Nos cabanes protectrices

Lors de notre voyage de 16 mois en Europe, il y a eu des moments où le désaroi nous gagna. L’espoir nous abandonna et créa un vide qui laissa place à un doute énorme, le mental commenca sa valse de questionnement lancinant…

Comment allons nous faire pour passer une douce nuit?

Comment allons nous faire pour passer une nuit abritée du déferlement céleste?

Comment allons nous trouver un coin pour avoir un peu chaud??

Rien de plus terrible que de perdre tout à coup confiance en la vie , c’est laisser place à des angoisses cauchemardesques!!

Nous doutons, croyons que nous sommes abandonné, du coup prêt à  tromper la vie avec des pensées de colère!

Mais alors que fais-tu? Tu ne vois pas dans quelle mouise nous sommes? A ce moment là, la vie nous  fait le plus beau des clins d’œil.

« Je suis là, je ne vous oublie pas, juste je m’amuse un peu de vous, de votre faiblesse d’être humain. »

« Comment pouvez vous croire que je vais vous laisser. Cette attente est juste faite pour vous aider à aiguiser votre confiance en moi!!! »

Dans ces pire moment où nous sommes fâché contre elle, prêt à l’insulter une cabane se présente en bord de notre chemin!

Au fil du temps la confiance se renforçe, nous savons que nous trouverons l’endroit, l’abri, la cabane!

Ce qui nous fit dire  » Nous sommes toujours au bon endroit au bon moment » et MERCI!!

Nous sommes en Allemagne, depuis le début d’après midi, il pleut. Mais vous savez une de ces pluies qui mouille, qui mouille beaucoup plus que les autres.

Oui, il y a des pluies plus ou moins mouillés et il y à même des pluies doucerette qui ne mouille pas ou à peine!! Si, si vivez longtemps dehors et vous verrez!!

Depuis le début d’après midi nous fendons le mur de pluie qui nous fouette le visage. Le soir approche et rien ne se pointe le long de notre voie cyclable. Pourtant nous savons qu’en Allemagne en bordure de ces chemins il y a des ratzplatz avec une cabane. Rageux je marmonne, ces lieux nous en croisons toujours quand on en à pas besoin. Et aujourd’hui rien , à croire qu’ils les ont démontées pour exprès nous embêter?!

Nous n’en pouvons plus, nos vélos n’en peuvent plus , nos sacoches n’en peuvent plus. C’est faux! Elles ont toujours été fidèles et résistantes, les Ortlieb waterproof. L’énervement me fait dire n’importe quoi!!

J’ai une excuse je suis aveuglé par la force et l’importance d’une seule goutte de cette vilaine pluie.

Et là, un croisement, un virage elle est là, la cabane salvatrice, protectrice.

Coincée entre une route et une voie ferrée mais peu importe nous sommes à l’abri. Il suffit de pousser bancs et table et nous montons la tente à l’intérieur. Nous étendons nos vêtements mouillés et à l’abri pouvons profiter d’un repas bien chaud reconfortant jusqu’à notre moelle épinière.

Doux instant que de regarder cette pluie tomber et de s’en moquer car maintenant nous sommes à l’abri!!!!

Un autre jour, la campagne , piste en terre, seuls dans ce paysage de plénitude, cela ne plait guère au ciel et il dit au vent:

 » réveil toi, paresseux balaye moi cette campagne! »

Le vent furieux d’être traité de la sorte se mis à souffler de toute sa puissance et ramena dans cette campagne douce comme un sucre d’orge, une montagne de nuage sombre comme la crête d’une forêt noire.

Point d’attente ni d’angoisse, là une cabane et en plus avec un esthétique agréable.

Abriter avec notre tente, fachez vous les éléments si vous en avez envie. Nous, nous sommes bien. C’est dans ces moments que l’on se rend compte qu’il ne faut pas grand chose pour être submergé dans son intérieur par une vague de bien être, appelle t-on cela bonheur? Je ne sais et peu importe, l’essentiel c’est de savoir reconnaitre ce que l’on a!!!

