Quelle joie incommensurable d’être dans la rue, s’asseoir dans son fourgon et revenir chez soi !
Une question me vient et je la mets à la troisième personne du singulier, car elle ne concerne pas que moi.
* A-t-on vraiment besoin de se plonger dans une situation compliquée pour se souvenir de l’abondance de bonheur qui est à notre portée au quotidien ?
L’habitude et la routine m’avaient, en peu de temps, amené à m’aveugler de la richesse de vie qui me donne la main journellement. Cela me rappelle que rien n’est jamais acquis. Comme pour le sportif, s’émerveiller de la vie demande un entraînement et ne supporte aucun relâchement.
Arrivés à l’Ecopark, les marques de sympathie me font prendre conscience que je suis apprécié, n’ayons point peur du mot trop souvent tabou dans cette société du paraître : je suis aimé.

Mais le moment grandiose, c’est quand même, de pouvoir se réveiller dans les bras de celle avec qui je partage mon existence en complicité, en synchronicité.
Cette joie me garantit la guérison.
Je contacte tout de même mon fils, chef de service dans un hôpital, qui m’explique un certain nombre de choses ; il est lui aussi grand sportif et de ce fait, il comprend ce que je ressens de devenir stoïque ; un chien ne fait pas un chat !!!
Il est catégorique : trois semaines de convalescence me sont nécessaires. Il sait très bien que ne pas bouger m’est très pénible alors il me conseille quelques kilomètres de marche quotidienne à un rythme tranquille. Pragmatique, il me précise que si je me fais un claquage musculaire j’attends que la douleur passe, puis je reprends doucement pour revenir pas à pas à mon niveau. Je suis dans la même situation avec un inconvénient, je n’ai pas mal.
Du côté physique j’ai bien pigé, mais il me reste un point à résoudre : le traitement. Me voici avec une série de pilules à absorber.
À nouveau, je m’appuie sur mon gamin qui étudie chaque médicament et conclu par me dire que je suis tombé sur un bon cardiologue, car l’ordonnance est cohérente et surtout il m’a prescrit à chaque fois les doses minimums.
Côté médical, je vais attendre le prochain rendez-vous le 6 novembre.

Pour que tu comprennes bien cher lecteur mon cheminement, je te dois quelques explications.
Depuis très jeune mon esprit rêveur refuse d’être dans le moule, il me pousse à rechercher tout ce qui ne rentre pas dans la norme. Alors voici bientôt plus de 37 ans que je pratique les médecines alternatives, qui considèrent l’être humain dans sa globalité.
J’ai une conviction interne lorsque notre corps physique tombe malade, c’est que des sentiments de tristesse, d’angoisse, de contrariété ou autres n’ont pas été réglés. Je n’ai pas les capacités d’amener des preuves scientifiques pour appuyer ma réflexion, mais c’est tout simplement en observant les raisons de maladie ou d’accident qui sont arrivés à mon entourage ou à moi.
Sur un thème différent, qui définit bien le comportement d’une partie de la communauté scientifique, Peter Wohlleben dans son livre la vie secrète des animaux, démontre l’attitude de la science. Je cite :
« la science persiste à nier les sensations animales jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de faire autrement. Ne serait-il pas plus intelligent au lieu de nier de dire qu’on ne sait pas pour l’instant ? »
Albert Einstein disait :
« tout est énergie, et c’est là tout ce qu’il y a à comprendre dans la vie. Aligne-toi à la fréquence de la réalité que tu souhaites et cette réalité se manifestera. Il ne peut en être autrement. Ce n’est pas de la philosophie. C’est de la physique. «
Je veux m’aligner sur cette fréquence, pour cela il ne faut pas que je craigne de regarder des sensations qui peuvent me déranger.

