Andalousie à vélo : retour au Portugal, étape 21

Ce matin quand nous nous levons, il fait nuit noire. Pourtant on ne peut pas dire que la nuit fut bonne. Dans cette forêt de pins nous étions à environ 200 mètres de l’océan. Le bruit incessant et lancinant  des vagues une fois le premier sommeil passé, me réveil. Et dans une grande irritation et il m’est difficile de me rendormir.

Cependant, le désir de déjeuner face au lever du soleil est plus fort que l’envie de dormir encore un peu.

Nous remballons et partons dans la nuit direction la plage. Alors que nous déjeunons, le ciel doucement prend mille couleurs.

Le miracle du lever de soleil est l’une des plus belles représentation de la force de la nature, du prodige du fonctionnement de l’univers, cela ne peut que nous transcender et nous mettre dans un état d’émerveillement.

Comblés de satisfaction, nous quittons la plage et l’océan.

C’est notre dernière étape et il faut quelle soit à la hauteur de ce baroud. Cela doit être la cerise sur le gâteau, un beau résumé de ce voyage.

Elle doit être sportive, mais aussi avec des paysages radieux. Pour joindre ces deux éléments il n’y a qu’une solution rentrer par la montagne. Nous pourrions longer la côte, passer une petite serra avec une cinquantaine de kilomètres au compteur nous serions arrivé, cela serait trop simple et pas digne d’un grand et beau voyage.

Alors nous passons par la montagne et allons parcourir une route que Laetitia avait déjà repéré et qu’elle souhaite découvrir depuis quelques temps.

Le point orange notre camp de base,en jaune l’autoroute, en mauve la route logique et en rouge la route que nous empruntons.

Nous allons suivre l’écovia du littoral jusqu’à Tavira, celle- ci nous fait passer par le village de Cacela Velha qui domine des lagunes et la mer et c’est un lieu que nous aimons particulièrement.

Enfin des petites montagnes apparaissent,

Nous avançons à une vitesse moyenne sur ces pistes de cailloux, mais au combien agréable loin de la circulation. Car nous sommes de retour au Portugal et l’attention de l’automobiliste envers le cycliste n’est plus la même quand Espagne.

Cette Ecovia fut lors de sa mise en place, très bien balisée. De grands panneaux précisant le lieu où l’on se trouve et comportant d’autres informations.

Régulièrement des poteaux jaunes avec un petit vélo rappelant que nous sommes sur le bon itinéraire. Aux bifurcations des panneaux bleus avec flèches directionnelles et dans les agglomérations une bande bleue peinte sur le bas côté de la route. De temps à autres des aires de pic-nic. L’idée fut très bonne, mais malheureusement aucun entretien n’est effectué.

Il manque des panneaux, les bandes peintes sur la route deviennent invisibles et les aires de repos tombent en ruines.

Nous avons du mal à comprendre qu’une belle initiative ne soit pas relayée. Ou alors nous comprenons trop bien et c’est un argument que nous avons déjà entendu ; le tourisme du cyclovoyageur n’est pas rentable, car ce n’est pas un gros consommateur.

Justement n’est-ce pas là le tourisme d’avenir? Un tourisme intelligent, respectueux de l’environnement et consommant ce qui est nécessaire. Se nourrir et dormir. Une société d’hyper consommation comme le souhaite la plus part des politiques dans le cadre du post covid c’est une société qui scie la branche de l’arbre sur laquelle elle se trouve. Elle gesticule, produit du bruit, pollue, mais va à l’encontre de nombreux problèmes comme le disait si bien Albert Einstein, je cite :

 » Les plus grandes épreuves auxquelles le monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressource ( eau, matières premières) des pandémies de toutes sortes de maladies connues et nouvelles, des pollutions de toute sortes. « 

Nous continuons à avancer avec nos vélos, quittons l’écovia à Tavira et remontons le Rio Gilāo.

Nous rencontrons les premiers contre fort des montagnes et la route s’élève doucement mais surement et nous offre une vue magnifique avec pour fond d’écran l’océan.

Nous continuons à monter, mais à l’inverse de notre première étape où nous avions rencontré en face de nous des ascensions de + de 10% , nous avons une pente qui s’élève régulièrement et l’effort est agréable.

En gardant une inclinaison de 2 à 3 %, la route sillonne dans la serra et nous donne une ouverture sur un vaste et sublime panorama. Nous roulons sur le balcon de l’Agarve.

C’est digne de tout ce que nous avons parcourus. Nous nous régalons ; à ce sujet il serait temps de nous régaler de choses solides car je sens que l’effort pèse et mon corps réclame du carburant de type glucide et lypide.

C’est à ce moment que s’offre à nous une aire de pic-nic avec une vue fabuleuse sur les montagnes et jusqu’à la mer.

