« Je suis face à un suicide collectif, non reconnu par l’humanité, mais organisé par elle-même, sous la pression des lobbies, du fric ou rien. Il faut faire de l’argent, peu importe si cela tue. Tous ceux qui nous dirigent suivent cette loi unique : accumuler la richesse même au prix de la vie. On ne cherche pas à améliorer la vie, biologiquement parlant, mais le pouvoir d’achat. L’important c’est de devenir milliardaire, même si cela signifie mourir pour cela. »
Citation de Gilles Clément, jardinier, botaniste, entomologiste et biologiste.
Une telle citation me permet d’embrayer sur un sujet qui me tient à cœur depuis quelque temps : l’IA.
Voici ce qu’exprime un certain nombre de chercheurs, scientifiques ou psychologues qui dénoncent l’oxymore que représente l’association de ces deux mots. Ariane Bilheran nomme l’IA de grosse machine algorithmique, cela resitue les choses.
Ce détournement du sens des mots à un nom : la novlangue qui a un but bien précis manipuler les citoyens.
Cela fait quelques années que l’on nous conditionne à croire que les outils, la voiture, un lave-vaisselle ou même un ventilateur sont intelligents.
Pour présenter un jouet et donner envie d’en user et abuser, rien de mieux que de faire croire qu’il est plus intelligent que tout être humain et surtout qu’il va nous aider à améliorer notre vie matérielle. Encore quelques flatteries aux paresseux qui somnolent en chacun de nous et c’est gagné. Les manipulateurs malhonnêtes empreints d’une soif d’argent et de domination du monde ont gagné. Ils ont réveillé l’ennemi numéro un des humains : la facilité.
Restant dans un esprit critique, je me demande si ce doit-disant outil incroyable, rapide et efficace ne fait pas partie de ce suicide collectif ?
Quand je mange une pâtisserie qui, de plus, est délicieuse, ma curiosité me pousse à en connaître les ingrédients.
Quand j’utilise une voiture, mon intelligence au strict minimum m’impose de savoir ce que je mets comme carburant.
Quand j’achète une maison, ma raison m’impose de connaître un certain nombre de données techniques comme la qualité de l’isolation ou savoir si elle n’est pas hypothéquée.
Je pourrais citer bien d’autres exemples de notre intelligence qui nous permet de prendre des mesures de sécurité.
Voyons la définition du Larousse : Intelligence ; « ensemble de fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. Aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances. »
Alors l’IA, qu’est-ce comme intelligence ?
C’est celle d’une poignée de milliardaires qui sont les seuls à maîtriser les paramètres de l’IA. Sans ces paramètres que peut-elle bien réaliser ?
Cette machine monstrueuse est un miroir aux alouettes, car il a déjà été prouvé qu’elle se trompe, qu’elle adapte ses réponses à la sensibilité de la personne qui s’adresse à elle. Moi qui suis écrivain, des éditeurs nous déconseillent d’utiliser l’IA pour les corrections de nos textes. Non seulement elle ne voit pas toutes les fautes, mais elle est capable d’en créer, car n’a pas toujours la compréhension du texte.
Mais alors quel est l’intérêt de cette machine, jusqu’à présent nous avions internet et cela fonctionait bien.
La réponse fuse : gagner du temps. Cela peut effectivement paraître intéressant si avec le temps gagné je réalise une activité créatrice.
Est-ce le cas ? Ne passe-t-on pas encore plus de temps devant l’écran chronophage ?
Il est évident que professionnellement elle va faire gagner du temps à des patrons pour encore réduire les effectifs. Même s’il est absurde, et pour certains métiers, dangereux de confier du travail à l’IA, à la photo-finish la suppression de poste qui agit favorablement sur les gains de productivité est vainqueur face à une qualité des conditions de travail ou de vie.
On est bien dans l’idée d’accumuler des richesses aux dépens de la vie.
Cette machine fourvoie les individus en répondant à une demande ou en offrant des images à une vitesse vertigineuse. Le cerveau se prélasse. Fini les recherches, la mémorisation, les analyses, l’esprit critique, il suffit de prendre ce que cet instrument veut bien nous donner comme vérité absolue. Le cerveau qui est un muscle incroyable se ramollit et va perdre de ses facultés très rapidement.
