Récit de nos différents voyages à vélos. Episode 1

En 2015 nous effectuons nos premier tour de roues.

Pour cette fin d’année 2021, nous voici un peu au repos des voyages à vélos, tout au moins pour l’hiver. Nous allons revenir en France pour un mois afin de chercher mon livre à l’imprimerie et rendre visite à la famille et aux amis, après ce bref séjours nous passerons notre hiver en Algarve. Et là, nous avons déjà des projets de randonnées.

Je constate que vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre. Pour vous faire patienter, je vous propose pendant cette trêve, un historique de nos différents voyages à vélos dont la liste s’allonge et certains sont épiques.

Tout d’abord, comment en sommes nous arrivé là ?

  • La première des choses, il faut aimer la petite reine et l’effort.
  • La deuxième choses il faut aimer la vie au grand air et un petit peu l’aventure.
  • Et enfin nous y mettons un gros zeste de non conformisme, de dépassement de soi.

Laetitia avant de me rencontrer effectuait toute seule de grandes sorties à vélo dans le massif Vosgien.

Quand à moi depuis tout gamin j’aime le vélo et mon père m’a transmis sa passion pour le tour de France. Il m’a acheté un vélo à la manufacture de St Étienne et dès l’adolescence j’ai parcouru les routes du vignoble alsacien et des contres fort Vosgien. Dans le début des années 1980 j’ai déjà effectué par deux fois des vacances à vélo. Une première fois je me suis rendu du Croisic à Libourne en suivant la côte et une autrefois j’ai parcouru avec mon fils qui avait une dizaine d’année le nord de la Bretagne.

La vie à fait que j’ai laissé un peu la pratique du vélo, mais j’ai toujours garder cette passion en moi. Tout naturellement quand j’ai rencontré Laetitia je me suis racheté un vélo de route pour effectuer ensemble des sorties d’une journée.

Et c’est à ce moment que le voyage à vélo est arrivé dans nos discussions. Après moultes recherches sur internet pour nous informer sur le matériel, nous avons fait l’acquisition de vélos, sacoches etc.

Et enfin nous pouvions programmer notre premier voyage.

Encore en activité professionnelle, il nous était impossible de partir plus de 5 jours en ce mois d’août 2015

Il est un endroit dont j’ai beaucoup entendu parlé et qui est considéré comme grandiose; c’est le Bodensee ou lac de Constance. Quand on en fait le tour on traverse trois pays cela nous offrait une sensation de grand voyageur…😉 En plus ce sont des pays où l’organisation du réseau cyclable est excellent, une belle sécurité pour nos débuts.

Nous avons laissé notre véhicule devant une gare en Allemagne en toute confiance et nous voici longeant le Rhin jusqu’aux portes de Bâle. Nous partons dans le principe, d’effectuer du bivouac sauvage mais dans la pratique nous ne sommes pas tout à fait prêt alors nos bivouacs seront un peu sauvages et un peu dans ce que nous pensions le confort d’un camping. Mais quand les cordes des tentes s’entremêlent et que toute la nuit il y a du bruit, le confort est fortement remis en question.😡

  • Nous avons admirés les chutes du Rhin en aval de Schaffhouse ( 23 mètres de haut pour 150 mètres de large et 600 M3 d’eau seconde, qui s’abattent sur des rochers )
  • Nous sommes tombés en extase à Stein am Rhein. Un bijou de petite ville moyenâgeuse avec ses maisons à colombages aux façades peintes et ses ruelles invitant à la rêverie. 
  • Nous étions en émerveillement devant l’immensité du Bodensee et heureux avec  la sensation d’aller très loin lorsque nous passons la frontière Autrichienne.
  • Époustouflés devant l’Opéra de Bregenz la scène, installée sur des pilotis est bercée par le lac et les gradins pour les spectateurs se trouvent face à l’immensité de l’eau dans le laquelle se reflète le soleil couchant. 

Deux mois plus tard, nous iront voir l’opéra Turandot de Puccini.  Mais en guise de coucher de soleil, nous avons eu une énorme averse. Les Autrichiens très bien organisé nous ont donné des ponchos en plastique pour supporter les trombes d’eau. Cela ne nous a pas empêché d’apprécier la beauté du spectacle et le jeu des acteurs avec le lac.

Je comprend l’engouement de nombreux cyclistes à flâner autour de ce lac où les paysages sont extraordinaires surtout au printemps quand les fruitiers sont en fleurs avec pour fond les glaciers Alpestre. Une invitation à la rêverie, au romantisme ; c’est époustouflant d’émerveillement !

Physiquement le soir, nous avons mal dans les cuisses et les mollets, nous avons déjà prévu de nous masser mais ce seront des caresses que nous pratiquons tellement les muscles sont douloureux. Chaque matin, nous sommes content de poursuivre cette mini aventure. Comme des gens très sérieux nous avions prévu beaucoup de fruits secs pour éviter le coup de pompes. Ceux-ci restèrent au fond des sacoches, car notre corps revendiquait des aliments salés surtout à la vue des wurst Allemandes.😋

Nous passerons Friedrichshafen, la ville où se trouve le musée Zeppelin, Le comte Ferdinand Adolf August Heinrich von Zeppelin est né à Constance. Ce qui explique la présence de ce musée et surtout de deux de ces engins qui survolent le lac tout au long de la journée pour balader les touristes.

Nous emprunterons le bateau pour rejoindre Constance et nous quitterons les bords du lac pour nous diriger vers le lac du Titisee. Nous connaîtrons notre première ascension, elle reste inoubliable et inscrite dans nos cellules, la côte de Bondorf. Aujourd’hui  nous l’avalerions sûrement aisément, mais qu’est-ce quelle nous fit  souffrir. Dégouté, transpirant, ce jour là on s’est dit:

 » On ne fait jamais plus de montagne avec les vélos chargés! »

  Il nous arrive souvent d’y repenser quand le pourcentage des pentes se veut sévère et nous en sommes mort de 🤣🤣.

