Prendre conscience que notre cœur bat et porte notre histoire, nos joies, nos peines. Un cœur qui aime, a besoin de tendresse, de se sentir soutenu, inondé de vagues légères qui viennent le nourrir, l’apaiser, l’envelopper.
Le cœur, organe vital de notre corps physique. Dès qu’il démontre une défaillance c’est la panique qui s’empare de l’être et dans le cerveau défile les mots AVC, paralysie, mort. Mais le cœur ne serait-il pas gérant de l’équilibre de notre corps comme les océans maintiennent l’harmonie sur la planète bleue ?

Le cœur c’est aussi le symbole de l’amour : j’ai ce cœur qui bat si fort pour toi, tout au long de la journée, il me chante des poèmes à ton nom et avec impatience attend ton apparition. Mais aussi mon cœur pleure la douleur de notre séparation, il ne saurait s’en remettre, au son de ton prénom il défaille espérant ton retour.
Le cœur est le représentant de la tendresse, de la douceur. Ne dit-on pas à un enfant, tu es mon petit cœur.
Un visage sombre épris de larmes nous fera penser à un cœur enchaîné. Mais parfois, la vie saupoudre un baume invisible qui se dépose dans le cœur, apaise les blessures, calme l’esprit et allège les pensées. Je chante pour toi liberté, et les œillets de la révolution pacifique fleurissent.

Un rêve de liberté, de vie meilleure, plus juste, équitable et harmonieuse valse dans la tête de la même manière que les danseurs sont envoûtés par l’orchestre symphonique d’où s’élèvent les premières notes du célèbre beau Danube Bleu.
Mais l’homme à la mémoire courte et déjà dans certains pays tonne non plus le bruit des bottes, mais des voix gutturales, effarantes et effrayantes. D’un revers de la main le rêve, liberté, égalité, fraternité est repoussé. Toute la beauté, toute la poésie d’une nature plus qu’admirable, stupéfiante et nourricière pour l’homme est bafouée, écrasée par les magnats de la finance. II leur faut briser cet équilibre, faire passer pour mensonges les propos des scientifiques écologistes qui veulent renverser le profit, le consumérisme.

Ils méprisent la terre alors que des Hommes meurent de maladies bizarres, les prévisions d’Albert Einstein sont bafouées. Il nous prévenait dès le milieu du XX ème siècle par cette citation : « Les plus grandes épreuves auxquelles le monde aura à faire seront la surpopulation, le manque de ressource (eau, matière première, pétrole…) des pandémies, des maladies connues et nouvelles, des pollutions de toutes sortes (chimiques, air, eau, alimentation…).
Il n’avait peut-être pas à se creuser beaucoup les méninges, il n’ignorait pas les horreurs que les humains furent capables de pratiquer dans l’un des chefs d’œuvres de la nature. Les grottes naturelles de Zugarramurdi dans le Pays basque espagnol. Un cours d’eau à former un ample tunnel de 120 mètres de long, d’une hauteur de 12 mètres et la largeur varie de 22 à 26 mètres. La cavité est ornée de stalactites et stalagmites extraordinaires, car baignée par une lumière naturelle. Au XVII ème siècle, il semblerait que le lieu fut prisé pour des processions païennes. En 1610, le tribunal de l’Inquisition accusa 40 femmes de sorcellerie dont 12 furent brûlées sur le bûcher. Ce qui donne une réputation sombre et mystique au lieu. Un panneau à l’entrée de la grotte porte les noms de ces femmes sacrifiées.
Autres époques, autres tortures qui n’émeuvent guère plus d’humains.
Ce sont les tortues et bien d’autres habitants des mers qui meurent dans d’horribles douleurs, mais peu importe, ils sont loin de notre vue, a des milliers de mètres de fond marin. Nous ignorons ce que l’on ne voit pas !

Pendant ce temps, la déforestation bat son plein, emportant dans sa souffrance la biodiversité et une terre où le feu se propage, les montagnes s’effondrent, les inondations et coulées de boue envahissent villes et villages laissant un monde de désolation.

Désespéré face à la brutalité de certains, on pensait que la vie abandonnait la terre puisqu’elle perdait toutes ses couleurs majestueuses. La fée de la nature recouvre le cœur malade de la planète d’un baume d’amour, de tendresse et de douceur. Par un baiser, elle redonne vie à l’arbre qui a la force de produire des fruits, l’oiseau au ramage multicolore lance son chant et sa mélodie va réveiller toutes les graines en dormance pour que la terre reprenne ces belles couleurs.
Les hommes par la bienveillance sont en train de la geai-rire et retrouvent le chemin de l’amitié et la paix.

Les photos ont été prises dans un lieu culturel d’un Art de Rue de Faro. Sauf la dernière photo qui est un gâteau, prise de vue faite à l’occasion d’un concours de pâtisserie à Lagos.