Personne n’ignore qu’il suffit de se casser une jambe et d’être alité quelque temps pour constater comment la musculature fond.
Un premier point, cette machine cache une poignée de milliardaires des différentes grandes puissances mondiales qui se mènent une guerre afin de pouvoir diriger le monde, manipuler les peuples, créer des famines ou des destructions massives comme ils l’entendent.
Ne serions-nous pas dans l’idée d’accumuler des richesses au prix de la vie ?
Le deuxième point est humain et environnemental.
Mais alors ces données, comment parviennent-elles dans ces machines ?
Ce sont des milliers de petites mains bien entendu des pays les plus pauvres qui quotidiennement nourrissent l’ogre artificiel.
Il est évident que leurs conditions de travail sont déplorables pour des salaires de misère.
Le coltan est un minerai indispensable tant pour nos portables que pour ces monstres de l’informatique. Il est extrait dans des mines du Congo où n’existent pas de mesures de sécurité. Des adultes, des enfants travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses pour quelques pièces d’euros par jour.
Je peux aussi vous parler des dégâts du lithium extrait principalement en Australie, Bolivie, Chili, Argentine qui pour être purifié va consommer des milliers de litres d’eau et qui du pays d’extraction vas rejoindre la Chine pour être transformée et repartir aux États-Unis, au Mexique ou au Chili pour construire d’énorme datacenter.
Aux USA, il y en a 3031 datacenter c’est trois fois plus qu’il y dix ans et il est prévu que le nombre se multiplie encore. Un bâtiment de l’un des nouveaux monstres a pour surface 15 hectares.
Il est facile de s’imaginer les surfaces de terres agricoles bétonnées, quant à sauver la biodiversité c’est devenu un gros mot.
Ces datacenter sont construits au Mexique, au Chili et aux États-Unis dans l’état de Géorgie, pays ou contrées qui sont déjà en détresse hydrique.
Au Mexique, dans l’État du Querétaro, depuis l’installation de ces monstres, tout est asséché. Les habitants se sentent impuissants, les agriculteurs quittent les terres qui sont convoitées pour un bas prix pour d’autres datacenter.
L’état profite de l’ignorance des populations campagnardes au sujet de l’informatique qu’il ne possède pas. On leur raconte que les sécheresses sont dû au climat et de ce fait l’eau ne coule que aléatoirement au robinet. La population stocke de l’eau dans des bidons, dans quelles conditions d’hygiène ?
On peut décrire la même situation pour le Chili.
Un cloud consomme en une journée l’équivalent en eau de ce que consomment 550 foyers mexicains en un mois.
Dans l’Etat de Géorgie par 40°c, l’eau coule à flots pour refroidir le datacenter, l’agriculteur qui est à quelques kilomètres voit ses 32 hectares asséchés et inutilisable. Pour eux qu’une solution partir mais pour où et pourquoi faire ?
La soif du numérique assèche les sols et assoiffe les peuples.
Les chiffres finissent par donner le tournis.
Un datacenter consomme en électricité l’équivalent d’une ville de 500 000 habitants.
Pour conclure une comparaison effarante, en moyenne des recherches sur internet consomment l’équivalent d’une bouteille de 50 cl d’eau minérale en une semaine.
Une seule recherche sur l’IA consomme à elle seule 50 cl d’eau minérale.
Ne serait-ce pas plus important d’investir dans le sauvetage de la vie biologique ?
Comme le dit Gilles Clément ; il faut faire de l’argent, peu importe si cela tue. Accumuler la richesse, même au prix de la vie.
Ne rien dire, ne rien faire, utiliser l’IA n’est-ce pas se rendre complice ?
Qu’en pensez-vous? utiliser l’IA n’est-ce pas participer à un suicide collectif ?
Préférons-nous être comme les trois singes de la sagesse ? Mais de perdre notre sagesse !

Mes sources viennent de France inter, France info, de discussion sur YouTube et de différents scientifiques. Je vous conseille un livre le totalitarisme numérique, d’Ariane Bilheran ou encore son entretien avec Luc Bodin. Lien ci-dessous.
https://youtu.be/VikbdcnZ5V4?is=H4ESIeLRoHYQptk2