y a 10 000 ans arrive de l’Alaska et colonise le détroit, elle s’épanouit dans une eau proche de zéro degré. On parle de forêt de Kelp s’élevant vers la surface telle une cathédrale.

Cette algue a transformé un lieu inhospitalier en terre d’asile, où poissons, mollusques, crustacés se nourrissent et se reproduisent.

Et ce ne sont que des exemples très simples, mais cette maison nature renferme des milliers d’exemples incroyables que, nous les Hommes, sommes incapables d’inventer et de reproduire.

Et que faisons-nous ? Nous oublions complètement de contempler, de nous arrêter et de tomber les bras ballants devant ces merveilles.


Les arbres, enluminés de massif de fleurs ou des symphonies de volatiles aux plumages étonnants enchantent le flâneur écologiste qui est pétrifié devant le cerf qui brame.

Le noble mot écologie, portée par des milliers de personnes est traîné dans la boue, critiqué et si certain le pouvaient, ils extermineraient les défenseurs de ces valeurs afin de poursuivre la roue de la Fortune.

Pour éviter de devenir cafardeux, je change de pièce et mon regard se porte par une fenêtre donnant vers la savane de l’Est Africain.
Mon regard s’illumine d’espoir !


A suivre…

2 commentaires sur « La tanière du prédateur ! »

Laisser un commentaire