Il ne faut pas être un fin observateur pour se rendre compte que la nature est florissante d’abondance.
Que ce soit les fleurs sauvages aux couleurs exceptionnelles et aux arômes très différents. Les champignons poussant tant dans les prairies que dans les forêts, se cachant pour nous donner le plaisir de la surprise. Cette multitude de fruits sauvages comme la myrtille, la framboise, la fraise des bois aux parfums uniques ou encore le sureau préparé en beignet ou limonade. Et bien d’autres fruits qui ne sont pas mangeables crus, mais transformés en alcool blanc, plus communément nommé schnaps dans ma région, aux arômes complexes qui sauront réveiller tout l’organisme tel que l’alisier, le sorbier, la prunelle ou encore l’églantine, ah l’églantine l’avez-vous goûtée en confiture ? Un parfum unique dans la bouche, une douceur de velours. Je pourrais encore vous parler de la myrtille, ou de la groseille qui orne la Linzer Torte, la liste de ces fruits est quasi illimitée.
Tout cela sans oublier que si on gratte, on pioche, on sème on y met un peu d’entretien et beaucoup d’amour, cette terre nous donne une profusion de légumes.
Mais c’est des fruits dont je veux vous parler.
Il y a tous les fruits que l’on peut glaner le long des routes ou des canaux tels que les noix, nous en avons ramassé plusieurs kilos cet automne.

Ce qui nous attriste c’est de constater que dans de nombreux vergers au sol pourrissent pommes, mirabelles, poires, ou ici au Portugal, oranges, olives, caroubes, etc.
N’est-ce pas un irrespect de la bonté de notre planète qui nous ouvre ses bras chargés d’une abondance de produits goûteux, juteux et variés ? Que faisons-nous avec mépris ? Nous les laissons se putréfier au sol et nous courons dans les temples du commerce pour acheter moult produits ultras transformés et nocifs pour notre santé.
Nous avons l’honneur et la joie d’être propriétaire d’un verger en Algarve au Portugal et que trouve-t-on dans cette région ? Des oliviers ! Nous voici en pleine récolte de ce fruit qui est immangeable cru et qui sous des aspects différents est plaisant lors d’un apéritif ou parfois dans certains plats, tels une pissaladière ou un poulet aux olives relève la qualité du mets.

Mais surtout, il ne faut pas ignorer pour votre cuisine cette fameuse huile issue de ce fruit qui allie plaisir gustatif et bienfait pour la santé.
Nous voici dans la cueillette de cette richesse et ce qui nous amuse c’est que l’on entend souvent cette réflexion de personnes de notre entourage « mais c’est fatigant « ou encore « c’est lassant « .
Certes, notre récolte ne dure pas une journée, car nous avons plus de cinquante arbres et c’est une quinzaine de jours qui nous sont nécessaires.
Comment se déroule ce collectage ?
Nous installons un filet qui encercle l’arbre, parfois quand elles sont à hauteur d’Homme nous pratiquons la cueillette à la main et d’autre fois pour eviter quelles tombes dans des taillis ou chez le voisin il faut jouer à l’équilibriste dans l’arbre.


Mais le plus fréquemment, nous utilisons un peigne vibrant pour faire tomber les fruits.


Dans ce tourbillon, il n’y a pas que les olives qui viennent choir au sol, elles sont accompagnées de nombreuses feuilles et branchettes.

À partir de là, il ne nous reste plus qu’à poser notre postérieur à terre et à trier. Certes, c’est un geste répétitif, mais l’humain à perdu le sens de l’effort à fournir pour cueillir, ramasser, il en a oublié la satisfaction personnelle du travail bien fait, la récompense qu’offre la récolte au point de laisser choir cette richesse gratuite.

Le fait de faire un mouvement tranquille et de profiter de la nature qui nous environne permet de papoter, mais la période la plus satisfaisante c’est quand l’un proche de l’autre dans une union nous effectuons la besogne dans le silence. C’est un temps méditatif où l’on savoure cette générosité de la nature.
On se réjouit de cette aubaine et pour nous ce n’est plus un travail, mais un ravissement que respecter ce que la nature nous offre gracieusement.

Nos mains sont le reflet du travail de la terre, nous les trouvons plus belles que celles qui n’ont jamais eu d’ampoules ou de blessures, ce sont des mains qui représentent la vie.


Mais voici le must de notre récolte, ce qui nous a fait sûrement le plus plaisir, car lors de l’acquisition du terrain le vendeur nous a parlé des oliviers et des caroubiers. C’est en défrichant que l’on a découvert quatre amandiers, ce fut une joie aussi belle que l’enfant qui voit apparaître le père Noël.
L’amande fruit à coque au parfum merveilleux, elle se mange fraîche ou séchée, mais surtout elle ensorcelle les papilles gustatives quand elle s’associe avec une pâtisserie « c’est à tomber ! «
Donc voici notre première récolte !


Même si pour nous ces journées ne sont pas un effort, je cède à l’usage « après l’effort le réconfort ! »

Combien de fois entendons-nous cueillir des fruits mais nous n’avons pas le temps. Ah ce fameux temps, il fera l’objet du futur article.
Tout d’abord c’est dommage que tu ne signes pas ton message car je ne sais pas qui me l’a écrit, mais je te remercie pour cette approche commune.
C’est le bonheur des choses simples qu’il faut partager.
Trier des olives assis au sol l’un proche de l’autre, quoi de plus beau ?
Nous aussi en avons préparé pour l’apéro et le reste va être transformé en huile.
C’est vrai tu as raison fierté et satisfaction. Il me semble que ce sentiment de satisfaction personnelle est recherché dans des choses, des événements extraordinaires alors que c’est dans la simplicité de la nature que l’on ouvre cette porte du bien être.
Bisous à toi , l’inconnu !😉
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comme je suis d’accord. ! Je ne comprends pas ces personnes qui n’éprouvent pas le plaisir de récolter .C’est un véritable bonheur et on sait ce que l’ont a . Nous l’avons fait cette année encore chez des amis qui ont un grand nombre d’oliviers.
nous en possédons trois que nous avons plantés et qui ont bien donnés cette année . Nous avons fait les noires à la grec et les vertes pour l’apéro . Fierté et satisfaction .bisous
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