Et pourtant…
Je ne vais pas en écrire long.
Un matin dans le soleil levant, émerveillé face à la beauté du ciel, au chant de ma cascade, à la danse des fauvettes jouvencelles, je me suis mis à rêver.



À rêver de ce que devrait être un homme d’État.
Nous avons beaucoup entendu parler de cette loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole.
Je ne veux pas vous faire un descriptif de cette décision politique vicieuse, menteuse et pernicieuse, d’autres sont mieux placés que moi pour expliquer les mots que j’emploie.
Moi j’ai retenu que l’on autorise à nouveau l’acétamipride.
Quelques décennies en arrière avec mon syndicat agricole, la confédération paysanne, nous étions arrivés à le faire interdire.
Pourquoi ?
C’est un produit très dangereux, prouvé cancérigène que l’on va retrouver dans les noisettes de certaines pâtes à tartiner qui réjouit les enfants.
Je vous donne quand même l’information qu’après l’arrosage d’un verger ou d’un champ de betteraves, on mesure des traces de ce produit dans un rayon de 10 km.
L’argument du ministère: tous les autres pays d’Europe l’utilisent.
C’est un peu comme si je disais pourquoi je ne violerait pas puisque c’est à la mode chez les stars.
Stop aux atrocités.
Voici mon rêve éveillé.
Un ministre doit œuvrer pour le bien des citoyens !
Je vois une délégation ministérielle se rendre à Bruxelles et tenter de convaincre leurs collègues européens d’interdire ce produit dans leur pays.
Si malencontreusement la délégation française n’obtient pas gain de cause, je les aperçois un peu dépités, mais gardant confiance, car ils savent que leur décision est juste pour le peuple de France.
La ministre devant tous les médias explique la dangerosité de l’acétamipride et elle refuse l’épandage de ce produit dans nos campagnes. Je l’entends sans étonnement, car je sais que cette femme est intelligente, responsable et humaine, nous informer en dénonçant la liste d’aliments qui vont être interdit de vente. Pour d’autres, vu les accords commerciaux, l’interdiction est compliquée, elle appelle au boycott de ces aliments.
Pour conclure, elle dit qu’elle est fière d’effectuer son travail avec intégrité pour la santé de toutes et tous et en priorité pour les enfants.
Un grognement brusque me sort de ma torpeur, non ce n’est pas une visite de la ministre, c’est mon ventre qui a cette heure matinale, à faim.
Sur la table du petit déjeuner, point de pâte à tartiner aux noisettes, mais une confiture de figues maison au sucre bio, cuisinée dans la joie et l’amour sous la surveillance d’une mésange.
Oui, c’est un rêve, c’est naïf, c’est utopiste. Tant que cela ?
Ne serait-ce pas le comportement de ces dirigeants politique, autoritaire qui n’est pas adapté ?
N’oubliez pas de découvrir mon livre.
https://librairie.bod.fr/kairos-pascal-thibaulot-9782322836840
