Les astres en fêtes





En ce dimanche 7 septembre, nous sommes sur les crêtes dans les hautes Vosges et tout au long de la journée le soleil nous illumine avec des panoramas grandioses dont je vous ferai bientôt profiter.


Mais… dans la soirée nous voilà face à un spectacle de la nature qui va durer jusque dans la nuit.
Une pensée sauvage prélude de l’envoûtement de ce qui nous attend.


Tout d’abord, c’est le soleil qui tire sa révérence en jouant avec les masses nébuleuses, les couleurs, les effets, les rayons c’est un enchantement, même si nous savons que ces nuages ne présagent de la pluie pour le lendemain.


Un léger demi-tour sur nous-mêmes et nous regardons vers l’Est. Ce soir, est une soirée un peu exceptionnelle, commençons par ce qui est basique, c’est la pleine lune dite de maïs et selon le calendrier lunaire c’est une période idéale pour récolter tomates, melons ou tailler les haies. Vous ne l’avez pas fait et bien c’est trop tard !
Mais bien plus passionnant, cette pleine lune coïncide avec une éclipse de Lune et c’est ce que l’on nomme la lune de sang.
Il est encore trop tôt pour chanter bonsoir madame la Lune, elle n’est pas encore sortie des coulisses pour faire son entrée en scène.
Mais le ciel s’invite en première partie de la représentation de la grande dame.

Lui-même adopte des reflets qui nous émerveillent.
Puis la voici, elle sort de l’ombre avec délicatesse, la couleur de sa robe de soie est difficilement définissable.

Elle n’est pas éclairée par le dieu soleil puisque notre bonne vieille terre passe entre les deux astres et éteint le lumignon poétique qui éclaire nos nuits. On distingue faiblement la lune comme si elle dansait derrière un voile, sa couleur, serait-ce un pourpre ? Je ne vais pas effectuer une sérénade de teinte, j’ai trop de crainte de la vexer. Le mieux fut de se taire et d’admirer sa parure d’un soir avec le vent qui chantait dans le houppier des hêtres rabougris dû aux souffrances des hivers rigoureux.
Puis tout à coup, le miracle s’opère, voilà qu’une minuscule tranche de la grande dame retrouve sa luminosité, elle nous éblouit. Nos jumelles vont nous permettre de profiter du spectacle avec précision et émotions. Il lui faudra près d’une heure trente pour redevenir l’astre lumineux de la nuit qui permet d’observer le darou ou toute autre bêtes originales.

Photos prises par Beatrix un ami.


Enfin, c’est un peu transi de froid, mais heureux de cette magie que nous retournons dans notre maison sur roues.
Notre emplacement est idéal, car dès le réveil nous ouvrons un rideau et c’est l’astre solaire qui se lève doucement dans un ciel bien chargé de nuages menaçants. Cela n’ôte rien à la beauté de l’instant, les jeux de lumière donnent un côté mystique à ce début de journée.


Nous regardons la pluie fouetter la plaine d’Alsace alors que nous effectuons une balade jusqu’au sommet proche où nous attend une grande surprise.


Un troupeau de chamois en effervescence. Le rut approche, les femelles se regroupent et les mâles tournent autour dans des courses impossibles.

Vous distinguez à droite 4 chamois et toutes les taches sur la gauche après le virage du chemin ce sont aussi des chamois.


L’épilobe fleur mythique des Vosges abandonne sa parure mauve pour s’écheveler et disperser sa semence.


La fête est finie avec l’impassibilité des vaches, merci la nature pour ces instants inoubliables !

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