Ma créativité, l’écriture!

Un anniversaire:

10 mai 2019 nous partions pour les deux extrêmes de l’Europe

10 mai 2021, le livre est écrit, « cheminé du rêve à la vie en vélo »

Suis je un artiste? Surement! Je pense que nous avons tous un côté artiste qui dort en nous.

Plus développé chez certain que d’autres dû à l’éducation ou aux évènements de la vie…

L’art, dans notre société ont la enfermé dans des domaines très précis, la musique, la peinture etc….

Avec mon expérience de vie, des artistes j’en ai rencontré dans des milieux très differents:

Dans le bâtiment, un carreleur est capable d’avoir une précision et créer des arabesques.

En mécanique, j’ai connu un garagiste qui avec un rien était capable de réparer l’engin ou la pièce que l’on pensait irréparable.

Des jardiniers même amateurs qui, dans leur potager ou jardin ornemental, créaient des associations de couleurs, des formes offrant douceur au regard plutôt que d’avoir de la géométrie rectiligne.

Je pense que dans notre société nous avons tout cloisonné et les Etres sont enfermés dans un système de pensées qui ne leur permet plus de voir leurs qualités. Moi même, je fut piégé prêt à croire que je n’étais capable de rien!

J’ai été éleveur et je dis l’élevage c’est de l’art.

Certain irons à la recherche de tous les diplomes, les connaissances possible pourront parler avec des noms scientifiques de l’animal et de sa vie, mais ce n’est pas pour cela qu’ils vont créer un lien avec leurs animaux.

Ils vont reprendre la strucutre familiale d’élevage, de viticulture ou autres; pour ces personnes le système productiviste, intensif est idéal car bien bordé avec des règles précises, une nomenclature mais pas de place à l’observation, à l’émerveillement face à son animal.

Je n’ai jamais eu de formation technique des écoles. J’ai été voir des éleveurs amoureux de leurs bêtes, j’ai écouté, j’ai lu et je fut un artiste dans mon domaine car il me sufisait d’observer pour comprendre ce que voulait mes vaches, mon cheval, ce qui pouvait manquer à mes poules…

Pour cette pratique, pas possible d’avoir 100 vaches ou 5000 porcs.

On m’a dit ce n’est pas rentable ton système, je ne veut pas confabuler sur cette thèse, je dis simplement faux! Il faut organiser son travail différement, je ne suis pas devenu riche mais j’étais heureux, je vivais de mon travail et sans courir après toutes les primes, aides et autres.

Face à la créativité, je me retrouve devant trois chemins:

Un sentier escarpé; une piste caillouteuse; ou une autoroute rectiligne avec un asphalte de qualité.

Comme l’être humain est paresseux , il fonce sur ce qui est facile et se laisse glisser, dans le moule sociétale ou rien n’est fait pour laisser se développer sa créativité, s’ouvrir à l’intuition ou à l’inspiration.

Dans mon exemple, l’éleveur est piégé dans le système industriel, il va même se moquer de mon style d’élevage en disant que ce n’est pas professionnel. Ces bêtes vont être malade et lui aussi. Et les laboratoires vont soi disant apporté les solutions miracles.

Etouffer l’artiste qui vit en nous c’est s’empêcher de vivre.

Prenons conscience que notre premier rôle d’artiste se joue avec notre vie. Voici deux citations qui pour moi on une grande signification et nous guide dans notre chemin de vie.

La vie c’est comme un piano, il y a du blanc, il y a du noir et il faut jouer des deux pour faire une belle mélodie

« la vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » .

Sèneque

Alors ECRIRE, pour un auoditacte que je suis, pour celui qui faisait le malheur de ces professeurs de Français; est-ce possible?

Ecrire, peindre, créer un beau jardin, travailler le bois, etc… tout nous est possible, la solution est simple.

Est-ce que cela me passionne? Est-ce que cela me transcende?

OUI!!

Vous vous sentez comblé, vous avez de l’energie à revendre!

Alors c’est le bon chemin.

C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai commencé à écrire.

Voici ma recette:

La première chose importante il faut trouver le lieu et c’est à chacun de trouver celui où il se sent bien, où il ressent l’inspiration venir.

Moi ce fut dans la nature sous un chêne liège, dans un environnement calme chez des gens qui ont de la bienveillance et de la simplicité.

Le lieu trouvé, j’étais animé d’une motivation débordante qui venait du plus profond de moi, au point de me harceler même la nuit. Une voix qui me parlait, qui m’enguirlandait presque car en face d’elle ma structure mentale faisait la tête de mule.

J’ai le choix de me tourmenter et de rien faire ou de foncer et de vivre.

Mais je fais comment?

Pas compliqué pendant le voyage j’avais ouvert un blog alors à partir de celui-ci je me construit un plan.

Je décide d’éffectuer une première écriture sur papier. je me retrouve face à mon cahier avec mon stylo sous mon arbre et seul.

Non pas seul! Nous sommes quatre,

L’organisation matérielle, le lieu, le papier et le stylo

Il y a moi et ma main

Et comme tout est en harmonie, arrive l’inspiration.

Ensemble dans une bulle, le stylo glisse gracieusement sur le papier. Je ne cherche pas, les liens s’organisent au fur et à mesure que l’écrit avance, un mot et me vient une anecdote sur ma vie, une interrogation sur la société ou une réflexion philosophique.

