L’Europe, souvent critiquée, est un peu comme un certain village Gaulois, grâce à la résistance des peuples c’est le seul continent résistant aux OGM qui envahissent tous les pays du monde.
Qu’elles étaient donc les promesses de ces semences modifiées génétiquement ?
Réduire la faim dans le monde et protéger l’environnement en répandant moins d’insecticides et pesticides, permettent aux agriculteurs d’être compétitif sur le marché mondial.
Quand est-il réellement, environ trente ans plus tard ?
La faim dans le monde provoque toujours autant de dégâts humains.
Quant à l’environnement, il ne va pas mieux, un constat factuel : l’explosion des ventes de tous ces produits chimiques en Amérique du Sud qui est grand producteur de céréales génétiquement modifié. Les plantes adventices ou les insectes mutent et deviennent résistants aux OGM.
Les seuls gagnants sont les multinationales qui vendent les semences OGM avec de fausses promesses et ensuite tout l’arsenal de produits chimiques qui va avec.
Les directives européennes, grâce aux luttes conjointes des paysans et des consommateurs, refusent non seulement ce type de cultures et imposent un étiquetage de tout produit fabriqué à base d’OGM. Cela est intolérable pour les semenciers dont le seul objectif est la courbe ascendante des profits, il leur est nécessaire d’envahir un aussi grand marché.
Ont-ils trouvé la solution avec un nouvel OGM ? Le NGT (New génomic techniques) et qui risque de se retrouver dans nos champs, mais aussi dans nos assiettes dès cet été à notre insue.
Il reste deux votes l’un au parlement européen et l’autre par les parlements de chaque pays.
Mais que cachent ces semences modifiées ?
Un OGM, qu’est-ce ? Rendre une plante résistante ( par exemple le blé ) à des pucerons en allant chercher un gène dans une plante différente ( le poireau ) qui montre des qualités de résistances à ces pucerons.
Le NGT, c’est la modification de génome de plantes de même famille. Un blé européen est en difficulté face aux sécheresses alors que le blé pakistanais est résistant, ce sont des gènes de ce dernier qui sont mis dans le blé européen.
Une modification de gènes peut avoir des conséquences graves sur la nature et la santé humaine, dans le cadre de mesures préventives aucune recherche n’a été effectuée.
On sait très bien que certaines plantes de culture se marient avec des plantes sauvages. Quelles peuvent en être les effets ? Disparition de plantes endémiques ou encore favoritisme de plantes envahissantes ?
Deux éléments sont graves dans cette situation que l’on comprend mieux quand on sait ceci : quatre géants semenciers ( dont trois américains et un chinois ) détiennent 60 % des parts du marché mondial des semences sachant que ces sociétés appartiennent soit à des groupes de pharmacologie ou de l’agrochimie.
Donc j’en viens au premier point :
Ces entreprises, sans aucune base scientifique, ont décidé de diviser en deux les NGT. Les NGT1 qui auront subi moins de 20 modifications de leur génome et les NGT2 qui auront subi plus de 20 modifications.
Voici la subtilité ou la malhonnêteté, toutes plantes ayant subi moins de 20 modifications seront considérées comme non-OGM. C’est-à-dire disséminées dans la nature sans aucune transparence et si cela pose un problème à un moment donné impossible de remonter à la source.
Bien entendu aucun étiquetage possible comme c’est le cas actuellement et c’est ainsi qu’au risque de notre santé ces NGT1 vont arriver dans nos assiettes, car il faut savoir que 90 % des NGT concernés auront moins de 20 modifications.
Quant aux agriculteurs bio dont ce type de produit reste interdit, c’est à eux de se protéger par leur propre moyen.
Le deuxième point est que ces quatre sociétés semencières déposent des brevets sur ces modifications génétiques. La recherche étant très onéreuse, il faut rentabiliser au maximum et engranger d’énormes bénéfices. Cela signifie que ces sociétés sont propriétaires des semences. Un agriculteur qui n’a pas acheté ses semences à l’un des quatre géants peut à tout moment se faire contrôler par des techniciens de ces sociétés. Son champ de céréales ou son jardin de tomates sont contaminés par une semence sous licence, il devra payer une importante amende pour utilisation fallacieuse de semences protégées.
Je vous assure que ceci n’est pas une plaisanterie, car des brevets ont été déposés sur les OGM traditionnels et aux États-Unis des agriculteurs sont mis sur la paille, car ils se retrouvent au tribunal face à Monsanto.
Des semenciers qui ont des monopoles c’est une garantie pour le grand fou aux cheveux jaune de faire plier n’importe quel pays à son obéissance. Tu ne fais pas ce que je veux et bien pas de semences et ton peuple meurt de faim. Cela sera plus rapide que les bombes et moins critiquable.
En France le ministère de l’Agriculture se nomme également « de la souveraineté alimentaire ». Où se trouve cette souveraineté quand les agriculteurs sont prisonniers de ces imposants semenciers ? Encore de l’apparat qui cache des mensonges.
Comment ces entreprises arrivent à convaincre des élus de nos pays européens à approuver ce type de semences? A leur faire affirmer la main sur le cœur, il n’y a aucun danger ?
Avec les mêmes arguments fallacieux que pour les OGM, définitivement faire disparaître la faim dans le monde, protéger l’environnement et l’argument le plus probant, permettre à nos agriculteurs de faire face à la concurrence mondiale (les USA et la Chine utilisant déjà les NGT) d’ou améliorer l’économie des chefs d’exploitations et non des paysans.
Ils avancent, à la vue du dérèglement climatique*, qu’il est nécessaire de rendre, les céréales résistantes aux sécheresses. Encore une affirmation fallacieuse, car le dérèglement climatique n’est pas linéaire et comment cela se passera lors d’une saison avec une humidité abondante ?
Actuellement en Amérique du Nord, en quatre jours, la température est passée de -10 à +30 degrés, quelle est la résistance à un tel fait et donc l’utilité de ces plantes ?
Comment prévoir sur du long terme l’évolution et les risques du dérèglement climatique ?
On sait aujourd’hui que le meilleur moyen pour lutter contre des insectes, mais aussi des sécheresses ou tout autre problème climatique c’est l’agriculture paysanne avec des mélanges de variété, cette diversité a déjà fait ses preuves de son efficacité et est sans danger pour la nature et l’homme.
Que faire ?
— Kokopeli a sur son site une lettre à envoyer au député européen.
— Vous informer auprès de la confédération paysanne ou d’association de défense de consommateur, tel que bio-consom’acteurs.
Le dernier scandale les semenciers avec un certain nombre de politiques veulent prendre ces mesures dans le plus grand silence et rapidement, car ils ont peur des réactions des populations et ils ne veulent pas se retrouver devant les mêmes oppositions qu’avec les OGM.
Peut-être est-il encore temps ?
Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici le lien de l’émission, la terre au carré de France inter.
https://youtu.be/n1HdqacXKls?is=06j5k6qJLTFDVdYV
Voir le site de kokopelli-semence.fr
Les semenciers dirigent des recherches car ils sont conscient du dérèglement climatique et d’autre part des hommes politiques qui connaissent bien ces entreprises jouent au climatos sceptique. Ou est l’entourloupe ? Ne nous prend-on pour des ânes ?