Ce matin les accalmies sont rares et il nous faut patienter pour remballer la tente.
La force des gouttes de pluie ont éjecté graviers et terre sur tout le bas de la tente.
Deux bonnes nouvelles, la petite fontaine présente sur le lieu nous permet de laver notre chambre à coucher et la deuxième le soleil, tout doucement, apparaît.
Un peu plus loin le long d’une digue séchage du campement et de certains vêtements.

Le campeur doit-être débrouillard et ne pas se sentir gêné de faire des actions improbables.
Cela nous donne le temps d’admirer cette petite île avec le cône d’un cratère proche de la côte.

Encore une fois nos plans sont perturbés, tous les sommets sont dans le brouillard cela ne sert à rien de vouloir gravir le sommet de l’île, le Pico da Vara à 1105 m.

Nous trouvons un point de vue sympa pour écrire ce blog, méditer et voici l’heure de midi.
Avant de partir nous restaurer, nous nous émerveillions devant les agapanthes et les hortensias.



Nous trouvons un restaurant typique, où l’on nous sert un plat gargantuesque.

Après ce steak de 20 cm de long et sûrement de 300 à 400 grammes, j’ai failli, défaillir pour le finir 😉. Mais je me suis repris a temps avec un verre de vin rouge de la casa le tout passe comme une lettre à la poste !
Nous partons pour une mini rando qui remplace la montée du sommet de l’île.
Les montées au départ des points les plus bas sont taillées raides dans le pentu

et bien souvent sont transformés en ravines lors des pluies abondantes. On avance de deux pas et on recule d’un.

Je ne vous ai pas encore expliqué qu’ici l’élevage de vache pour le lait est l’activité agricole principale.
Les Açores produisent pour presque l’ensemble du Portugal le lait, le beurre et différents fromages. Ceux-ci ressemblent principalement au gouda car ce sont nos amis flamands qui leur ont appris les méthodes d’affinage.
Bon, je vais étouffer mon chauvinisme et je n’en dirais pas plus.
Pour revenir à l’élevage, vue la déclivité du terrain ce ne sont pas les vaches qui reviennent à l’étable pour se faire traire mais c’est l’éleveur qui se rend auprès de ses bêtes. Les prairies sont parsemés de ces petites salles de traite et en fin de soirée ou le matin la montagne se met à chanter des meuglement des bêtes et du rythme du moteur de la machine à traire.

Nous nous enfonçons dans cette forêt et nous sommes à chaque fois épris de leurs luxuriances. Ce qui nous impressionne, ce sont les fûts de ces thuyas géants.

Nous arrivons aux roches brancas, chacun y découvre la tête de l’animal dont il rêve.

Mais ici attention il ouvre sa gueule, prêt à nous dévorer.

Dans la nature nous aimons observer aussi la feuille ou la plante qui par sa simplicité attire l’attention de peu de monde, tel ce fraisier des indes au feuilles minuscules ( ici grossi ) poussant dans la mousse d’un muret.

Plus loin c’est la fougère adiantum hispidulum ou encore une sélaginelle.


Enfin, à notre retour nous méritons bien un petit verre face à la mer.

Ce soir le bivouac est compliqué, de la pluie abondante et du vent sont prévus à partir de 22 heures et jusqu’au lendemain fin de journée.
Si notre tente est trempé nous allons avoir du mal à la faire sécher avant de prendre l’avion pour une autre île.
Nous trouvons une aire de picnic, avec un grand kiosque où nous pouvons nous installer à l’abri. Déception, on nous demande de partir, le lieu est fermé pour la nuit.
Nous tournons, nous cherchons, mais rien ne se présente à nous.
Je propose à Laetitia de faire comme dans notre jeunesse: on dort dans la voiture, nous sommes à l’abri et le matériel reste sec, car on ne sait pas ce qui nous attend demain.
C’est décidé nous trouvons un lieu idéal qui nous permet de découvrir d’autres fumerolles et trous à cozido.
Et nous voici installés sur nos sièges pour une nuit épique !

Bonne nuit