LE TOURMALET

En 2017, nous décidons un tour des massifs montagneux Français. Nous voici dans les Pyrénées sur la route mythique du tour de France.

Au pied de l’un des cols qui marquera notre traversée d’est en ouest du massif.

En arrivant le soir à Sainte Marie de Campan nous sommes de suite plongé dans l’ambiance.

Une statue commémorant l’exploit d’Eugène Christophe lors du tour de France 1913. Il passe en tête le sommet, aborde la descente et à ce moment la fourche de son vélo se casse.

A l’époque pas de suiveur qui donne un nouveau vélo. Le règlement va encore plus loin, interdit de se faire dépanner il faut réparer soi même. Eugène va marché quatorze kilomètre jusqu’a Sainte Marie de Campan. Il effectue lui même sa réparation dans la forge du village. Au coeur du village, une statue le montrant heureux sortant de la forge en brandissant sa fourche réparée.

  Dans la montée du col, un panneau immortalise le lieu exact où Eugene cassa la fourche de son vélo.

Les coureurs du tour de france franchiront pour la première fois ce col le 21 juillet 1910 , Octave Lapize passe en tête et lançe aux organisateur

« vous êtes des assassins ».

Depuis ce jour, les cyclistes du tour de France graviront les pentes du Tourmalet à 79 reprises.

C’est dans cette ambiance que nous quittons notre bivouac proche d’une bergerie, en fond de vallée.

Le soleil illumine les sommets afin de nous donner toute la force nécessaire pour gravir le col. On aperçoit quelques bâtiments de la Mongie. Station de ski située à quatre kilomètres et demi du sommet et d’où part le téléphérique pour le Pic du Midi.

Notre but se trouve quelque part la haut. Pour l’instant, nous nous remplissons de la beauté des paysages que nous offre la montagne.

Le panneau annonçant le profil est quelque peut trompeur car adoucit par les kilomètres de début de col qui ont des pourcentages modeste.

Venez, suivez nous!

C’est maintenant, à la sortie du hameau de Gripp que tout ce corse, il reste 12,5 km à 8,7%.

On passe le petit village d’Artigues-Campan, on traverse une belle forêt avec comme seul épingle à cheveu, le lacet du Garet à 1423 mètres d’altitude.

Voici les tunnels de paravalanches, on devine le barrage de Castillon et on admire le vol de vautour cela adoucit un peu la pente de 10%.

La Mongie, la route s’élève passage à 11%, station de ski hideuse qui déforme le paysage. Nous y ferons une pause et prendrons un casse croute revigorant en observant des lamas en liberté.

Pour effectué l’ascencion d’un tel col chargé comme nous le sommes cela implique d’être à 100% de ces capacités physique. Ce qui est mon cas et je profite pleinement de cette montée. Laetitia même si elle est à 95% ressent de suite des difficultés, de la souffrance quand la pente augmente.

Que la montagne est belle mais elle ne fait pas de cadeau. Nous dépasseront à notre grande surprise un cycliste bedonnant qui monte avec un vélo de course. Il souffre mais nous pourrons le congratuler à son arrivée.

Il nous reste 4,5 km dans un décor de pâturage. On voit bien les lacets de la route et le col au sommet d’une pente vertigineuse. En forme, on garde le moral.

Gare à celui qui souffre car si son mental n’est pas d’acier, le pied se pose à terre, découragé. Ce qui ne sera pas du tout le cas de Laetitia qui sait toujours se transcender!

Ces kilometres restant ne laissent pas de répit, certaines épingles sont effrayantes par leur coup de Q, comme nous disont.

Nous bénéficions à present d’une plétore d’encouragement et la route s’adoucit. Le col est là, 2115 mètres d’altitude une magnifique victoire sur nous même.

Le col est étroit, le parking pour les véhicules se trouve en contre bas, ici c’est le domaine des cyclistes. Nombreux, très nombreux et parlant toutes les langues. Tous les amoureux de la petite reine se retrouvent ici.

Chacun gravit à son rythme les pentes de ce monstre de l’histoire du cyclisme et c’est une fierté que de se faire photographier avec Octave ou le géant,

La statue représente la puissance de l’effort du cycliste qui donne tout pour gagner ce sommet. C’est la raison de ses mains difformes et de ses muscles disproportionnés.

Il est surnommé Octave en mémoire de Lapize. Tous les hivers, il est déboulonné et redescend au chaud dans la vallée. Quand à sa remontée en juin c’est une fête du cyclisme, ils sont des dizaines peut-être des centaines à suivre ou précéder le camion promenant le « Geant ».

Pour l’instant au sommet de ce col c’est une ambiance de fête, une ambiance chaleureuse ou les passioné de vélo sont les maîtres, peu de place pour le touriste montant en véhicule et c’est surement ce qui nous donne envie de trainer.

Nous buvons une bière pour nous congratuler de notre montée à la seule auberge du col. Puis nous y prendrons le repas de midi estimant que nous le méritons bien.

En plus, on reste dans l’ambiance cycliste avec un nombre inconsidérable de photos et posters relatant les exploits, les batailles mais aussi les drames vécus par les forçat de la route.

La vue est prenante, le Pic du Midi nous fait de l’oeil avec ses 2877 mètres.

Pas questions de s’y rendre en vélo ce ne sont que des chemins de randonnées. Nous mettons nos vélos sous la surveillance de la serveuse du restaurant.

Chaussons nos basket et partons pour une « balade » aller de 3,700 km avec un dénivelé de 13,5%. Il nous est impossible de resister à l’appel de ces paysages.

Comme on à pas peur de se faire mal aux jambes, c’est parti pour le sommet.

Grandiose un lac,

des moutons bleus!! Et les antennes du Pic qui nous guettent.

S’élever, prendre de la hauteur cela donne le vertige, de la beauté et de la grandeur.

Nous y sommes,

vu incroyable sur les Pyrénnées

et mer de nuages en direction de la plaine.

La joie de la dimension, de la hauteur, le regard de l’aigle.

Après ces deux efforts physique successifs nous nous sentons débordant d’une énergie qui refuse de retrouver le fond d’une vallée et qui nous dit:

《Rester, profitez de ce lieu! Le Tourmalet vous invite non pas à dormir à ses pieds mais ici proche de son cœur. 》Invitation qui ne se refuse pas!

Nous descendons deux kilomètres et trouvons un lieu de bivouac extraordinaire,

avec un réveil où le regard admire et l’esprit se dit « Que dire? Rien, c’est inexplicable. » Alors il laisse la vue et le cœur contempler.

Voilà ce fut une étape extraordinaire, nous en sommes encore imprégné. C’est pour cela que je peux vous la raconter aussi facilement:

en conclusion:

Ce n’est pas du courage mais de la passion, de l’amour qu’il faut et nous savons que tout effort est toujours récompensé.

Merci le Tourmalet!

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2 commentaires sur « LE TOURMALET »

  1. Superbe reportage et non moins magnifiques souvenirs d’un gros – très gros – effort. Je ne savais pas que l’on pouvait se hisser jusqu’au sommet du Pic du Midi de Bigorre à partir du col. Bien intéressante balade pour tutoyer les 3000 m ! Bravo en tout cas pour cette belle page.
    Amitiés, Thierry

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    1. Salut Thierry,

      Oui ce fut une superbe journée et surement mon plus beau col Pyrénéen.
      Le chemin pour monter au pic du midi part à gauche de la maison qui vend les souvenirs quand tu regarde le géant.
      Et le réveil fut sublime avec la brume sur la vallée.
      A bientôt
      Amicalement
      Pascal

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