Je laisse immergé, je laisse couler ce fleuve d’idées. La construction de belles phrases, de vocabulaire c’est pour plus tard. Quand le flux est fort je ne m’arrête pas souligne le mot qui ne me convient pas pour y revenir plus tard. Si l’onde est plus liquoreuse, je rechercherais de suite le synonime adéquate.

Je ne me met pas de contraintes de temps, j’écris tant que ça va. La limpidité de l’inspiration s’essoufle peut-être le moment d’une pause. Je vais marcher, m’étirer, j’écoute le chant d’un oiseau, j’observe des fleurs et des insectes. La détente m’envahit, je reprend l’écriture. D’autres fois il ne sert à rien d’y revenir. Je ne suis jamais resté devant une feuille blanche à me retrouver en manque d’afflux d’idées.

Il faut juste de la patience, accepter que pour l’instant le flot est calme, les vagues sont endormies mais avoir l’assurance que cela va revenir.

Je m’étais fixé des objectifs avec souplesse. Par exemple je décide d’écrire la partie de notre voyage du Cap-Nord jusqu’à la frontière Suédoise. Là je m’arrête et je recopie mon écrit papier sur l’ordinateur, je vais prendre un peu plus de temps pour m’occuper des tournures de phrases, du vocabulaire. Mais il y a encore de l’inspiration, des nouveautés, des rajouts voir des supressions de texte.

Mais j’accepte aussi le fait qu’en plein milieu de mon écriture sur papier je ressente l’envie de reproduire mon écrit sur l’ordinateur alors j’écoute ce que mon coeur me dicte, et change le stylo pour le clavier.

Je me suis mis des buts, le premier ce fut de me dire je ne part pas de ce lieu de vie tant que je n’ai pas fini. Puis voyant à peu près à quel rythme j’avançais j’ ai décidé de finir pour le mois de mai sans mettre de date butoir.

Ce ne fut jamais un effort ou une bataille avec moi-même me disant  » allez il faut absolument écrire ».

Pour mois ce fut un besoin et rien ne pouvait me divertir ou m’attirer pour aller tendre vers une autre activité. La seule chose dont j’avais besoin c’était mon heure de sport quotidienne. Le corp physique en pleine forme, en bonne santé, les idées sont claires.

Je n’avais pas d’heure précise pour écrire, le matin , l’après-midi, parfois la nuit. Tout cela fonctionne au ressenti et quand l’inspiration est présente, dans ce cas là je ne me laisse pas divertir et le repas attendra.

Le manuscrit étant sur l’ordinateur, je revenais à l’écrit papier et après une ou deux journées je relisait le texte ordinateur pour paufiner, corriger et améliorer.


Puis c’est Laetitia qui lisait et faisait des corrections, des annotations. Je relis à nouveau, prend ou ne prend pas en compte les remarques. Laetitia refait une lecture et cette fois-ci le texte est envoyé à cinq personnes qui elles vont aussi faire des corrections ou annotations.

Une fois le texte revenu, avec les corrections je reprend mon écrit et modifie ou ne modifie, c’est là encore selon ce que je ressent.

Je ne veux pas m’enfermer dans un moule littéraire. Je veux que mon livre soit ma représentation, avec peut-être des tournures et des mots qui ne se font pas, mais cela n’est pas grave.

Voir même je m’en moque car ce livre c’est ma représentation et la seule chose que je veut c’est qu’il soit plaisant à lire, palpitant comme le fut notre voyage.

Je dis dans l’introduction de mon livre: je suis dans l’imperfection de la perfection.

Et c’est comme cela que pour cette date d’anniversaire du 10 mai le manuscrit est terminé sur l’ordinateur.

Nous n’avons jamais cherché à parcourir 21 000 kilomètres, de la même manière je ne me suis jamais dit, je vais terminer pour le 10 mai et c’est pourtant ce cadeau symbolique que m’offre la vie.

Face à nous maintenant toute la partie technique de l’auto édition que Laetitia à déjà pris en main, et qui n’est pas des moindres. Nous nous sommes donner comme objectif une parution numérique pour fin juin et une parution papier en automne.

Pour nous aider à tranformer l’essai, visiter le site du financement participatif, soutenez nous par des messages et partager sans modération.

Un grand Merci!

Retrouvez également l’interview de Pascal au sujet de la création de son livre dans une vidéo, cliquez sur le lien:

2 commentaires sur « Ma créativité, l’écriture! »

  1. Merci de vos efforts pour tenir ce blog au quotidien, rédiger un bouquin, tourner des vidéos, quelle vitalité ! Je sais par ailleurs que ces exercices de création (car il s’agit bien de création) sont rarement salués d’encouragements écrits.
    Même si beaucoup de gens vous lisent avec plaisir et admiration, voire envie, sans se manifester, n’en concluez pas pour autant que votre partage d’expérience n’est pas inutile ou incompris. Bien au contraire, c’est ce qu’il faut se dire et c’est VRAI !
    Amitiés
    Thierry

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    1. Salut Thierry,

      Merci pour ton message encourageant car même si nous faisons tout cela avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme, de temps un signe, un message c’est comme un sourire dans la rue cela fait du bien.
      Oui on est en pleine forme et la vitalité amène la créativité et tout cela donne beaucoup de joie.
      J’aime beaucoup le mot joie car il est moins employé et pour moi il signifie une certaine légèreté.
      L’image que j’ai, l’enfant qui sautille de joie!
      Bien amicalement
      Pascal

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