Cette fois-ci nous sommes en Suède et le temps est beau avec une forte chaleur mais pour l’instant rien de méchant. Ce que nous ignorons c’est que dans ce pays la météo change très vite.

Un lac, une cabane avec un banc super pour notre déjeuner. A peine somme nous descendu de nos vélos que le ciel se couvre, mais d’où viennent ces nuages?

Mais… et ce coup de tonerre ? Mais… il pleut! cabane salvatrice, Merci, nous mangerons abrité.

La même journée dans l’après midi à nouveau le ciel gronde. L’on voit la pluie tombée se diriger droit sur nous. Un coup d’œil dans notre environnement , à deux pas un abris bus. Le temps de s’y engouffrer nous serons protéger trop étroit pour nos vélos, ceux ci prendront la douche, ils ne nous en tiendront pas rigueur.

Cette fois-ci nous avons dépasser le cercle polaire, pas de ciel menaçant mais une petite sieste serait là bienvenue. Et ici dès que l’on quitte la route, la danse des moustiques ne laisse pas de place pour le repos du voyageur. Une grill hutte,

magnifique cabane en fuste avec tout un confort intérieur, banc, peaux de rennes, bois, hache pour le couper et grand foyer. Le banc me suffira pour un repos salvateur.

Le nord, toujours plus au nord, la Finlande, un petit village, ravitaillement effectué à la superette il ne reste plus qu’à profiter de nos emplette et récompenser l’estomac.

Il ne fait pas chaud en cette journée de juin, un petit vent cinglant souffle. Au milieu du village un abri mignon qui nous protége le temps de notre pause repas.

La Norvège, le Cap Nord n’est plus qu’à environ 200 kilomètres, nous sommes sur un plateau désertique. La toundra autour de nous avec de petites plantes qui ont bien du courage de pousser par ici, cernées par  des plaques de neige. Du vent, mais du vent incroyable et froid, très froid. Avec force nous l’affrontons car bien sûr, il est de face. Nous nous relayons pour ne pas nous épuiser. Le vent nous en avons beaucoup depuis le début de notre voyage mais celui-ci nous glace, nous frigorifie au point que même nos os commencent à avoir froid!!

Sur cet immense plateau, pas un abri, pas un mur pour se protéger, rien. Le corps veut bien fournir des efforts mais il faut lui donner du carburant. Avec un tel vent et surtout avec le froid qu’il promène  avec lui, notre machoire frigorifier ne pourrais peut être même pas fonctionner.

Une église, la maison du bon Dieu va nous accueillir! fermé, mais c’est impensable!🤬   Derrière celle-ci, une cabane, je vais voir, ouverte!!😊

C’est la cabane à bois, mais quelques mètres carré cela nous satisfaira pour notre repas et une bonne sieste. Revigorés, nous sommes prêt à affronter le climat froid du reste de l’après midi.

Mais des cabanes nous en avons aussi croisées des insolites,  originales. telle celle ci  le long de la mer de Norvège.

Complètement imbriquée  dans le terrain on ne la voit pas, quand tout a coup,  descendant le talus, tiens mais il y a une cabane!

Une cabane juste pour le plaisir de quelques instant. Laetitia y laissera notre emprunte  en paraphant le livre d’or.

Il y aussi des cabanes qui se présente à nous eu guise de prévention. Alors que nous ne recherchons pas particulièrement d’abri solide, l’heure de penser au bivouac approche et voilà une cabane. En regardant le ciel nous ne lui trouvons pas un air bien sympathique.

Cabane, si tu t’es présentée à nous ce n’est peut-être pas pour rien nous te remercions et allons utiliser tes services.

Le Danemark et ses cabanes originales , très belles , très agréables les « Shelter ». Ceux ci sont parsemés tout au long des chemins pour abriter le voyageur qui se déplace avec des moyens de locomotion ne pouvant lui offrir protection face aux intempéries

.