De plus l’orage grondait inquiet nous sommes carrément aller à l’hôtel. Les pleutres !!! Aujourd’hui on en rigole. Enfin on ne regrette pas car le repas du soir était  délicieux et typique de la forêt Noire et je ne vous parle pas du frühstuck !😋

Pour rejoindre Fribourg-en-Brisgau, normalement il y a un train qui accepte les vélos, mais cette voie ferrée de montagne était en pleine réfection et nous dûment emprunter un bus. Ce n’était pas prévu que les bus prennent les vélos. Le chauffeur très désagréable ne voulait pas nous emmener et il fallu la diplomatie d’une employée de la gare pour le convaincre puis dans le bus la gentillesse d’un Allemand pour nous aider et nous rassurer.

Nous devions renter en urgence car un des enfants était hospitalisé.

Nous avons retrouver heureux notre multivan Wolkswagen et combler nous savions que nous n’allions pas tarder à repartir.


Notre deuxième voyage se passa quelques mois plus tard en septembre de la même année, également pour 5 jours.

Le Rhin est un fleuve qui berça mon enfance, j’ai envie de poursuivre sa découverte. Nous l’avions suivi jusqu’à sa traversée du lac de Constance, cette fois-ci nous décidons d’aller découvrir la partie romantique. C’est une section de 65 kilomètres entre les villes de Bingen et Koblenz. Nous effectuerons un aller retour partir de Worms-Rheindürkeim nous remontons le Rhin sur sa rive droite jusqu’à Koblenz et le redescendrons sur la rive gauche.

Là encore, la volonté du bivouac sauvage était présente dans la théorie, mais la pratique fut toute autre.

Pour notre excuse il est vrai que le bivouac sauvage n’est pas facile dans ce secteur, car il faut s’imaginer

le fleuve se faufilant avec des méandres importants et impressionnants entre des escarpement tombant à pic sur ses berges.

Il y a le Rhin le maître des lieux et de chaque côté de celui-ci une route, une voie ferrée et une piste cyclable, et oui nous sommes en Allemagne. 😃

Quand l’escarpement de la montagne s’adoucit un village vient se  nicher dominer par un château, et sur ces pentes abruptes des vignes dont les vignerons vont faire mûrir d’excellents vin blanc. Pour gravir l’escarpement de ce vignoble, point de chemin pour le tracteur, un rail sur lequel se déplace un chariot pour monter vigneron et matériel. Le travail de la vigne est manuel.

La région est exceptionnelle et ce n’est pas exagérer que de nommer cela le Rhin Romantique, car c’est une belle romance que de pédaler en ce lieu. Surtout !  Surtout quand on rencontre Loreley sur son rocher. Une jeune femme qui selon la mythologie germanique envoûte par ses chants les navigateurs jusqu’à leur perdition en ce lieu  où le fleuve à des courants très violents et de nombreux rochers. L’un d’entre eux domine le fleuve d’une hauteur de 132 mètres, il se nomme Loreley.  Aujourd’hui encore et même avec  les technologies moderne cela reste un passage délicat pour les péniches. Qui bien souvent circule par alternance.

C’est dans ce voyage que nous découvrons les statues contemporaines en bronze bien souvent humoristique qui ornent chaque village. Inoubliable celle de Koblenz où un gamin en bronze bien stoïque, crache subitement sur les passants.

Nous découvrirons aussi l’ambiance des marchés où de nombreux stand proposent à manger bien sûr des wurst, mais mon estomac garde en souvenirs chez le poissonier de délicieux sandwich aux crevettes.

Nous connaîtrons lors de ce voyages de belles journées de pluie d’où émerge de la brume comme dans les plus beaux contes un château fort d’où l’on verrait bien sortir un colosse hideux tel barbe bleue ! Moi je préfère m’imaginer une princesse aux yeux bleus et au sourire envoutant implorant la compassion du voyageur à vélo.

Nous étions tenue par une date de retour , il n’y pas le choix que de rouler ; c’est dommage car le plaisir sous l’humidité des cieux s’éffiloche.

Passant devant la brasserie Koblenzer, il est bien évident que nous nous sentions obligés de faire une halte. Pinte de bière et spécialité de wurst dans une soupe, ces abus ne nous coupèrent pas les jambes car cette fois-ci, notre route est bien plate.

Heureux d’avoir découvert cette région d’Allemagne dont j’avais entendu bien souvent parler, car des croisières partent de Strasbourg.

En décembre de la même année, nous sommes retournés en voiture pour découvrir les marchés de Noël de cette région, exceptionnels. Nous y reviendrons en vélo mais cela fait partie d’un autre voyage.

Après ces deux sorties de

cinq jours

nous voici contaminés

par le virus

du voyage à vélo

et déjà dans nos têtes,

germe d’autres projets

plus long…

A suivre….

2 commentaires sur « Récit de nos différents voyages à vélos. Episode 1 »

  1. Voilà comment s’attrape un virus 🙂 !
    Souvenirs personnels bien intéressants à lire. Votre description de la vallée du Rhin vaut tous les prospectus touristiques pour donner envie d’y aller. Merci !
    Thierry

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    1. Merci , et nous allons continuer quelques séries comme cela.
      Je ne me replonge pas dans les écrits que nous avons pu faire. Je vais juste chercher dans ma mémoire ce qui me reste de ces différents voyages. Je trouve cela plus vrai, plus authentique.
      Oui le Rhin Romantique est un lieu extraordinaire,nous y retournerons avec une histoire mémorable…
      Bien amicalement
      Pascal

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