   Nous savons que nous allons plus que doubler le kilométrage indiqué au compteur du vélo d’ici ce soir.  Psychologiquement cette journée est particulière, nous sommes complètement libre de l’idée du bivouac, car ce soir nous retrouvons notre petit coin à l’Ecopark d’Alportel.  Mais surtout nous savons que nous sommes attendus et seront bien accueillis.

Voici sur la crête et à l’horizon les éoliennes de Cachopo, mais avant d’y arriver nous allons profiter d’une belle descente de 8 kilomètres et qui sera suivi d’une montée à peu près équivalente avec des pourcentages un peu plus sévère que ce matin.

Nous prenons un remontant dans ce village, café pour moi, car ici au Portugal dans le plus petit des bars du fin fond de la campagne le café est toujours délicieux et le soda national du Portugal pour Laetitia, un Sumol !

A partir d’ici nous connaissons la route, heureusement elle est partiellement ombragée, car plus que les kilomètres ou les ascensions c’est bien souvent les montées en plein soleil qui nous fatiguent le plus.

L’autre point noir que nous rencontrons depuis que nous montons c’est le revêtement de la route qui n’est pas un bon revêtement pour le cycliste. Il est granuleux, les roues n’adhèrent pas et l’effort à fournir est plus important que sur certaines parties qui sont bien trop rares et trop courtes. Le bon revêtement nous permet de suite et sans effort de rouler un peu plus vite.

En rouge revêtement pénible le plus fréquent, en vert de temps en temps une bande roulante.

Une belle surprise la bruyère est un fleur, c’est une fleur d’automne qui est fine, odorante, égaye les coteaux et les forêts et surtout grâce aux abeilles, fourni pour moi l’un des meilleurs miel.

Le petit écureuil 🐿️ est venu y cacher un gland !

Nous voici à Branco do Velho, nous retrouvons la nationale 2, encore 12 kilomètres la plus grande partie en descente, mais nous aurons encore quatre petites montées que nous connaissons bien et qui font toujours mal aux jambes en cette fin de trajet.

Enfin voici l’Ecopark ,

avant l’accueil chaleureux qui nous attend,

regard complice de satisfaction

cette étape est la cerise sur le gâteau

très belle et très sportive :

💯 kilomètres et 260 mètres

pour 1561 mètres de D+.

🤩👍🤩

Ce ne fut pas toujours facile, mais nous vivons la joie suprême de la réussite d’un beau défi personnel.

Pourquoi toujours rechercher la compétition et le défi avec l’autre, la plus belle des victoires n’est-ce pas de battre et réussir des défis personnels ?

Et c’est avec une grande joie que nous retrouvons Paula, Gabrielle, Noberto et Wim. Embrassades, congratulations et Gabrielle n’a pas oubliée de nous amener deux bières.

Pour finir la Sierra Nevada nous laisse de merveilleux souvenirs:

la visite de Grenade ville, magnifique,

Réussir cet extraordinaire défi l’ascension du Pico Veleta en vélo 3394 mètres,

la surprise de pouvoir randonner jusqu’au sommet de la péninsule Ibérique le pico Mulhacén 3482 mètres,

la route de l’Alpujarra

la rencontre avec Borja

et temps de moments magiques. Tout cela pour un itinéraire de:

1778 kilomètres

dont 23 681 m de D+

et 112 heures 52 de vélos.

Notre défi de nous amuser dans les montagnes est une grande réussite.

Merci de nous avoir suivi,

Merci à la vie pour tous

ces beaux moments

et Merci à nous d’être en

capacité d’effectuer

tout cela.

Le blog sera plus calme dans les prochains jours, le grand événement sera pour après le 20 octobre quand de retour en France nous chercherons mon livre à l’imprimerie.

Encore merci à toutes et tous et je vous donne rendez-vous dans quelques jours, je vais surement mettre des infos dans notre rubrique gastronomie et livres de voyages ! Et j’aurais toujours quelques choses à vous raconter tel que d’anciens voyages…

INFORMATION :

Vous pouvez aller voir sur notre chaîne YouTube la vidéo racontant notre montée et réussite de notre défi du Pico Veleta:

2 commentaires sur « Andalousie à vélo : retour au Portugal, étape 21 »

  1. Belle finale pour un périple superbe de défis et découvertes. Félicitations, la vidéo est la cerise sur le gâteau, un sommet d’efforts et de performances mais aussi un sommet de plaisir et de fierté pour vous.
    C’est largement mérité !
    Merci pour nous avoir si généreusement alimenté en images, en sensations, en commentaires, en conseils, en chiffres… et en rêves !
    Bien amicalement, reposez-vous bien et à bientôt
    Thierry

    Aimé par 1 personne

    1. Oui nous avons terminé en beauté, nous n’avions pas vraiment envie de nous arrêter. Mais maintenant c’est le finale d’un autre grand défi qui nous attend : l’édition du livre !
      Merci pour tes commentaires et à bientôt.
      Pascal

      J'aime

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