Pourquoi sommes-nous sur cette terre depuis quelques millions d’années ?
Tout comme le monde végétal ou animal, nous participons à une évolution globale et à l’inverse de ce que l’on nous enseigne, nous ne sommes pas cloisonnés dans un monde humain plus puissant que le reste.
Nous avons perdu le sens de la globalité et nous sommes enfermés dans notre ego et notre ambition qui, en ce XXIème siècle, est devenue une folie hystérique. De plus, certains se croient au-dessus du lot, mais ne sont que des schizophrènes.
Dans l’opéra de la nature, notre rôle a son importance, nous complétons la biodiversité existante. Il manquait dans le grand tout de l’univers avant notre arrivée, ce rôle :
« être les jardiniers de la terre ».
Pas des jardiniers recherchant une super rentabilité, courant après la compétitivité, celui-ci n’est pas un jardinier, mais un fossoyeur qui manie sans respect, sans compréhension du sens de la vie, des machines qui bétonnent, cimentent, goudronnent, construisent, arrachent les haies, coupent des forêts, rendent inculte des hectares de terre, creusent en ignorant le spectacle que nous offre les grottes.
Un jardinier a quoi sert-il ?
Embellir, entretenir, c’est le poète de la nature, il est harmonieusement, complice des insectes, des oiseaux. Il maintient la nature en une œuvre à la fois lyrique, car elle se lit, symphonique, car on y écoute la musique du vent, le chant des oiseaux, contemplative, car l’on s’émerveille devant ses œuvres d’art à chaque pas.

C’est la larme à l’œil que l’on voit ceux qui se disent responsables politiques, ceux qui prétendent prendre des risques et motivent cela par des salaires mirobolants, ils se transforment en irresponsables, en ignorants, touchent le fond et la folie.
Être jardinier de la terre, une mission de vie, cela ne veut pas dire que l’on ne produit pas de bien de consommation, mais toute fabrication se fait dans une réflexion de protéger le vivant.
Toute action se fait dans le respect de l’humain, afin de l’aider à une évolution de son ouverture d’esprit pour toujours une meilleure compréhension et la construction de son esprit critique.
Les hauts cris des dirigeants se font entendre: foutaise, utopie!
N’est-ce pas utopiste de vouloir produire sans fin, consommer en surabondance dans un monde fini ?
Si l’on était resté des jardiniers de la terre, en serions-nous à ce point dans le dérèglement climatique ?
Dans des catastrophes écologiques irrémédiables, fonte des glaciers, effondrement de pans entiers de montagne, sécheresse, etc.
Trop tard ? Peut-être pas.
J’ai une certitude : il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Nous sommes des graines, ils l’ont oublié, ils veulent nous enterrer, mais par une force invisible nous germerons et grandirons.

Les prairies refleuriront, les forêts s’étofferont, les papillons folâtreront, les oiseaux à tue-tête chanteront, et alors le moment sera arrivé de créer une farandole de tolérance, d’amour et de paix.
Illusion ? Rêve ? Naïveté ?
Curieux, il m’est arrivé de pénétrer dans des grottes noires comme dans un four, une flamme tremblante suffisait à illuminer les parois. Comme quoi la lumière gagne toujours sur l’ombre.

Gandhi disait :
« Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l’histoire, la voie de la vérité et de l’amour à toujours triomphé. Il y a eu dans ce monde des tyrans et des assassins et pendant un moment ils peuvent sembler invincibles, mais à la fin ils tombent toujours. »
Vivre dans la sobriété heureuse, c’est renoncer à certaines facilités, se réjouir de l’effort, se consacrer a la nature, voila le véritable luxe, voilà l’action bienveillante pour la jeunesse montante.
Alors devenons tous des jardinier de la terre avec persévérance semons dans les sols, plantes et arbres et semons dans l’univers l’harmonie entre les peuples.
