Nous nous envolons pour l’Asie afin de découvrir le scarabée rhinocéros.
L’étourdi du groupe n’en croyant pas ses oreilles demande à son voisin :
Quoi ? En Asie des rhinocéros ?
Suite…
Le guide reprend en expliquant que c’est un insecte particulier par ses cornes pied de biche. Il est vendu comme animal de compagnie, particulièrement au Japon où nous nous rendons. Arrivés sur place, nous allons lui rendre visite dans son milieu naturel que sont les forêts de feuillus sous climat tropical ou subtropical.
Après plusieurs heures de marche, nous nous retrouvons face à un mâle, il est impressionnant avec sa corne céphalique proéminente. Il se promène sur une branche et sans payer d’entrée nous voici dans la salle de combat de la nature, face à lui arrive un mâle concurrent. La lutte commence et même s’ils semblent un peu empâtés, on ressent leur force, accompagnée d’une certaine souplesse. La joute accapare notre attention, les supporters se font entendre parmi nous, certains soutiennent celui de gauche et d’autres encouragent celui de droite. Très vite, des noms leur sont attribués que je ne vous dévoilerais pas, car c’est en rapport de moquerie à des hommes politiques. Mais enfin celui qui
a le plus de supporters à dû le ressentir, car il redouble de puissance et patatras il renverse son collègue qui tombe de la branche. Le vainqueur apprécie sa victoire en relevant sa corne, attendant les ovations. Pour compléter notre exaltation, le guide nous informe que nous avons devant nous l’un des insectes les plus forts de la planète. Il est capable de lever des objets pesant 850 fois son propre poids, c’est une force impressionnante par rapport à sa taille de 4 à 8 centimètres. En comparaison, nous précise le spécialiste, c’est comme si nous humain avions la force pour soulever quatre bus impériaux.

Pour la dernière ronde de nos premiers pas d’entomologiste, le guide nous informe que nous nous rendons en Australie où vivent 10 000 espèces d’arthropodes prédateurs. Dans cette famille, nous nous pencherons plus spécialement sur les aranéides. Voyant nos yeux sortant de leur orbite comme s’il nous avait parlé en chinois, il nous dit tout simplement que nous allons à la rencontre d’araignées. De suite, des voix dans l’assemblée expriment répugnance et angoisse. Ce sont surtout les dames qui réagissent par des onomatopées, certains diront que je suis misogyne, je suis obligé de me défendre contre mes paires tel le scarabée rhinocéros, sans corne je vais utiliser une rhétorique humoristique. Mais peu de temps pour les chamailleries, car ces demoiselles soit velues ou aux longues pattes nous attendent.
La première que nous croisons, une néphile dorée. Cette araignée est capable de tisser une toile en fine soie dorée qui pourrait amener les arachnophobes à réfléchir à deux fois avant de s’attaquer à ces créatures à huit pattes.
Cette toile gluante peut atteindre un mètre de diamètre et quotidiennement dame araignée en tisse une nouvelle. À épaisseur égale, la soie de cette araignée est 50 fois plus solide que l’acier. Sa robustesse peut retenir des petits oiseaux dont elle se régalera.
À Madagascar où cet arachnide est aussi présente, la soie de sa toile a inspiré un créateur. Il décide de fabriquer une cape. Il faudra 4 ans pour la réaliser, 80 personnes travaillent pour récupérer 40 mètres de soie des toiles produites par environ 1,2 millions de ces dames qui furent relâchées dans la nature le labeur terminé.

Un grand déplacement ne nous est pas nécessaire pour admirer Portia ou araignée sauteuse. Elle possède une forme d’intelligence, car quand elle chasse, elle analyse la situation et agit en conséquence, c’est un comportement observé chez des animaux au cerveau plus développé.

Dans le genre très surprenant, voici la rencontre suivante qui remet l’église au centre du village ou les humains face à leur humilité.
L’araignée à face d’ogre ou encore nommée araignée retière. Cette bestiole a tout d’abord une vision nocturne exceptionnelle, 2000 fois plus fine que la nôtre. Elle a aussi un comportement insolite, elle fabrique une toile entre ses pattes qui est un filet qu’elle lance sur sa proie tels les gladiateurs qui portent le nom de retière ; dans l’arène, ce sont ceux qui lançaient un filet sur l’adversaire. Notre surprise ne s’arrête pas là quand on nous informe que cette toile/filet est aussi résistante que du kevlar.


Nous quittons le monde des araignées pour le soulagement de certains encore que l’insecte que nous observons n’est guère plus attrayant et surtout pas plus sympathique, à moins qu’il donne quelques idées aux dames qui nous accompagnent. La mante géante australienne, sa taille équivaut à la grandeur d’une main humaine. Le mâle est sur son dos et la caresse avec les antennes pour assouvir le désir de reproduction après quelque temps madame le saisit et lui mange la tête, la mort cérébrale n’empêche pas la poursuite du coït. Cette fois-ci, ce sont les messieurs qui sont effarés. Est-ce la peur de se faire croquer lors de la prochaine séance de gymnastique ?
Ces insectes que bien souvent nous méprisons par répugnance, par peur, surtout pas méconnaissance sont en général peu dangereux pour les humains. Par contre, ils sont stupéfiants de prodiges soit pour se nourrir ou se protéger des prédateurs. Ils nous observent de toute part, car ils sont nombreux et d’une utilité indispensable que nous avons oubliée pour l’équilibre de la faune, de la flore et donc de la terre.
Pour terminer ce tour d’horizon, revenons sur nos terres avec une araignée sauteuse qui est venue nous rendre visite. Il existe environ 150 espèces différentes dans nos contrées. Elles sont difficiles à voir, mais ont les remarques par leur capacité comme leur nom l’indique d’effectuer des bonds. C’est d’ailleurs ce qui a attiré notre attention. Grâce à leurs yeux proéminents, elles peuvent évaluer avec précision la distance et la direction de leurs sauts. C’est ainsi que se termine notre voyage dans le monde incroyable des insectes.

Le guide termine par cette réflexion :
« Comprenons que nous, les humains, ne sommes pas le summum de l’évolution, mais seulement l’une de ces nombreuses déclinaisons ! «