Comme tout le monde, il m’arrive de parler des événements de ma vie passée ou encore de mon enfance. Un jour, je prends conscience que j’avance le plus souvent des souvenirs négatifs.
Ce constat me surprend et je décide de porter plus d’attention aux discussions que l’on peut avoir en famille, avec des amis ou même des rencontres fortuites de quelques heures. Je remarque que les gens sont comme moi, ils se complaisent à parler de ce qui n’a pas été dans leur vie.
J’en conclus que l’on se souvient plus facilement des claques ou punitions reçues dans l’enfance, de l’enseignant avec lequel nous n’avions aucun atome crochu et comme c’était lui l’autorité cela se concrétisait par des mauvaises notes ou sanctions. On se rappelle de l’inspecteur ou du chef d’atelier qui utilise abusivement de son pouvoir pour exister. On évoque naturellement le collègue de travail ou le soi-disant ami qui nous a fait une crasse, que nous avons vécue comme une trahison.
Même les disputes du couple, les désaccords restent mieux ancrés que tout ce que l’on a réalisé de beaux ensembles.
Ce qui touche le plus l’émotion, ce sont les enfants. Ils se plongent dans un bain de reproche envers les parents ou la famille et ils ignorent deux choses :
Leurs parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec leur éducation et les soucis du moment.
Le jour où ils seront parents, ils risquent de vivre les mêmes déboires. Vont-ils les accepter ?
Le pire c’est qu’avec le temps, ces expériences négatives, ces situations conflictuelles, ces mauvais rapports humains, enflent, gonflent, s’empirent et se transforment en affabulation la personne qui les raconte se convainc que c’est la vérité.
Alors je me suis demandé : ai-je vraiment vécu une enfance, une vie professionnelle, ou des relations aussi tristes ou difficiles ?
Je me suis amusé à repenser en premier lieu à l’enfance et me reviennent de nombreuses situations merveilleuses.
Par exemple, lorsque je partais chercher les champignons avec mon père ou quand ensemble on épiait le courlis, le chevreuil, etc. Lorsqu’au printemps j’allais cueillir des primevères ou des violettes avec ma mère ou encore la chasse aux œufs de Pâques dans le jardin de la grand-mère. Petit à petit, c’est une multitude de souvenirs, de moments agréables, chaleureux, de tendresses et d’affections qui reviennent à la surface et apportent joie et sagesse.
Remontant le fleuve de la vie, je prends conscience qu’à tous les étages de cette dernière s’opposent aux lamentations des instants de plaisirs extraordinaires.
Quant au couple, plutôt que se focaliser sur le dernier accrochage avec une litanie de reproches qui ne vient que d’un ego vexé qui nourrit la rancœur, il ferait mieux de se remémorer tous les voyages effectués ensemble, les fous rires et les décisions un peu folles.
Dans une discussion avec des copains, je signale avec enthousiasme le comportement positif d’une personne qui tombe dans la rue et des passants qui s’inquiètent, d’un commerçant qui nous à fait confiance alors que nous n’étions pas des clients réguliers, ou une personne inconnue qui cueille des fruits, à mon passage spontanément en propose sans rien attendre en retour. Dans le groupe, il y a systématiquement un ou plusieurs individus qui se sentent dans l’obligation de briser ce geste, ou de minorer l’action.
Je me suis demandé pourquoi avons-nous tant de mal à accepter le positif. Est-ce insupportable à ce point ? Ou alors est-ce que cela nous renvoie trop à notre incapacité à être bon ?
Ne serait-ce pas notre esprit qui est prisonnier de l’étau des informations qui ne délivre que négativité, vol, violence ? On devient méfiant de celui qui peut avoir un geste de bienveillance. C’est louche et cela cache sûrement une entourloupe à un moment ou à un autre.
Nous ruminons le passé, ses regrets, ses blessures, mais qu’est-ce que cela nous apporte ?
Notre corps se crispe, nous plongeons dans la mélancolie, la tristesse et parfois la rancœur.
Alors que ce passé peut être source de joie, je l’écrivais plus haut, nous avons tous vécu des instants lumineux, source de bonheur et de souvenirs réchauffant le cœur à l’inverse des souvenirs négatifs ressassés.
Ces souvenirs rehaussent le présent par une émotion positive.
N’oublions pas que les énergies positives font du bien à la santé alors sans hésitation modifions notre système de pensée et amusons-nous à remémorer les bons moments de ce passé pour donner de la joie au présent.
Merci pour ces félicitations.
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