Yule, solstice d’hiver





À lieu vers le 21 décembre, la fête de Yule, soit le solstice d’hiver.
À l’origine le mot Yule vient du vieux norrois « JOL « cela signifiait solstice pour les peuples germaniques et nordiques.
Pourquoi dis-je vers le 21, car j’aime sortir du conformisme, des croyances qui bloquent en une date ferme et définitive. Je préfère laisser place à la créativité qui donne de la liberté. À quelques jours prêts rien n’est grave ce qui est important c’est l’intention que l’on y met.
En cette journée où l’obscurité est dominante, les énergies de la terre endormie attendent un peu de lumière pour se réveiller, chacun ira à son rythme et le mimosa fleurit déjà en janvier/février.
Fêter Yule peut provoquer des quiproquos avec Noël tout proche, ce n’est pas mon intention et à chacun ses croyances.

Mais de nombreux historiens se sont penchés sur ces fêtes et nous expliquent que Noël a été inspiré de la fête païenne, Yule.
Dans les sociétés primitives, notre vulnérabilité face aux forces de la nature est évidente. Dans une société rurale ou paysanne, notre dépendance aux saisons et aux cycles de la nature saute aux yeux.
Dans la société contemporaine, nous avons perdu le contact avec ces réalités naturelles. Il n’y a qu’à écouter les commentateurs de la météo qui font grise mine avec des mots négatifs dès que le soleil ne brille pas.
Nous avons perdu la conscience que la terre et le soleil sont nos pourvoyeurs, à tel point que nous avons créé une société déséquilibrée conduite par l’avidité, le surplus, le gâchis et d’autre part des peuples qui souffrent et manquent de l’essentiel. Nous avons perdu le sens avec la nature et nous nous sommes éloignés physiquement et psychologiquement de notre environnement terrestre et cosmique.
La terre, le soleil, la lune, le cosmos sont liés à la connaissance d’une écologie naturelle et spirituelle, d’où l’importance de ralentir sa vie pendant ces mois hivernaux pour prendre du recul, faire une introspection et regarder la beauté de la vie de l’année écoulée. Trop de monde pense que leur vie est terne et ils en prennent la même couleur. Dans la nature avec un microscope on découvre des splendeurs, dans notre vie regardons de plus prêt, observons les détails et nous découvrirons de nombreux instants exceptionnels, même magiques qui vont, à ces moments d’obscurité prolongée, mettre de la lumière dans nos cellules. Car ne sommes-nous pas des êtres exceptionnels ? Penser au fonctionnement du corps physique, la magie est déjà là.
Rien d’exceptionnel et tout est exceptionnel !


Il est regrettable qu’au fil des siècles les religions, les politiques aient désapprouvé les systèmes de croyances qui honorent les réalités invisibles, les jugeant païennes, primitives et superstitieuses.
La fête de Yule fut un temps appelée la fête des sorcières et comme elles, fut combattue.
Par contre, ils ont laissé Noël devenir une fête commerciale, la disparité entre des enfants qui croulent sous les cadeaux et d’autres qui n’ont rien ou vivent dans un pays en guerre, laisse trop de monde impassible.
Je me souviens des Noëls de mon enfance, un bon repas familial puis la messe de minuit, qui avait lieu à minuit. Point de cadeaux, ceux-ci étaient remis à l’an neuf et pourtant la joie était animée dans mon cœur.
Les temps changent, il y a une prise de conscience écologique et même une écologie spirituelle. L’idée n’est pas de mettre en opposition spiritualité religieuse et écologique, simplement de reconnaître qu’une partie des êtres sensibles et amoureux de la nature souffrent de sa maltraitance. Ils souhaitent redonner valeur à cette nature qui offre un équilibre psychologique et son alchimie nous guide vers la richesse d’une spiritualité.
Nous fêtons Yule dans un état d’esprit d’une fête cosmique et sacrée fondée sur notre environnement immédiat. C’est le retour de l’énergie vitale du soleil, c’est le moment de l’accueil d’un feu intérieur.


Yule fut dans un temps lointain le dieu de l’agriculture, du temps, de la vie, le fêter c’est honorer les rapports vitaux que nous avons avec notre environnement.
La fête de cet équinoxe c’est d’accueillir le retour de la luminosité grâce au soleil qui à un rôle important et vital. Aujourd’hui, il est souvent décrié, car il brûle les cultures, assèche des régions et de plus en plus provoque des difficultés de vie avec de violents incendies. Même le Portugal est touché, pas une goutte d’eau de mai à octobre des raisins qui ont desséché sous la force des rayons, une population qui avait du mal à supporter une chaleur écrasante. Est-ce vraiment le soleil ? N’est-ce pas une métaphore ? Car il est innocent face à la violence et l’absurdité des humains. Car sans le soleil plus de vie telle que nous la connaissons sur terre.
Pour les peuples primitifs, le soleil était l’auteur de la vie, de la chaleur et de la sécurité. Rien n’était plus effrayant que son absence d’où la fête pour accueillir le renouveau de la lumière. Même nous, pourquoi avons-nous ce besoin d’illuminer les villes et les maisons ? Ne serait-ce pas pour pallier ce manque de lumière ? Rien de plus triste qu’une ville, un village dans la nuit avec des façades grises où la vie ne se reflète pas.
Alors il faut accueillir cette fête avec joie, amusement, soulagement, libération et guérison.
Les plaisirs humains, la joie, la fête, la danse ne feraient-ils pas partie d’une vie spirituelle ? N’est-ce pas mettre de la poésie dans sa vie que de se retrouver autour d’un feu qui illumine la nuit avec quelques bonnes victuailles en écoutant le chant de la chouette, le crépitement du bois, s’émerveiller et rester hypnotisé devant les flammes. Se laisser envahir par la discrétion de la nuit qui permet à nos âmes de se retrouver dans un partage silencieux.
Yule, Noël, Nouvel An, peu importe même si notre société s’établit dans la concurrence et la comparaison, ces fêtes n’ont pas à être sacrifiées sur l’autel de la compétitivité. À chacun ces croyances respectables, l’essentiel est que la lumière illumine les cœurs pour créer un monde harmonieux peuplé de personnes bienveillantes, respectueuses de leur prochain, de la terre, du règne animal, végétal et minéral.

3 commentaires sur « Yule, solstice d’hiver »

  1. Chers amis,

    Un grand merci pour tout ces beaux récits durant toute cette année!!! Nous vous souhaitons, de Fuerteventura, de belles fêtes et une année pleine de belles surprises que nous réjouissons dèjà de lire !!! Bonne année et bos baisers de Mireille et Lucien On aurait du plaisir à vous revoir !!!

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