Les Açores, île de Sao Miguel : Furnas.

Ce matin réveil dans une ambiance bien particulière : feutrée, sans visibilité.

Il ne fait pas froid et la pluie a un peu de retard, ce qui nous permet un petit déjeuner en plein air.

Même si la pluie arrive elle ne va pas déranger l’activité qui est prévue à notre programme.

Vous ne l’ignorez point, les îles des Açores sont issues d’une immense éruption volcanique, la dernière a eu lieu de 1957 à 1958 sur l’île de Faial. Nous en reparlerons, car nous devons nous y rendre.

Pour l’instant nous prenons la direction de Furnas, ville qui se trouve dans une caldeira d’un diamètre de 14 kilomètres.

À 8h30 précise nous sommes devant l’entrée d’un paradis thermal. Les origines volcaniques offrent des piscines d’eaux chaudes, riches en fer au milieu d’une végétation luxuriante.

Nous attendent quatre piscines différentes permettant détente ou massage dans une eau sortant de terre avec force.

Les piscines ont des profondeurs différentes mais l’eau est toujours à la même température 39 °.

Dans ces eaux chaudes relaxantes, la pluie qui tombe ne nous dérange point, au contraire cela crée une ambiance particulière.

 La durée est limitée à une heure trente mais cela suffit largement, je suis sorti plus épuisé que lors de la rando de 26 kilomètres.

Puis nous partons au centre ville où la vie volcanique est toute proche, fumerolles, odeurs d’oeufs pourri, eaux bouillonnantes, source à 97°. La terre nous rappelle que face à sa force nous ne sommes pas grand chose. 

Boue bouillonnante
Des bulles, des petites bulles, l’eau bouillonne de partout.

C’est beaucoup d’humilité et de respect que nous ressentons dans un tel lieu.

Quelle contradiction la puissance avec ces fumerolles et ces eaux bouillonnantes, dominé par un parc avec la finesse de ces fleurs.

Une sonnerie mélodieuse nous  étonne, les cloches de l’église nous informe qu’il est midi.

C’est un autre rendez-vous qui nous attend.

Connaissez vous le cozido ?

Non ? Peut-être ?  Nous allons vous le faire découvrir et nous le dégusterons pour vous.

C’est un pot-au-feu composé de viande de bœuf, porc, poulet, boudin et chorizo avec des pommes de terre, carottes, patates douces, choux et ignames.

L’originalité vient du fait qu’il est cuit dans un trou par la chaleur volcanique pendant 6 à 7 heures.

La décoration de ce restaurant mérite d’être signalée. 

Ha ! L’époque du disque vinyl, je revois mon père poser délicatement le saphir sur le disque. C’est qu’on les manipulaient avec précaution car cela représentait un budget.

Enfin voici ce plat qui ravit nos papilles, nous l’accompagnons  d’un vin local qui lui est plutôt moyen.

J’aurais bien aimé voir ce matin le retrait des marmites. De toute façon, il est trop tard.

Nous constatons que sur de nombreuses étiquettes que ce soit le vin ou des pâtisseries apparaît un rapace qui pourrait ressembler à un vautour. Renseignement pris, c’est l’emblème de la région, le mot Açores en portugais signifie “ Autour des palombes.” C’est un magnifique rapace capable de voler dans une forêt. Je le connais bien quand nous avions notre ferme au milieu d’une forêt il venait de temps à autre nous voler une poule.

Notre repas clôturé, nous prenons la direction du lac qui a comblé le fond du cratère et il porte tout simplement le nom de lac de Furnas.

Cette fois-ci la météo se déchaîne: pluie battante, vent violent. Bon! Sur l’air d’une chanson connue, Laetitia fredonne :

🎶 Si tu vas aux Açores, n’oublie pas de prendre ton  poncho. 🪇🎶

En ce mois de mai, il faut compter environ 14 jours de pluie pour 40 mm d’eau.

Nous étions prévenus et pour l’instant la vie s’organise en notre faveur.

Il faut autre chose pour nous décourager et de toute façon il faut digérer, donc marcher.

Nous partons pour faire un demi tour du lac, tout simplement parce que le sentier sur une partie suit un bord de route. 

Avec la circulation, les voitures arrosent allègrement les marcheurs, nous préférons revenir sur nos pas.

Mais! avons-nous changé de lieu sans le savoir ? Serions-nous par magie arrivés dans la forêt de Brocéliande ? Car voici Merlin l’enchanteur !

Décidément c’est un sacré voyage que nous effectuons, à présent nous sommes face au Loch Ness en Ecosse ?!

Enfin les hurlements du loups nous ramènent dans cette luxuriante forêt presque tropicale.

Après les sculptures humaines, voici une sculpture naturelle où chacun imagine ce qu’il veut.

Par contre, la vue est bien bouchée alors nous apprécions ces fougères arborescentes ou encore cette magnifique fleur de marronnier.

Surprise nous sentons les mêmes odeurs d’oeufs pourris que ce matin. Des fumerolles apparaissent devant nous. Génial c’est le lieu où sont cuit les cozidos. On voit bien les trous dans lesquels sont placées les marmites.

De l’eau chaude, des boues bouillonnantes. En écoutant un guide présent sur les lieux nous apprenons que des trous se rebouchent et d’autres se créent. Celui-ci où la boue est en ébullition dans de fort gargouillement, date du mois de septembre 2023.

Celui-ci existe depuis septembre

Mais surprise une voiture arrive, deux messieurs pénètrent dans le secteur de cuisson. Nous assistons à la sortie de l’une des marmites.

Retour vers notre véhicule au pas cadencé et maintenant sous cette pluie battante, il nous faut trouver notre lieu de bivouac.

Nous descendons une route qui mène vers une plage à la pente de plus de 20%. Celle-ci se termine au niveau d’une petite aire de pic-nic, sous de magnifiques platanes.

La pluie cesse et nous pouvons monter tranquillement la tente. Mais l’accalmie est de courte durée et toute la nuit ce sont des averses qui déferlent.

A bientôt !

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