Non à l’abattage des troupeaux
Je suis un éleveur en retraite depuis plus de 10 ans.
Je connais l’attachement que l’on peut avoir pour les animaux avec lesquels nous vivons. Il m’arrive encore de repenser à mes vaches et à leurs réactions quand je les appelais par leur nom.
Ce que doivent vivre les éleveurs dont les troupeaux sont assassinés va bien au-delà d’une perte financière, il y a une violence d’émotions indicibles que la ministre est incapable de comprendre.
L’empathie ne fait pas partie de son dictionnaire. Mais l’on sait bien que ces dirigeants politiques sont comme Picsou, seuls les dollars ou les euros brillent dans leurs yeux, ils sont au service du grand capitalisme.
Ou tout simplement faut-il éliminer du bétail bovin pour faire place à l’arrivée de viande étrangère grace au Mercosur ?
Nous avons une richesse de race bovine, que voulez-vous ? Une seule race productive, sans intérêt gustatif et nocive pour la santé ?
Souhaitez-vous la disparition de la richesse de nos fromages ?
Par contre, les fonctionnaires, les agents des forces de l’ordre peuvent encore avoir un cœur. C’est difficile de se dire qu’ils ont perdu tout bon sens, tout respect de la vie.
C’est révoltant de constater ces comportements violents sans aucune réflexion, sans aucun esprit critique.
Sont-ils à ce point manipulés par la peur ?
Il n’y a pas si longtemps des femmes, des hommes ont désobéi aux ordres, ils sont rentrés dans la résistance. Certains ont été fusillés comme des terroristes, nombreux, de par leur courage, ont participé à la libération du pays et de terroristes ils sont devenus des héros.
Alors mesdames, messieurs les fonctionnaires, c’est votre devoir de désobéir et de protéger le monde vivant.
Vous êtes des agents de l’ordre, mais avec votre comportement, je dirais plutôt du désordre.
Montrez-nous votre courage, l’humanité qu’il y a dans vos cœurs, laissez vivre votre sensibilité, refusez d’obéir à des ordres insensés.
Protégez les éleveurs de l’assassinat de leur troupeau et d’un traumatisme dont ils vont souffrir pensant des années.
Elle est là votre noble mission.

Une vache pleure fort !