Après un solide petit déjeuner nous voici de nouveau à l’aéroport.
On nous informe que nous ne partons pas aujourd’hui (mardi), ni demain (mercredi), mais deux places nous sont réservées sur le vol de jeudi pour rejoindre l’île de Sao Miguel.
Pour avoir des places pour le vol Sao Miguel/ Faro, il nous faut encore patienter.
Utilisons ce temps qui nous est imparti pour profiter encore de ces paysages.
Pour cela nous empruntons un taxi qui nous amène au pied du Pico Alto et nous allons descendre jusqu’en bord de mer pour faire le retour à pied jusqu’à l’hôtel.

Cette randonnée en équipement léger va tout d’abord nous amener à rencontrer un peu de faune domestique, tel que ce bouc à la barbichette impressionnante.

Ou encore ce taureau vigilant face à son troupeau.

Une plante phare de l’archipel des Açores : l’igname. Ce sont les tubercules qui se mangent, ils sont présents dans de nombreux plats, cela ressemble un peu à de la pomme de terre, en plus fade.


Nous voici dominant la baie de Formosa.

Dans notre descente les fleurs sont abondantes

et mon regard est retenu par ces petites Aptenia à fleurs jaunes.


Dans la campagne chaque maison, même moderne, est dominée par d’imposantes cheminées qui démontrent la présence d’un four à pain et nous savons qu’ils sont utilisés dans la cuisine quotidienne.

Et voici le bord de mer où l’océan encore et toujours nous offre ces variations de bleu qui nous apaisent.

Nous en profitons pour nous désaltérer en terrasse et dans ce lieu paradisiaque la vie est belle, alors nous acceptons avec le sourire ces changements inattendus.

N’est-ce pas une leçon de vie? Si l’on s’enferme dans l’organisation de projets, quand l’impondérable survient c’est la panique. La vie n’est que variation et l’art de vivre n’est-ce pas savoir surfer sur les évènements avec le sourire ?
Bancs et tables pour notre picnic et les lézards, qui ordinairement s’enfuient très rapidement, s’habituent à notre présence et surtout sont attirés par les miettes de pain.



Ils sont alertes et prompt, nous apprécions leur différentes couleurs et leurs regards qui malgré leurs petits yeux doivent être perçants.


Une vérité de La Palice : après la descente vient la montée et quoi de mieux à mi pente, un peu de balançoire pour se détendre les jambes.


Ici pour les passages de prairies, soit on trouve une chicane en bois, où parfois nous avons eu du mal à passer avec les sacs à dos, soit ces petits escaliers qui pourraient nous raconter de belles histoires.

Par un sentier escarpé, nous rejoignons le bord de mer, des roches de laves pétrifiées ne nous laissent pas insensibles par la force qu’elles expriment. De plus, cette alliance de roche et des couleurs de l’océan donne la note de ce qui s’est vécu ici il y a des millions d’années.



Ces coulées de lave se sont formées sous l’océan ce qui leur donne des aspects de coussins ronds ou oblongues.


Pour l’instant c’est un grain qui passe et qui nous mouille légèrement,

mais le soleil réapparaît avec une douce chaleur.

L’île de Santa Maria est la plus ancienne de toute l’archipel, elle a six millions d’années. Depuis combien de temps ces coquillages sont prisonniers de la roche ?


Puis ce n’est plus un grain qui se présente à nous, mais un mur de pluie, cinq minutes pas plus, mais nous sommes trempés et nos pieds retrouvent une humidité dont ils n’avaient plus envie.

C’est l’inconvénient d’être en short, mais il fait chaud et pour nous le port du pantalon n’est pas agréable.
Le fait de savoir que nous allons dormir à l’hôtel, même trempés et pieds mouillés, nous sommes dans notre tête plus détendue que lorsque nous savons qu’il va falloir monter la tente dans une ambiance humide et que nos vêtements ne vont pas vraiment sécher.
De retour en ville, je suis surpris par ce polycarpe à quatre feuilles qui trouve la force de pousser au milieu de l’asphalte dans une rue où il y a de la circulation.


Après une marche de 20 kilomètres, nous retrouvons la chambre d’hôtel où le système D entre en œuvre pour sécher les chaussures.

Voilà encore une belle petite balade ressemblant à celle des gens heureux !
Demain nous verrons bien.