GR 15; 3ème et dernier jour

Ce matin reveil dans le fog🤔, je préfère dans une ambiance cotoneuse et feutrée.
Proche du fleuve, il était évident que la brouillard nous envelopperait.


Peu importe notre question ce matin, allons nous pouvoir passer la ribeira Vascão???
Sans tarder nous partons il nous reste un bon kilomètre sur un sentier de chèvre bien glissant avec l’humidité, avant de connaitre notre sort!!


Nous longeons la rivière, le courant est fort et le lit bien rempli, le doute nous assaille; mais sait-on jamais!
Des plots pour passer à guet?
Un endroit plus large où le lit peut s’étaler et le niveau d’eau pas très élevé ?
Une passerelle en pont de singe ?
Enfin nous y voici!


Rien de tout cela, face à nous une riviere profonde et impétueuse même pas la peine de se dire on enlève les chaussures et on traverse.


Trop profond et trop de courant.
On voit bien les flèches du côté de la région Alentejo qui nous invitent mais la rivière ne veut pas nous laisser passer!


Que pouvons nous faire?
Un détour jusqu’au village où nous trouverons un pont mais nous ne serons pas à l’heure pour le bus.
Revenir sur nos pas 11 kilomètres jusqu’à Alcoutim et prendre un bus ou un taxi jusqu’à Odeleite?
Pourquoi pas!
Il est 9h30 en regardant MAPS, nous sommes à 32 km de notre place de camping car par la route.
Dans cet arrière pays peu de circulation routière.
Un regard complice avec Laetitia et sans hésitation nous décidons d’effectuer notre retour pedestrement.
Sommes nous capable de parcourir 32 kilomètres à un bon rythme ?😝
Ce soir nous le saurons!


Pour l’instant nous empruntons un chemin qui va nous ramener à Cortes Pereiras , nous prenons un café dans le bistro du village où distanciation sociale ne fait pas partie de leur vie et retrouvons la route très peu circulante.


En attendant nous croisons un arbre tentaculaire qui aimerait nous saisir, un arbousier qui nous protège, des toiles d’araignées prenant des allures de broderie en cristal.

Les cactus aux épines acérées  heureusement sont retenus par d’anciens murets

Enfin le soleil perce et le bleu du ciel apparait magnifique tranchant avec le vert des prairies.


Passage obligé Alcoutim, un panneau de randonnée qui fait germer une idée dans nos têtes.
La traversée de l’Algarve??!!🤔😜🤗

Le Cabo de S. Vicente étant la pointe sud ouest du Portugal


Alcoutim c’est le Guadiana et l’Espagne en face.

Le covid nous empêchera de vivre une très forte poussée d’adrénaline, il existe une Tirolina Transfronteriza, une tirolienne qui relie l’Espagne au Portugal 720 mètres de long qui passe au dessus du fleuve a 80 km/h….😱


Il n’est pas encore midi, nous nous mettons comme objectif d’arriver au miradouro do Pontal pour le repas qui sera tiré du sac!
Soit encore 6 km, la montre en indique déjà 13 .
Et nous y arriverons!👍
Le temps de se restaurer, un peu de repos et il est 14 hoo il faut repartir, il nous reste encore 13 km.


Sur cette journée des petites leçons simple de la vie.
Les jours derniers nous aurions pu palabrer des heures sur des suppositions:
– Comment allait on faire pour ne pas se perdre sur les sentiers en Alentejo moins bien ou mal balisé.😳
-Comment allait on faire pour traverser cette rivière.😳
-Comment allait on faire avec des horaires de bus qui ne concordaient pas.😳
On allait faire si…..
De vouloir interpréter, deviner que de temps aurions nous perdu…
Vaut mieux parfois ne rien dire, faire des choses efficaces et interessantes pour soi que de partir dans des considerations inutiles.
Ou simplement profiter du silence!

Pendant le repas Laetitia me dit
– » ce matin quelqu’un m’aurait dit que nous mangerions ici à midi je ne l’aurais pas crû! »🙄
Vivons à fond l’instant présent, profitons de ce que nous avons là ici et maintenant.
Cela n’empêche pas d’avoir des projets, le nôtre était de rejoindre Mertola mais accepter qu’un obstacle se présente, accepter que ce dernier sera plus long à atteindre, avoir la capacité de changer l’objectif et ne pas y rester accroché coûte que coûte.
Notre journée de vie est une miniature d’exemple de ce que nous devons effectuer pour notre vie globale!


Quand on marche on met un pied devant l’autre, on ressent tout ce qui se passe autour de nous et profitons de tout et pas après pas si des difficultés se presentent le calme et la lenteur offre la solution.
Appliquer cette méthode dans la vie permet d’apercevoir les signes qui guident vers le bon chemin.


Notre retour à pied nous aurions pu nous la jouer cool en prenant un bus ou un taxi, ne faut-il pas se lancer dans la vie des petits défis ?


En marchant je me disait que bon nombre de personnes ne seraient pas satisfaite de marcher sur une route.


Là encore il faut savoir assumer ses décisions et si on est d’accord qu’il y a choses plus agréables, j’apprécie cette dernière et profite de l’environement qui m’entoure tel le village de Laranjeiras et le fleuve.


Je regarde ce retour comme une compétition sportive face à nous même.
De même manière lorsque je courrais le marathon ce n’était pas une bataille contre les autres mais avant tout contre moi même et je pouvais être plus heureux d’avoir atteind mon objectif que de terminer premier.


Un dernier regard sur le Guadiana, nous allons nous en éloigner il reste 3 kilomètres avec une montée et nous retrouverons notre maisonette.


Arrivé 32 kilomètres en 5h50 avec quelques pauses bien entendu et une moyenne de 5,5 km/h!
Nous sommes très satisfait et arroserons cela comme il se doit.🍻🤗

3 commentaires sur « GR 15; 3ème et dernier jour »

  1. Quelle aventure ! Belle marche bien coordonnées entre vous deux, avec le sentiment d’avoir pris la bonne décision. Restaurez-vous bien car vous avez du griller pas loin de 2000 kcal 🙂 !
    Et bonne fête de Noël ! Amitiés Thierry

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