Le conflit entre génération est-il évitable ? (partie 2)

Dans la première partie je vous parlais de l’insouciance que nous avions dans les années 1970.

Le plein emploi n’existe plus et même diplômé, il y a des difficultés à trouver un job ou alors sous-payé.

On entend de plus en plus parler de burn-out, syndrome de l’épuisement professionnel. Ce que l’on ignorait dans nos années, car un patron, un contremaître était casse pied, pour rester poli, on traversait la route et à la porte d’en face on nous embauchait. 

Les interdictions se multiplient dans les tous les sens, suivies de leur contrôle répressif.

Il n’est plus pensable d’avoir une relation sexuelle sans se protéger au risque d’attraper une maladie sexuellement transmissible autrement plus grave que la gonorrhée nommée populairement chaude pisse.

La paix n’est plus certaine et la guerre est à nos frontières.

Alors qu’en 1974 le premier candidat écologiste à la présidentielle réalisait un score de 1,32 %, peu de monde se souciait de ces inquiétudes, mais aujourd’hui l’avenir de l’environnement est le plus important des problèmes.

N’allons-nous pas vers une crise alimentaire ? Une restriction des transports ? Un manque d’eau potable ? Une disparition totale d’un certain nombre de matières premières qui va remettre en cause notre système de vie basé sur le gaspillage et la consommation excessive, etc.

Je vous invite à regarder sur YouTube des interviews de Jean-Marc Jeancovici.

Car il n’y a que des utopistes ou des exécutifs de mauvaise foi pour prétendre que le dérèglement climatique est un fantasme et refuser de voir les constats des dégâts au niveau de la planète.

Les acquis sociaux, de gouvernements en président de la République, s’en vont à la poubelle. Que ce soit la retraite, les conditions de travail, les remboursements des soins…

Nous sommes la génération : 

  • des 35 heures que beaucoup de gens critiquent, mais nombreux ont apprécié les RTT.
  •  De la retraite à 60 ans, qui est déjà reportée à 64 et mon fils de 35 ans me dit : quoi la retraite ? Je ne connaîtrais sûrement pas !
  • De l’abolition de la peine de mort.
  • Filles ou garçons, nous nous déplacions en stop sans crainte.

J’en entends déjà me rétorquer, mais la violence et l’insécurité ?

Je rappelle que la population est passée de 50 millions d’habitants des années 1970 à 70 millions en 2023. Cela modifie la société. Et en 1970 on ignorait le mot chômage, aujourd’hui même les plus malins y passent à un moment de leur vie. Tout cela change la donne.

N’oublions pas les bagarres aux chaînes de vélo ou mobylette dans les fêtes de villages avec les clans des villages voisins. Et presque tout était cassé après le passage d’un concert de Johnny. À l’époque, on disait la racaille des blousons noirs, et très souvent les filles les craignaient.

Quant à la santé, on ignorait toutes les maladies qui maintenant nous guettent au coin de la moindre ruelle du plus petit village de France.

   Alors je trouve que cette jeunesse à beaucoup de courage de croire en un avenir (d’ailleurs n’est-ce pas la tranche d’âge où il y a le plus de suicide ?) 

De faire des études tandis qu’il n’est pas certain que cela serve à quelque chose. 

Je les applaudis et j’ai juste envie de dire plutôt que de les critiquer, partageons nos humbles expériences si cela pouvait les aider un peu.

 Il faut les féliciter pour leur détermination, leur joie de vivre, car nombreux sont ceux qui, lucides, savent que la race en voie de disparition est : l’humanoïde.

Et si tout simplement nous leur portions de la gratitude ?

Bon courage, belle jeunesse, moi la vie des années 1970 m’a permis de m’en sortir avec un parcours chaotique, aujourd’hui avec le même chemin je ne suis pas certain que j’arriverais à un niveau identique ou alors avec plus de difficultés.

Je tire mon chapeau de presque vieillard à toute cette jeunesse avec ses qualités et ses défauts comme nous en avions !

Si cet humble message peut réconcilier les générations !

C’est non en se critiquant, mais en s’unissant que l’on a peut-être une chance de sauver notre avenir et surtout leur avenir !

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