Le coucher de soleil est un événement naturel qui a énormément de succès surtout quand on peut observer l’astre disparaître dans les eaux d’un océan, de la mer, voire d’un lac.
Je suis un passionné du lever de soleil pour plusieurs raisons, la première, le fait que cela se passe tôt le matin dans un silence ondulant avec les prémices de la stridulation des insectes et le balbutiement du chant d’oiseaux.

Ce mouvement de l’astre s’élevant doucement au-dessus de la ligne d’horizon avec des changements de luminosité fugace, cela crée une résonance en moi très forte. J’ai la sensation de vivre une intimité plus importante avec le roi du ciel et son énergie.
Peut-être suis-je moins fatigué que le soir et plus disponible, plus sensible pour réceptionner la beauté et la poésie du moment.
Selon les jours, les mouvements du soleil dans les nuages, les brumes, le jeu de cache-cache de ses rayons déclenchent en moi une admiration, un ravissement, un étourdissement d’exaltation.
Il y a quelques jours, ces sensations furent suivies d’une invasion de sentiments surprenant pour un tel moment : tristesse, angoisse, colère.
C’est que dans le même temps mon cerveau me rappelait les orientations génocidaires que prend le gouvernement avec des travaux pharaoniques, usine de saumon, grand canal, etc., et surtout la construction sans limite de data center destructeur de la vie, de notre vie.
Les dirigeants politiques et les propriétaires de ces usines géantes de stockages portent cinq grandes responsabilités.
La première : aggravation du dérèglement climatique dû à des émissions importantes de gaz à effet de serre, consommation astronomique d’eau et d’énergie au détriment de la population.
La seconde, privation de villageois d’eau potable au Mexique, au Pérou, en Californie.
La troisième, exploitation humaine de petites mains pour introduire toutes les données au profit de peuple soi-disant plus riches. Financièrement, peut-être humainement, je ne sais pas.
La quatrième, transformation du magnifique cerveau humain aux ressources infinies en un limaçon amorphe perdant toute réflexion et sens critique.
La cinquième, perte de nombreux emplois, même dans des classes moyennes. Sont appelés à disparaître, avocat, comptable…
Alors, oui quelle tristesse quand depuis des milliards d’années le cycle : soleil, terre, lune fonctionne merveilleusement sans ces monstres algorithmiques.
Alors oui quelle colère face à cette beauté, cette harmonie de la nature que les êtres humains détruisent comme s’il s’agissait d’un vulgaire détritus.
Alors oui l’angoisse de se dire combien de personnes vont encore avoir l’esprit critique et la force de savoir contempler, s’émerveiller.
Alors oui, que dire ou que faire quand on voit l’humain perdre sa liberté en croyant au miracle avec ces IA (instruments artificiels) oubliant le sens de la lenteur et de l’effort choisi qui nous donne la liberté.
Alors oui, une inquiétude quand derrière sa cage thoracique on a un cœur et pas un roc et que je vois tous ces pitchounes quelque soit leur couleur de peau courir, rire, jouer, chanter insouciant et nous faisant confiance.
Alors oui, un océan de tristesse me submerge quand je mesure notre irresponsabilité, l’inconséquence de nos gestes pour cette enfance pleine de vie et d’espoir que nous sommes en train de détruire.
Si on faisait le bilan entre le positif et le négatif en se demandant que nous apporte L’IA ? Quelle amélioration dans la relation avec moi-même, mes sentiments ? Dans la relation avec mes enfants ? Donne-t-elle un sens à ma vie ? M’apporte-t-elle une joie de vivre ? Me procure-t-elle le sens de la satisfaction personnelle ?
Me donne-t-elle cet équilibre d’être heureux d’aborder la vie et d’acquérir la légèreté de la joie de vivre ?
Réfléchissez avant de vous engouffrer dans l’utilisation de n’importe quel jouet qui n’a d’intérêt que pour de futurs dictateurs.
Une solution, résister, boycotter, refuser, soyons des moutons noirs !