D’ailleurs, j’ai déjà en partie compris pourquoi mon cœur défaille. Je repousse depuis plusieurs années des choses que je devrais exprimer et que je garde en moi ne souhaitant point faire de vague. Mon cœur pleure depuis quelque temps.
Je vous parlais d’une petite idée derrière la tête, je désire rapidement aller rendre visite à ma magnétiseuse. Car j’ai la conviction qu’il faut allier la matière à l’invisible pour une bonne guérison.
Ce n’est pas une raison pour négliger ma convalescence. J’effectue tous les jours cinq kilomètres de marche à rythme moyen.
Si je veux une guérison efficace, c’est bien de ce côté que je dois me pencher, autrement je suis certain que je vais tomber dans un problème cardiaque chronique et le seul soutien sera d’absorber des médicaments à vie jusqu’au jour où c’est tout le corps qui n’en pourra plus.
Certes, il faut bien mourir, mais de préférence le plus tard possible et en pleine forme. Je suis aussi très clair avec moi-même et je ne suis pas de ceux qui disent : « fontaine je ne boirais pas ton eau« . J’ignore par quel biais la dame avec la faux viendra me chercher. Une chose est sûre, j’aurais toujours fait de mon mieux pour préserver ce capital santé. Pour moi, c’est un élément essentiel.
Me voici donc prêt pour la séance avec Sabrina. Elle ne me touche pas, mais travaille uniquement sur les énergies, débloque des émotions et celle-ci s’évacue par des larmes.
Quand c’est terminé, je me sens déjà plus léger, comme libéré d’un poids, elle me donne quelques exercices pour achever la libération des sentiments affectifs qui se sont engorgés dans mon cœur depuis bientôt trois ans.
J’applique ce qu’elle me conseille et deux jours plus tard je suis épris d’une liberté, j’ai retrouvé une assurance que je n’avais plus depuis quelques temps.
Dans ma vie, j’ai croisé des médecins qui n’ont jamais ignoré les deux plans avec des résultats probants sur leurs malades. Une cancérologue me disait un jour : je regrette qu’il soit impossible de faire rentrer les médecines plus douces dans mon service.
Mais les choses évoluent, en Allemagne des hôpitaux proposent des périodes de jeûne pour aider à la guérison des malades.
Je suis convaincu qu’il y a intérêt d’une complémentarité entre les deux systèmes.
Lorsque j’ai eu mon accident de tracteur, je me suis interpellé sur les raisons de celui-ci. Cette réflexion sur le sens de notre vie nous a ouvert les portes de l’existence de bohèmes que nous menons depuis cinq ans.
Ce temps qui m’est imparti aujourd’hui va me faciliter la mise en œuvre de l’écriture d’un roman que j’ai en tête depuis un moment.
Une autre chose m’interpelle, au moment de cet arrêt j’entends parler d’un écrivain voyageur Suisse Nicolas Bouvier qui disait :
« Le voyage ce n’est pas une affaire de kilomètres, mais une affaire d’état d’esprit »
Dans les différents festivals sur le voyage, où je présentais mes livres cet été, j’ai observé que les périples qui ont une valeur, c’est, soit le tour du monde ou dans des conditions difficiles tels que l’hiver.
Je vis cela pleinement avec mes deux livres « Cheminer du rêve à la vie à vélo » et » Tête à tête avec la Sierra Nevada Andalouse ».
Les gens sont interpellés sur le premier avec ces réflexions :
— Aux deux extrêmes de l’Europe, vous en avez du courage !
— Quoi 16 mois, 21 000 kilomètres ?
Alors que le second impressionne peu de monde.

Pourtant je vous garantis que les efforts et difficultés furent bien plus grands dans les montagnes Andalouses que sur nos vélos.
Cet été, nous avons fait des randonnées à la journée et effectué un trek de 3 jours dans des lieux sauvages et magnifiques sur les causses. Je n’attire aucune émission de radio ( par exemple ) avec ce genre d’activité, alors que si nous avions passé deux mois dans tous les pays se finissant en « Stan « je ne prétends pas que nous aurions la gloire, mais des stylos journalistiques ou des micros se tendraient vers nous.
Alors avec cette maxime de Nicolas Bouvier et nos constats sur la situation de la planète il nous faut peut-être réfléchir au futur voyage.
Laetitia, lors de notre trek dans la Sierra Nevada, disait :
« Soyons plus attentifs à l’anodin, il ouvre les portes de l’émerveillement ».
Et dans l’anodin, fleurs, insectes discrets, bien souvent nous touchons à l’extraordinaire, à la puissance de l’invisible ; ne serait-ce pas cela le monde spirituel ?
Celui-là même qui lors de certaines difficultés guide nos pas dans la vie et si nous sommes aveugles ou sourds nous alerte par une maladie.
