Flânerie dans Strasbourg

Strasbourg ma ville de coeur!

Les espaces où je me sent bien, sont des lieux de nature sauvage, isolés mais,car dans toute histoire il y à fréquemment une exception à la règle.

Voici la mienne, j’aime occasionnellement m’immerger dans ma ville de coeur : Strasbourg.

J’y ai vécu et travaillé quelques années, j’ai connu la transformation de ville polluée, aux embouteillages interminables en ville paradis du vélos avec un réseau cyclable important.

J’ai vu son centre se muter petit à petit en un important secteur piétonnier où il fait bon flâner, boire une bière et manger un bretzel sur l’une des innombrables terrasses et profité de la riche gastronomie alsacienne.

Strasbourg c’est la capitale de l’Alsace, de l’Europe mais pour moi, grâce au tramway qui depuis peu se rend directement en Allemagne et après le vécu des deux dernières guerres, c’est aussi le symbole de la paix Européenne.

Suivez moi à la découverte de cette ville que l’on repère de très loin dans la plaine, depuis la montagne Vosgienne et même la forêt Noire Allemande grâce à la flèche unique de la cathédrale de 142 mètres de haut. Ce fut le plus haut édifice du monde catholique de 1647 à 1874.

Cette cathédrale gothique fut construite de l’an 1220 à 1365 sur du limon et de l’argile, renforcé par des pieux en bois enfoncé dans la nappe phréatique.

Il y a quelques années il fallu coulé des M3 de béton car certain pilier s’affaisaient.

Les premiers plans étaient basés sur le modèle de Notre Dame de Paris, avec deux tours carré puis au quinzième siècle l’espace entre ces tours fut comblé par une magnifique rosace et l’unique flèche fut érigée.

La cathédrale fut protestante pendant la réforme de 1517 à 1679.

Elle garde une énigme qui se passe deux fois l’an. Le rayon vert! A 11h38 au moment de l’équinoxe de printemps et 12h24 pour l’équinoxe d’automne; les rayons du soleil traversent un vitrail qui crée se rayon visible peu de temps.

Les tailleurs de pierre n’étaient pas très croyant et à l’insu des religieux  qui ne pouvaient se passer d’eux, ils sculptaient des statues profanes. Dans la photo ci-dessous vous pouvez observer : un bouc avec une belle érection et un individu dont on ne voit que l’orifice anal entrain de défequer. Ce genre de sculptures sont nombreuses sur l’ensemble de l’édifice.

Il y aussi le dragon qui porte bonheur!

En face de la cathédrale le Buchmesser ou « le mesureur de bedaine » datant de 1567. À cette époque, les membres du conseil le jour de leur serment, faisaient ripaille et le soir ils mesuraient leur tout de taille en passant entre le mur et le pillier soit un espace de 35 centimètres.

Alors Messieurs si un jour vous venez à  Strasbourg visiter le secteur de la cathédrale le matin afin de réussir le test du pillier de la minceur car après une choucroute garnie, une part de munster et une belle portion de forêt noire vous risquez d’avoir des problèmes lors de ce passage étroit!

Toujours place de la cathédrale la maison du Karmmerzell richement décorée  date du XVI ème siècle. Elle porte le nom du bourgeois qui l’a fit construire.

Dans les rues de Strasbourg il faut marcher le nez en l’air afin d’observer les toits et leurs fenêtres en chien assis qui permettaient de faire sécher le grain.

Vous verrez aussi une multitude d’enseignes parfois originales.

De nombreux commerces même en dehors de la période de Noël décorent leur façade.

A droite et face à  la cathédrale une porte originale que de nombreux touristes ne voient pas.

Strasbourg c’est aussi un mariage avec l’eau, construite sur la rive du Rhin, elle est traversée par la plus longue rivière d’Alsace, l’Ill. Plusieurs affluents traversent différents quartiers ainsi la ville est constitué de plusieurs îles dont le centre historique.

L’eau et la flèche de la cathédrale  suivent le cour de ma déambulation.

Dans la grande rue, la droguerie du Cygne l’une des plus ancienne droguerie de France ouverte en 1868. On y trouve les petits rien dont on a besoin.

Les ponts couverts datent de l’an 1230, à l’époque en bois ils prptegaient l’entrée de Strasbourg. Après un incendie, ils furent reconstruit en pierre et les tours servirent de prison.

Une histoire raconte qu’un jour l’un des bourreau fut condamné à mort. La sentence prévoit de lui couper la langue et percer les yeux avant d’être décapité. En tant qu’ancien bourreau il avait des relations et obtint d’être d’abord décapité puis application des autres peines.

J’arrive dans le quartier le plus touristique, la petite France. A l’époque féodale c’était un quartier pauvre, aux mauvaises fréquentations.

