Escapade dans la Sierra Nevada, une journée en moyenne montagne.

Nous partons plus à l’est du massif, tout en suivant la splendide route de l’Alpujarra.

Nous passons Valor, Laroles et nous montons au Puerto de la Ragua, un col à 2000 mètres d’altitude.

Nous y passons la nuit avec notre fourgon et si nous sommes là, c’est que nous avons un projet.


Comme à notre habitude, au lever du soleil nous sommes déjà sur les sentiers avec notre petit sac a dos.

Nous partons pour la journée avec un objectif :

Atteindre 3 sommets de moyenne montagne.

Nous aimons beaucoup le matin quand nous surprenons les animaux, même domestique.

A la sortie d’une forêt de pins, dont le parfum particulier de cette essence est très agréable à respirer, le paysage s’ouvre devant nous. Nous apparaît les sommets que nous souhaitons gravir.

D’un pas allègre, nous marchons jusqu’au premier sommet et même si il est encore tôt, le soleil nous fait déjà bien transpirer.

Laetitia regarde les deux sommets qui nous attendent.

Le premier sommet, le Morron del Hornillo à 2375 mètres.

Chaque sommet va nous élever un peu plus, pour arriver à la limite des ces plantes très diverses dont certaines exhalent des parfums aromatiques que nous imaginons bien dans la cuisine locale. Alors que d’autres, rigides sans y paraitre sont munies de petits piquants prêt à taquiner les mollets.

Après une légère descente, ce sommet qui de loin peut faire penser à un ballon des sommets Vosgiens, nous propose un escarpement. Cela va nous permettre d’éliminer les calories du vin rosé de la bodega locale absorbé la veille.

Nous y voici au Morron San Juanero 2610 mètres au dessus du niveau de la mer.

Ces roches, comme des assiettes superposées, jouent à l’équilibre,

dans ce sport, les Cabras Montes qui se sauvent à notre arrivée, sont époustouflants et nous font rêver.

Rêver, ce n’est peut-être pas le moment! Après une légère descente, plus haut, toujours plus haut, voilà ce que chante le prochain sommet. Et voici la limite du monde floral pour le monde minéral.

Cette fois-ci c’est gagné, le Morron del Mediodia 2753 mètres est gravi.

Au loin nous apprecions le Mulhacen et L’Alcazaba.

Le sommet le plus à gauche le Mulhacen puis sur sa droite l’Alcazaba. Toute la crête visible à l’horizon nous l’avons parcouru en partant de la droite pour terminer par le Mulhacen.

Nous avons le temps et nous en profitons. D’ailleurs en ce lieu il s’arrête, nous sommes là, seuls, pas un bruit, pas de cris, ni de musique.

Nous sommes dans un environnement enivrant, quelques Cabras qui se prélassent, le soleil et le vent. Le silence nous relie, ce sont des instants de grâce.

Ce sont sûrement ces moments que nous recherchons quand nous grimpons plein d’entrains les pentes des montagnes.

La nature nous rend hommage en nous envoyant un aigle botté qui vient nous survoler, c’est grandiose!

Puis c’est le vent qui nous fait du spectacle, de mini tornades se déplacent autour de nous ; levant des petites pierres qui retombent plus loin, frappant le sol d’où va s’élever une sonorité particulière. On croirait une brise qui fait trembler des feuilles de papier.

Sur ces roches, se trouvent des lichens qui attirent surement moins le regard que la vue sur la plaine de Guadix

Pourtant quand on se penche et que l’on prend le temps de les observer, ils m’impresssionent par leurs sculptures

Que ce soit l’infiniment grand ou l’infiniment petit tout est à observer, tout est là pour nous émerveiller.

Bien sur en ce lieu, tout nos sens sont en exergue et l’émerveillement n’est-ce pas un sens ? Qui de plus, permet de voir la beauté du monde !

Ces instants d’harmonie, de perfection et de délicatesse, nous creuse l’appétit. Alors nous déjeunons en ce lieu où nous seuls existons et faisons corps avec les montagnes.

