Decouverte d’un village blanc sous la pluie

Ce jour le ciel est en colère dans l’arrière pays espagnol, la campagne enfile son manteau blanc afin de rejouir les enfants pour Noël. Proche de la côte, il tombe des cordes.
Que faire par un temps pareil ?

Nous aurons droit à une accalmie qui nous facilitera la visite du village de Ojen.  Avec cette pluie nous ne sommes pas tentés d’aller visiter le musée du moulin.


Et nous partons flâner dans les ruelles.
Les portes sont soit un objet qui te rejette et te repousse puisque tu ne peux pénétrer dans le cœur d’une maison.

Mais  selon son humeur et sa beauté, elle peut être une invitation à pénétrer dans l’intimité d’une famille, à venir s’asseoir autour d’une table, boire le petit verre qui fait tourner la tête et valser le rire.


La porte peut aussi être une confidente qui murmure les rencontres amoureuses, des baisers volés ou au contraire des colères ou des disputes, la porte se refermant pour toujours sur une blessure douloureuse.


Mais sa compagne, la boite au lettre est là, elle attendant le message de reconciliation, le message d’amour enchantant le coeur et le faisant vibrer de manière bien plus intense que le petit vin blanc qui fait tourner la tête !


La porte est une ouverture vers le rêve, je les aime et les immortalise. D’ailleurs ne voila t’il pas que l’on m’invite à prendre un livre pour laisser l’esprit s’évader.


Dans ces ruelles et ces placettes, malgré le ronchonnement du ciel, des fleurs et des arbustes sont là pour me consoler et offrir une ouverture sur la méditerranée.

Parvenus dans le haut du village, voilà des escaliers qui nous intriguent. Dans cette oufalaise, depuis le néolithique, des hommes ont trouvé refuge dans des grottes.


Elle leur offrait une vue jusqu’à la mer, mais à l’époque je ne pense pas que c’était leur souci, ils avaient un besoin primaire de s’abriter des intempéries, des animaux et peut être d’éventuels attaquants.


Voilà sur quoi se termine cette journée pluvieuse qui ravi la nature !