Direction la Sierra Nevada à vélo! Étape 7

Deux étapes en une, suivez moi :

un coup de colère et un acte d’amour.🤔

Ce lundi matin, les nuages remplacent le ciel bleu immaculé de ces derniers jours. Cette nuit quelques goutes de pluie ont mis la révolution sur notre campement alors que nous dormions à la belle étoile. Nous avons monté la tente en catastrophe, c’est facile quand on connaît bien le montage et que l’on est coordonnés.

Nous déjeunons au sec malgré un ciel peu engageant et nous repartons sur la via Verde..

qui se présente comme un faux plat montant avec le vent face à nous. Pas facile de commencer la journée de cette manière.

Nous voici à la ville de Lucena, nous passons une zone artisanale dont nous sortons écoeurés et avec une incompréhension démesuré de cette société!

Une petite zone autour de petites entreprises où des déchets et autres matériaux en décomposition pourrissent. Mais comment les chefs d’entreprises ou d’ateliers peuvent regarder un tel spectacle sans rien dire ?

Il y a deux jours cherchant notre bivouac autour du barrage si je devais faire la liste de toutes les salletées que nous avons vu, c’est impensable, incroyable, inimaginable.  Cela va du chiote ( je suis volontairement vulgaire) à ciel ouvert à la chaise longue qui se désagrège etc. Et je ne vous parle pas des fossés de bord de route et quand on pense que dans toute l’Europe c’est un spectacle identique.

Pourquoi en Allemagne les bouteilles plastiques sont consignées et dans les pays Scandinaves en plus de celles- ci les canettes en fer aussi?

Dans ces pays, les bords de routes sont plus agréables à regarder. Le pays le plus propre que nous ayons parcourus c’est la Suède.

Pourquoi ce qui est possible dans les pays du Nord ne l’est pas dans les pays latin?

Pour nous, il est évident que la terre ne peut plus absorber tout cela. Et plus nous allons être nombreux, plus les déchets vont trainer, être jeté n’importe où. Mais quand même une question comment des Êtres peuvent- ils être aussi sale, irrespectueux ? Sûrement qu’ils ne s’aiment guère et ne doivent pas vraiment se respecter ? Monde moderne nous dit-on, sûrement mais dans l’individualisme et là c’est bien chacun qui est responsable et l’éducation que nous transmettons.

La courtoisie c’est tellement agréable tel cette dame dans un rond point qui à la priorité et sous une pluie battante, nous laisse passer avec un grand sourire. C’est cela qui donne de l’espérance !

Pour moi la terre, l’univers ne peut que se rebeller contre ce bipède qui se croit tout permis, se goinfre et méprise toute espèce de vie. Personnellement messieurs les laboratoires, je pense que des vaccins vous pouvez encore en inventer de nombreux car les épidémies et les catastrophes naturelles ne sont pas fini!

Mais où trouver l’espoir ?

  • Dans nos gestes quotidiens
  • dans les actes envers les autres.
  • Nous sommes nombreux à y croire, mais c’est une masse invisible.
  • Dans notre voyage nous avons croisé de nombreuses personnes formidables ne souhaitant que la paix tels Paula et Noberto, les gérants de l’Ecopark où nous avons posé notre base pour les périodes sédentaires.

Reprenons la route, après une belle montée nous arrivons à Rute. Ville au sommet d’une bute qui se trouve sur la route de l’anis.

Le ciel ce noircit, une descente équivalente à la montée nous attend,

nous dominons un océan de vergers d’oliviers.

Et voici le barrage Iznájar du même nom que le village qui le domine.

Avant le pont, il y a des bancs, mais voici une averse courte qui est un avertissement de ce qui nous attend cet après-midi. Nous remercions les cieux car nous mangeons et pouvons « siester » au sec.😘

Nous passons le pont qui enjambe le barrage et deux festivités commencent, une succession de cols de 3 à 4 kilomètres de long avec des pourcentages oscillants entre 6 et 8 % accompagné d’une belle pluie.

Nous sommes venu dans cette région pour la montagne, elles sont là et nous observent pour admirer notre persévérance.

Celle-ci n’est pas prête de nous abandonner et certain champion lors d’une victoire se font arroser de champagne nous ce sont les eaux divines qui nous congratulent ! Les côtes bien sévères nous font transpirer, nous abandonnons nos vêtements de pluie et ne craignons point ces gouttes qui nous rafraîchissent. Il faut penser à ce couvrir pour la descente.

Au passage de ce col, nous avons un panorama exceptionnel sur la vallée.

Et voici où nous sommes, 16 kilomètres après le passage du ponts indiqué en orange et deux cols de gravis.

Même sous la pluie nous savons apprécier.

S’ensuit une longue descente et il est temps après 75 km et 1234 m de D+ de trouver notre lieu de bivouac.

Cela semble compliqué au milieu de ces vergers d’oliviers ou pas un seul brun d’herbe ne pousse. Impossible de s’installer dans ce sol terreux devenu collant avec la pluie. Voici un verger enherbé, c’est une invitation, aucunes tergiversations, Laetitia part en reconnaissance et trouve une belle plate forme à l’abri des regards.