Avant de penser à la descente, cette roche est très belle,

Et cache dans un monde de pierres la finesse,

Il est temps de penser au retour, car nous avons plus de kilomètres devant nous que derrière.

Mais cette fois-ci plus de sentier, ces lieux éloignés des grands sommets sont peu parcourus.

La carte et le terrain nous permette de nous orienter et descendre en direction d’un chemin que nous avions repéré. Après les éboulis nous passons des fourrés légèrement agressifs, car ces arbustes présentent des épines accérées.

Juste au dessus le sommet bien particulier où nous étions.

Mais cela nous permet de découvrir ces fleurs gracieuses aux feuilles ravissantes et velues.

Nous voici en dessous des 2000 mètres d’altitude et nous retrouvons le GR 240 qui n’est guère entretenu. Cela confirme notre idée, il y a peu de randonneur dans le secteur.

Le sentier va nous faire remonter au Morron de la Gabanuela à 2228 mètres et maintenant, c’est une douce descente qui nous ramène au puerto de la Ragua.

Au col, se trouve une air de pique-nique bien aménagée, les gens viennent en voiture ou en camping-car jusqu’ici et passe leur weekend dans les chaises longues à l’ombre, loin des chaleurs étouffantes de la plaine.

Ils ont peut-être raison, nous trouvons dommage quand même qu’il n’aille pas faire quelque pas dans ce cadre de moyenne montagne, moins exigeant physiquement, pour s’aérer le cerveau.

 » La nature offre à la fois ce qui nourrit le corps et le guérit, émerveille l’âme, le coeur et l’esprit ! « 

Pierre Rabhi

Sur de telles paroles, il est évident que nous allons encore vous proposer quelques belles randos.

Pour cette journée nous avons marché :

17 kilomètres pour un dénivelé de 1076 mètres.

A bientôt !🤩

4 commentaires sur « Escapade dans la Sierra Nevada, une journée en moyenne montagne. »

  1. Bonjour,
    Il y a une fontaine à 500 mètres du puerto de la ragua en direction de Laroles, sinon il y a le torrent.
    C’est pas évident en effet pour trouver le sentier parfois.
    Vous êtes en itinérance combien de temps? C’est dommage que l’on se soit pas vu.
    Bonne route

    J’aime

  2. Bonjour,

    Je découvre votre blog, nous sommes également en trek en Sierra Nevada, je pense que l’on vous a croisé au Postero Alto, nous étions alors en route vers les 3000… pour finir au Mulhacen, nous avons ensuite rebouclé vers l’Est sur le GR 240.
    Nous allons passer au Puerto de la Ragua dans 2 jours, est-ce qu’il y a de l’eau à cet endroit?
    Merci à vous.

    J’ai la même impression sur les sentiers, même le GR est difficile à suivre!

    Aimé par 1 personne

  3. Effectivement nous confirmons ils nous est arrivé de distinguer non pas la côte mais des montagnes du Maroc, alors que nous étions du côté du Mulhacen. Je confirme la date de fonte du dernier glacier et il me semble que j’en avais parlé. Par contre il reste quelques plaque de neiges éternelles sur la face nord du Veleta.
    Avec l’arrivé de l’air industriel l’homme s’est crû tout puissant. Il serait temps de regarder les erreurs mais parfois je crois que c’est utopique.
    Bien amicalement
    Pascal

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  4. Mais ce massif de la Sierra Nevada est pelé ! En cherchant quelques infos complémentaires sur Wikipedia, j’ai lu que des sommets de la Sierra Nevada on pouvait apercevoir la côte nord-africaine de Tanger jusqu’à Oran, à 450 km de distance ! Confirmez-vous cette anecdote ?
    J’ai lu également que le dernier glacier (du Veleta) a fondu en 1913. Le changement climatique ne date pas d’aujourd’hui hélas… Amitiés, Thierry

    Aimé par 1 personne

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