Au XVI ème siècle, ce fut le quartier des tanneurs. Il doit son nom à un établissement qui soignait les soldats d’une maladie nommé  » le mal Français  » qui n’était autre que la syphilis.

L’Ill, des canaux,

des écluses, des ruelles étroites pavées, des maisons mettant en scène des colombages à géométrie variable 

et un toit ouvert pour le séchage des peaux , voilà la petite France.

L’Alsace fut occupé de 1871 à 1918 par les Allemands, les bâtiments construits lors de cette période sont facilement repérable avec une architecture style neo-renaissance comme l’ancienne caisse d’épargne construite entre 1901 et 1903.

Je vais suivre l’Ill emprunter le quai des batteliers, nouvelle zone piétonne apprécier de la jeunesse étudiante.

Strasbourg ville étudiante internationale, 66 000 étudiants dont 9200 étrangers, cela apporte un cachet à la ville avec des accents et des langues chantant et résonnant dans ces ruelles centenaires.

Je passe devant le palais Rohan construit pendant 10 ans à partir de 1732 par le prince évêque de Rohan.

De style classique ce fut le palais épiscopal puis à la révolution une prison, une école militaire et maintenant un musée.

Me voici place de la république, entouré de magnifique bâtiment dont le Palais du Rhin, le théâtre national de Strasbourg, la préfecture et la bibliothèque universitaire.

Le théâtre

C’est le quartier du Neustadt, la nouvelle ville. Lors de l’occupation de 1871 les Allemands voulaient que les Alsaciens abandonnent leur culture afin de devenir de bons et vrai germaniques.

Pour cela ils eurent l’idée de construire une nouvelle ville dans l’espoir que les Strasbourgeois abandonnent le vieux centre ville.

Cette politique ne fonctionna pas et c’est une résistance qui s’organisa dans toute l’Alsace pour refuser la germanisation.

Dans le parc de cette place, 4 ginkgo biloba grandioses

dit aussi l’arbre aux 40 écus qui tire son origine des feuilles qui prennent une couleur jaune d’or en automne. Les feuilles ont l’originalité d’être en forme de pattes de canard.

En retournant vers le centre ville je passe devant la banque de France qui en 1792 était la mairie.

Dans le salon du maire cette soirée du 25 avril 1792 l’officier compositeur,  auteur Rouget de Lisle chante en avant première  devant le maire et d’autres personnalité un chant de guerre qui devint l’hymne nationale « La Marseillaise« .

Une petite place tranquille, la place St Etienne arborée avec une statue presque cachée dans les feuillages le « Meiselocker« , le charmeur de mésange. C’est une histoire qui ressemble au joueur de flûte de Hamelin.

Me voici place Kleber, la place du grand sapin de Noël. Le coeur du centre ville avec un imposant bâtiment en grès rose, l’aubette, bâtiment militaire en 1770 les soldats à l’aube venait prendre les ordres pour la journée.

C’est à partir d’ici que fut réalisé la grande percée. De 1907 à 1913 de nombreuses maisons furent détruites pour la percé de grands boulevards. Cette politique était menée à des fin hygiéniste, sociale et de développement.

Sur cette même place Kleber et dans les environs de grandes bâtisses de grès rose jouxtent l’architecture moderne qui en 1973 créa un débat animé.

La maison rouge une auberge datant de 1253 à l’architecture typique et malgré son caractère historique et remarquable fut détruite pour la construction pas très judicieuse à mon goût d’une halle commerciale.

Strasbourg, capitale de Noël avec tout au long de l’année son magasin un « Noël en Alsace ».

Dans cette période exceptionnelle, tous les adultes redeviennent enfants et quelque soit la nationalité, les regards sont tous les mêmes, comblés d’émerveillement.

Comment oublié cet attentat du 11 décembre 2018 où les lumières qui scintillaient dans les yeux se transformèrent en larmes.

Je pourrais vous emmener encore dans de nombreux lieu intéressant, le parc de l’orangerie et le quartier des instances Européennes aux bâtiments futuristes.

Le secteur des deux rives ancien port avec des dock.

Les différents ponts franchissant le Rhin et le jardin des deux rives

Ma balade s’arrêtera là pour aujourd’hui car je suis rassasié de la ville et il me tarde de retrouver le calme des forêts de feuillus.

Nous aurons la chance de voir des chevreuils et une biche, d’entendre le coucou et un pic vert. La ville est belle mais elle devient vite fade, face à  la grâce de la nature.

Et toujours dans l’idée de partager nos expériences et connaissances, je vous invite à aller sur notre chaîne You Tube :

2 commentaires sur « Flânerie dans Strasbourg »

  1. Jolie balade dans la capitale de l’Europe et très instructive de surcroît ! Merci pour les nombreux commentaires et belles photos.
    Thierry

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