Vadrouille en Pyrénées.




Nous arrivons dans les Pyrénées, la verdure, les sommets nous arrêtent afin de profiter d’instants de détente dans une nature grandiose qui nous donne un sentiment d’infinitude. C’est une magnificence qui va bien au-delà d’éblouir les yeux.




Et pourtant dans ces montagnes, je vais d’abord remarquer à l’inverse de l’immensité des pics, des vallées et des falaises, l’infiniment petit.




J’observe les randonneurs, le nez en l’air dans l’extase du paysage, la fleur ils piétinent, l’insecte ils chassent, le gastéropode ils écrasent et pourtant en l’absence de ces petits êtres vivants l’éclat de la nature serait-il le même ?

N’ignorez point, un brin d’herbe au bout de la queue même sec attention à la pluie. Un peu de terre vive le beau temps !




La nature n’est-elle pas un tout ? Que deviennent les hauteurs sans les fleurs ?


Que devient la cascade sans le batracien ?


Et nous que devenons sans toute cette vie ?



Voici une fleur dont le mauve captive notre regard, nous la prenons pour un chardon avant d’apprendre que c’est une centaurée noire.




Dans notre échange qui est lent, car nous laissons vie au rythme de notre souffle, une évidence nous affecte : notre ignorance face à cette vie du monde petit qui vit autour de nous. Certes parfois, il est intéressant de s’arrêter pour se contenter d’admirer, apprécier, mais se cultiver pour connaître le nom de telle plante, tel papillon ou tel oiseau a un intérêt, celui de ravir sa satisfaction personnelle et non pas tenter d’épater les autres promeneurs.


Tient un plumeau au bout d’une tige verte… mais enfin mon amie, quel outrage fais tu a cet œillet superbe. Au passage, je te fais remarquer que c’est non seulement son nom, mais sais-tu qu’il est protégé sur l’ensemble du territoire français, sa destruction est interdite et son ramassage et transport sont réglementés.




Une autre fleur nous séduit, nous là connaissons, mais son nom ne nous revient pas. J’écrase entre mes doigts quelques feuilles de cette plante, le parfum émis ne trompe personne, c’est de l’origan sauvage. De suite, la gastronomie se présente à nous en une délicieuse pizza garnie de cette plante aromatique.




Une fleur au nom particulier le cabaret-des-oiseaux, pourtant je ne vois pas les volatiles nombreux en terrasse. Elle est plus scientifiquement appelée cardère sauvage et là son nom à un sens, car autrefois elle était utilisée pour le cardage de la laine, et ses racines sont apéritives, on comprend peut-être mieux le cabaret-des-oiseaux.




La campanule étalée nous enchante par la beauté de ces pétales, mais sa tige anguleuse est rude au toucher alors que le colchique des Pyrénées jalonne notre chemin comme les cailloux du petit poucet.





Les fleurs nous surprennent par tous les bienfaits et l’utilité qu’elles nous offrent.


Avons-nous eu beaucoup de patience pour piéger un papillon dans la boîte ? Peut-être pas, car le Grand Nègre des bois est réputé pour se chauffer au soleil ailes ouvertes. Celles de ce spécimen sont abîmées sûrement dues à une attaque d’un prédateur.

Quand on est silencieux et immobile, le mulot s’aventure et dans sa recherche de nourriture il n’aperçoit pas celui qui pourrait peut-être s’enfuir devant sa ressemblance à la souris.




Enfin si le rocher qui pleure nous fait voir une paréidolie, l’eau qui s’écoule à ses côtés fait le bonheur de batraciens.

Devinez la bouche et les yeux !🤩




Dans une balade souvent, l’on fuit le monde et les résidents. Ce système astucieux nous informe que nous ne tardons pas de traverser d’un hameau ou d’une petite bourgade.

Ouvrons l’œil, l’autochtone sans fanfaronnade peint un mur afin que le visiteur n’oublie point les belles rencontres de la montagne.

Plus discrètement au-dessus de la fontaine, c’est un loup-garou qui surveille celui qui se désaltère.

Ici, l’anneau attend encore le facteur et son cheval, comment récupère-t-il le courrier ? Sous le miracle d’une Sainte, la boîte aux lettres s’ouvre ?




Quand on passe devant le moulin où la meule tourne pour broyer lentement le blé qui devient farine et de la meule au four il devient pain chantant et dégageant un effluve pour se cacher dans le pétrin et attendre le randonneur à l’estomac dans les talons qui ne peut réfréner sa gourmandise. Merci, monsieur le boulanger, ce n’est pas être misogyne, c’était bel et bien un boulanger !




Une dernière photo qui ne cache rien des qualités culinaires de ce Béarn,

le randonneur en reste rêveur et le soir en chantant que la montagne est belle, il déguste.




Voilà ce que l’on peut nommer une randonnée culturelle !

4 commentaires sur « Vadrouille en Pyrénées. »

  1. Hello Scarlett et Peter,

    Merci pour votre message, cela fait toujours plaisir de vous lire et merci de me suivre.
    Nous sommes encore dans les Pyrénées pour une semaine. Gros travaux sur notre fourgon, révision des injecteurs et changement de la courroie de distribution.
    A partir de lundi et pendant cinq jours nous avons loué un chalet à Oloron Sainte Marie.
    Puis départ pour Paris ou Laetitia voit sa famille et enfin direction pour l’Alsace.
    Autrement tout va bien.
    Bon voyage à vous !
    Bises

    J’aime

Laisser un commentaire