De retour en Allemagne sans avoir obligatoirement de mauvais temps, il est agréable de s’installer proche d’une cabane. Elle nous apportera un confort suplementaire grace aux bancs et tables construient à proximité. Celle-ci était en bord de piste cyclable proche de Brême,

ou encore celle là qui évita à Miguel de monter sa tente, il dormira tout simplement sur la table.

En France, le long du canal entre Bourgogne et Champagne. Le ciel n’est pas très sympa et nous lui avons déjà connu des couleurs plus agréable, même si ces teintes sombres pourraient ravir un peintre. Pour l’instant il nous inquiète car l’orage ne vas pas tarder.

Un village le long du canal, un quai et une gloriette, la tente peut s’y nicher, une bâche pour nous abriter de la pluie qui tente de s’infiltrer. Nous sommes les rois du monde sous le regard amusé des habitants du lotissement tout proche.

L’Espagne, le delta de l’Ebre, de l’eau partout ou de la boue. Les rizières sont inondées et les tracteurs qui y travaillent transforme tout chemin qui pourrais nous accueillir en énorme bourbier.

Entre ces rizières des étangs, des marécages où l’oiseaux est roi ce qui va bien nous aider pour notre bivouac. Il y a de nombreux observatoires qui s’avancent au milieu des roselieres parfait pour l’observation.

Le jour décline un panneau « observatorio del bovar » nous empruntons sur environ 600 mètres l’une de ces passerelles qui nous mène à l’abri salvateur. Quelques petits aménagement avec nos bâches et la nuit va être bonne. Aucun ornithologue eu l’idée de venir aux aurores.

Les jours qui suivent toujours dans le delta de l’Ebre le vent a encore forci, au loin on voit l’écume des vagues faisant une frise a celle ci. Sur notre route un observatoire qui nous permet une pause casse croute.

Les mois suivant que nous passons en Espagne et Portugal le temps étant radieux nous n’aurons pas a rechercher d’abri.

Cependant, un jour que nous étions dans le nord de l’Espagne. Dans les montagnes et forêt le tonnerre se met à gronde. Face à nous un refuge fermé, ça on s’y attendait.

Mais celui ci à une terrasse couverte qui nous permet de nous abriter ainsi que nos vélos. Nous n’aurons même pas besoin de monter la tente, matelas et duvet par terre la nuit est belle car après la pluie vient le beau temps.

Et le lendemain ciel magnifique pour marcher jusqu’au source du Douro.

Tout au long de notre voyage merci à toutes ces cabanes insolites, qui ont améliorées, notre vie.

Et surtout merci à notre cabane à nous qui nous abrita des moustiques, du vent, de la pluie, de la fraicheur des levés du jour pendant plus de 300 bivouacs.

Faire confiance à la vie: « Toujours au bon endroit au bon moment! Merci! »

A découvrir sur Youtube, Laetitia raconte une de nos relation avec une cabane!

2 commentaires sur « Nos cabanes protectrices »

  1. Bonjour les amis !
    Bien intéressant sujet que celui des abris. Un thème pas souvent abordé dans les revues mais qui a toute son importance quand le temps est maussade. Caser votre tente dans un « shelter » doit être le nirvana, car en plus d’être tous les deux abrités, votre tente ne se mouille pas, reste propre et confort suprême, vous dormez sur un sol bien plat et, a priori moins humide. 100% gagnant !
    Bravo pour l’astuce, merci pour le conseil. On en voit de temps en temps en France, pas toujours très propres hélas…
    Amitiés, Thierry

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    1. Salut Thierry,

      Les cabanes furent chaque fois les bienvenus.
      En Allemagne on en trouve aussi régulièrement.
      La France fait de gros progrès mais comme tu dis la propreté laisse à désirer.
      Le bon plant ce sont les observatoires à oiseaux.
      Amicalement
      Pascal

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