Nous avons visité une exposition de tableaux de puzzle aux dimensions impressionnantes.

Bruno Gomez, artiste portugais présente son travail et le propose à la vente. Les prix peuvent paraître élevés, mais je pense que l’on a du mal à s’imaginer les heures passées et la difficulté surtout quand une partie du tableau représente une cascade où les petites pièces du puzzle ne sont que du bleu assemblé à du blanc pour représenter l’écume.

Je trouvais certains tableaux de nature jolis ou bucoliques ou encore de la romance dans ces ruelles italiennes où à mon goût il manque un couple d’amoureux à la terrasse.

Je ne peux pas dire que l’enthousiasme me poussait à ouvrir mon portefeuille pour y sortir la carte bleue, car c’est bien elle dont on aurait eu besoin pour s’acheter l’une de ces pièces.
Mais alors pourquoi je vous parle de ces tableaux, de cette passion dotée d’une patience à toute épreuve. C’est un art, peut-être original, mais reconnaissons-le comme tel et nous avons découvert qu’il existe des championnats nationaux et internationaux auxquels participe cet artiste.
Parfois dans l’originalité, notre émotion peut rester accrochée au moment où l’on s’y attend le moins.
Alors que nous arrivons à la fin de l’exposition, mon regard se pose sur ce tableau et en moi une émotion réveille mon intérêt.
Cet ours dont le corps est un campement indien anime dans mon for intérieur un sentiment de douceur, une envie de pénétrer l’image et d’aller vivre dans ce calme.

Ce tableau est un contraste avec notre monde où tout doit aller vite, très vite, voire trop vite. Dans cette nature bucolique, je ressens que chacun prend son temps.
Cela m’inspire la douceur de vivre que ce soit en partant des castors, des loutres ou du raton laveur.

Plus haut de la tête de l’ours débonnaire où le dessin du pelage évoque une futaie d’épicéa, le couple d’élan sort de son paradis : la forêt. Cet animal très particulier au déplacement dégingandé m’inspire l’admiration. Il donne la sensation d’arriver d’une autre époque et pour avoir eu l’occasion de l’admirer dans son cadre naturel en Norvège, il génère chez moi respect, admiration et émotion.

La rivière qui descend de la montagne, la tente canadienne et les canoës, cela éveille un désir de voyage. Se laisser glisser dans les méandres du cours d’eau, découvrir cette vallée et les sommets, mais aussi être attentifs au clapotis de l’eau qui conduit à de douces rêveries. Le silence de la flottaison va permettre de débusquer encore quelques oiseaux occupés à pêcher ou effectuant une parade nuptiale. L’image et le rêve permettent une évasion sans limites.
Comment rater l’aigle, le roi du ciel qui, dans le silence du vol plané, scrute et surveille.

Les oursons qui se délectent des mets sous l’œil attentif de la maman ne propagent pas la peur. On irait bien la gratouiller sous le coup et pourquoi ne pas effectuer quelques roulés-boulés avec un ourson.

Enfin dans la patte arrière de l’ours, il y a toutes ces petites créatures à plumes et poils j’ai juste envie de les inviter à se donner la patte pour danser autour du feu jusque tard dans la nuit, alors que dame ours et le couple d’élan entonnent des chansons de trappeur.
Est-ce que l’art n’est pas de transporter l’humain, pris dans un monde gris, sombre où la joie est rare, vers des instants enchanteurs ?
Effectivement mais il n’y avait aucune information sur le sujet, bien dommage.
Merci pour le message.
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En effet, impressionnant, ce serait intéressant de connaître le nombre de pièces pour ces tableaux.
En tout cas, bravo à l’artiste.
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