La beauté de la révolte.






La beauté dans la nature est partout, elle est simple, il suffit d’être attentif et de savoir se laisser surprendre.

Surprenante ! Comme ces champignons qui, pour se faire remarquer, ont l’idée géniale de pousser au milieu d’une piste. N’est-ce pas ridicule de grandir au milieu des feuilles dans la forêt ? Qui peut vous admirer ? De l’originalité dans la vie, bon sang !



D’ailleurs, ils ont bien raison, comment grandir dans la forêt ou une bête monstrueuse se travesti en arbre, elle observe et attend qu’il soit mûre pour les croquer, il ne manque plus que son rire sarcastique.



Poussé par le peuple, le son des trompettes de Jéricho firent s’effondrer les murailles de cette ville, dixit un texte biblique. Ces petites nivéoles d’automne portent la couleur de la paix, elles savent que les chants de la jeunesse soutiennent l’insurrection de la nature et elles tirent leur laangue blanche a l’ironie du pouvoir qui déjà vacille.



La nature serait-elle un monde dangereux, violent et presque inutile que l’on veut inculquer dans les collèges et lycées ? Les vilains apportent avec force argument : si l’on n’épand pas des tonnes de désherbant, pesticides, insecticides et engrais, rien de bon ne pousse !

Il vaut mieux regarder par le petit bout de la lorgnette

et suivre la jeunesse qui réclament le retour aux sources de la beauté, de la contemplation et veut sortir du béton, mais voilà qu’on leur répond par des coups de bâtons.


Couper de ses racines, pour l’élève le vautour représente un ministre, un milliardaire ou un CRS, mais c’est un rapace qui dans le ciel maitrise l’art de l’aéronautique et avec grâce forme des arabesques pour que la jeunesse s’émerveille.



Ce n’est plus de l’émerveillement, mais de l’incompréhension. Comment dame nature a pu accouché de quadruplés et dire que peu de monde ne les remarque et se pose la question ? Seule prime l’abattage d’arbres et la construction de data center.



Mais savons-nous encore avoir l’esprit critique ? Ne sommes-nous pas déjà robotisés et l’extraordinaire ne remarquons plus ?

N’est-ce pas ce que réfute la jeunesse tant critiquée ?

Ils hurlent, ce monde est beau et nous voulons de l’humanité, de la joie et de la bienveillance.

Voulant accompagner cette rime, le ciel se grime pour accentuer le sens de l’incroyable, des jeux de lumière, la naissance de l’arc en ciel pour dans une grande simplicité resté bouche bée.



La pluie tombée devient source, en colère se grime en torrent sautant de roche en roche, dans un roulis de vortex, creuse, arrondi, perfore et chante dans une cascade pérenne la beauté de l’invraisemblable.



Cette jeunesse en révolte porte comme slogan dans une manif sur une pancarte en carton « le monde ou rien « il est facile de comprendre qu’elle veut un monde d’amour, de poésie et de beauté.

La nature dans ces multiples coups de colères, sécheresse, incendie, ouragan, coulée de boue, inondation exprime sa colère pour protéger sa beauté.

Une clameur unique et assourdissante s’élève et enveloppe la terre : jeunesse du monde je suis avec vous ! Créons le renouveau !

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