À l’occasion de la sortie de mon livre, je vous offre une rétrospective de mon trail individuel. J’espère que cela va vous donner envie d’acquérir ce livre numérique pour la modique somme de 3,99 euros.
En ce matin du 7 mars 2023 Laetitia me donne le départ à 7hO7, normal cette a kinnée je vais avoir mes 70 ans. C’est avec joie que Laetitia m’annonce qu’elle m’accompagne sur les 7 premiers kilomètres. Le reste du temps, elle va assurer l’intendance. Mais pour l’instant pas question de courir mes deux tendinites aux tendons d’achille me font trop souffrir. Donc je marche au-dessus des falaises du cap Saint-Vincent.

À partir du cinquième kilomètre je vais trottiner, voici déjà le septième et la séparation.

Seul j’affronte cette interminable ligne droite, mais j’ai une satisfaction, malgré une légère douleur, je peux courir.

La pluie s’invite après la pause de midi, je change de chaussures. Je ressens rapidement un frottement, mais le mauvais temps ne m’incite pas à l’arrêt, erreur! Le soir, deux ampoules illuminent mes talons.


Le lendemain, malgré les tendons douloureux et les ampoules, je repars. La pluie de la veille me complique la vie avec des chemins boueux transformés en mares.

Laetitia, quand elle le peut, me rejoint avec son vélo, ce qui me redonne du moral.

Le troisième jour sera perturbé par un passage de très mauvais temps, mais je parviendrai quand même au mont Foia et ses 902 mètres d’altitude.

Le lendemain, départ avec le soleil et la brume dans les vallées.

Après le Mont Picota à 750 mètres d’altitude, une longue descente de 4 km m’attend.

Le ravitaillement est un moment important, car je fournis en moyenne huit heures d’effort par jour.

Les cataplasmes d’argile sur les tendons et l’aloe vera sur les ampoules sont des supports essentiels pour poursuivre ma route et calmer les douleurs.

Les amis viendront lors d’une journée à ma rencontre et trottinent quelques kilomètres à mes côtés, cela remonte le moral pour terminer les deux dernières étapes avec 47 et 58 kilomètres.

Même au moment des pauses, Laetitia effectue des soins et massages.

En fin de journée, les jambes sont lourdes, mais la motivation est bien présente.

Dernier jour, départ à la frontale,

une pause et quel émerveillement de découvrir des crêpes au chocolat préparer par mon assistante suivie d’un massage.


Au bout de la piste, une descente puis une surprise, il faut traverser la rivière.


Après la pause repas, il ne reste plus qu’un semi-marathon alors que je viens déjà de parcourir 36 kilomètres.

Fin de cette folle journée à la frontale

et voici l’arrivée le long du fleuve Guadiana en face c’est l’Espagne.

Défi réussi, l’histoire de l’effort, de la lutte avec soi, de l’adoption de la douleur qui jusqu’au bout m’a accompagné. Mais aussi du lien à la nature et de l’aide du silence, tout cela raconté dans mon livre : 300 kilomètres, pour une satisfaction personnelle.

