LE VENT

J’ai écrit ce texte en juin 2019 alors que nous étions en Suède, nous avions du vent depuis le nord de l’Allemagne. Ce fut pour nous une belle leçon que de vivre avec lui aussi longtemps et encore bien plus longtemps car il est resté avec nous dans toute la Scandinavie et nous l’avons bien retrouvé en Espagne.

Alors voici ce qu’il m’a soufflé, écoutez il est souvent porteur de message.

Nous vivons avec le vent presque depuis notre départ et nous savons qu’il va nous accompagner tant que nous serons dans les pays Scandinave.

Il est courant de dire que le vent est le pire ennemi du cycliste.

Mais pourquoi un ennemi?

Le vent est partie intégrante de la nature et nous ne sommes que des invités dans sa cour!

Que représentons nous sur nos vélos face à sa force, ses bourrasques qui ne sont que des coups de gueules?

Si je veux me battre avec lui, appuyer plus fort sur mes pédales pour garder mon rythme, très vite c’est lui qui me vaincra, épuisé ne pouvant plus avancer, il me balayera alors comme un fétu de paille.

Le vent doit devenir notre ami un compagnon de voyage car je peux pester, râler, m’énerver, je m’épuiserai psychologiquement et il aura gagné !

Il faut se faire adopter et se réjouir de sa présence qui chasse les nuages et nous évite des journées de pluie.

Car avec le vent même froid je peux toujours profiter de la nature, des paysages voir m’arrêter pour prendre une photo. Je trouve toujours un endroit où je peux m’abriter pour casser la croute ou faire un besoin.

Mais quand les ténèbres lâchent leurs larmes voir des sanglots et que ceux ci viennent fouetter notre visage, que cette eau s’infiltre un peu partout même avec de bons équipements à ce moment la vie du cycliste devient pénible.

Le vent vient chanter à nos oreilles la vie de la terre, ou encore comme une complainte nous demande de faire réagir nos concitoyens pour plus de respect de cette dernière. Le vent chaud caresse notre peau et le vent froid vient nous aguerrir et nous prouver notre force. Le vent de face est un bon entraînement physique de résistance pour mieux gravir par la suite les fjords et les cols !!!

Quand la rafale nous prend, il ne faut pas hésiter à diminuer sa voilure comme dirait le marin , pour nous cela signifie mouliner, accepter de ralentir pour mieux continuer quand la rafale sera passée.

Mais le vent est aussi un précieux allié lorsqu’il nous pousse et sans fatigue nous avalons les km avec gourmandise.

Alors le vent ennemi?? Non élément naturel avec qui nous devons vivre en paix pour gagner en force!!!! »

Il est encore plus rapide que le lièvre ou le chevreuil, alors Laetitia a illustré ce passage…et si vous avez du vent chez vous, donnez lui un message il nous le transmettra!