Mais la pluie reprend et après un essai, impossible de souper en plein air, cela faisait longtemps que nous n’avions pas pris un repas dans notre cabane.

Qu’est ce que je dors bien sous la tente et ce n’est pas le chevreuil qui a aboyer à deux pas que Laetitia à entendu qui m’a réveillé. Dans la nuit après un grand coup de vent la pluie ne s’arrêtera plus. Remballer et démonter sous une pluie battante demande une rapidité et surtout une organisation que nous commençons à maîtriser.

Nous sommes à une dizaine de kilomètres de Loja où nous avons décidé de prendre le train jusqu’à Grenade. Quand on voit le paysage, il est vrai qu’il n’y a pas grand intérêt à rouler dans un tel environnement.

Après 15 kilomètres trempé à l’exterieur par la pluie et à l’intérieur par les côtes qui nous firent transpirer, voici la station et là drôle de surprise tous les bagages doivent passer au scanner.

Sereinement je démonte tout pendant que Laetitia tente d’acheter un billet au distributeur automatique et tout se passe bien. Sauf quand passe notre sac cuisine, l’agent de sécurité présent demande qu’on l’ouvre car il y a une arme. Laetitia arrive à ma rescousse, bien sûr c’est mon poignard qui a crée l’alerte. L’agent sort son mètre et il est trop long, interdit!

Deux solutions :

-on repart sous la pluie pendant 50 kilomètres

– ou le poignard qui est un cadeau part lui à la destruction.

Dilemme, nous hésitons enfin non. Moi j’hésite, mais mon alter ego a déjà choisi le train plutôt que la pluie. Alors comme l’aigle, je m’élève et que vaut un attachement matériel contre un amour inconditionnel ??

Vais-je égratigner le ciel bleu azur et illuminé d’un soleil radieux qui m’apporte l’harmonie, la sensualité, la complicité qui nous lie pour un couteau ordinaire ?

Mon coeur noble décide et de la tête, je donne l’accord pour la destruction sans aucune larme à l’oeil.

Le plus surprenant, l’agent de sécurité vient vers Laetitia et lui dit qu’il faut acheté le billet dans le train c’est moins cher. Moi en tant qu’ancien cheminot j’ai un doute, mais faisons confiance.

La vie continue à nous sourire, car voici le train et c’est l’équivalent d’un TGV français. Le contrôleur nous aide à monter et une fois à l’intérieur il nous dit que normalement on a pas le droit de monter avec des gros vélos chargé, mais bon pour une fois… et effectivement le billet sera moins cher de 0,40 centimes.

Arrivé à Grenade, la pluie est toujours bien battante. Nous bénissons les outils du monde moderne, grâce à Google maps en 5 minutes nous arrivons à notre lieu de location. Un sympathique appartement au rez de chaussé avec une cour intérieure.

Nous pourrons y laisser nos vélos en toutes sécurité pendant que nous visiterons la ville. Nous apprécions de pouvoir prendre le train et louer un appartement sans contrôle sanitaire.

Prochain départ velocypledique samedi matin avec une surprise qui nous tient à cœur.

Pour ceux qui aime les chiffres, depuis 1 semaine, nous avons parcourus:

630 km pour 37h22 sur la selle du vélo et 8249 mètres de montée soit de dénivelé positif.👏

En attendant dans les prochains jour je vous invite à découvrir avec nous Grenade.

Et n’hésitez pas à nous laisser un message cela nous fait plaisir, nous anime et motive. Le texte et les photos sont de mon ressort quand à la correction et la mise en forme c’est Laetitia.

A bientôt

7 commentaires sur « Direction la Sierra Nevada à vélo! Étape 7 »

  1. Bonjour à vous deux
    Toujours très plaisant de lire le récit de vos randonnées.
    Petite, ayant la même tente que vous, de quelle façon démontez-vous votre sous la pluie ?
    Jean Yves également ancien cheminots :-))

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    1. Bonjour cher collègue ,

      J’ai travaillé à la SNCF pendant 20 ans et j’ai été contrôleur de route. Cela m’a beaucoup plut, puis l’ambiance s’est dégradée et j’ai préféré partir.
      Concernant la tente le démontage sous la pluie ne peut s’effectuer qu’à la condition que tu es le tapis de sol gris MSR avec les attaches pour les arceaux.
      Nous avions hésité à l’acheter, car plus de 50€ nous paraissait très onéreux, mais c’est très pratique.
      Lorsqu’il pleut tu maintiens le double toitt avec les arceaux qui restent dans les attaches de ce derniers et tu démonte sous le double toit la moustiquaire.
      Avec ce système tu peux aussi monter ton double toit sans monter la moustiquaire. tu peux dormir à l’air frais, mais il y a un risque d’averse ou une forte rosée.
      Nous restons à ta disposition pour plus de renseignements.
      Le seul soucis que nous rencontrons c’est une forte condensation intérieur dû à notre corps pendant le sommeil.
      Bien cordialement
      Pascal

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  2. Mille félicitations pour votre persévérance et pour toujours voir le côté positif. Les jours de pluie, cela ne devrait pas être facile, mais vous trouvez toujours une solution. Bonne visite à Grenade.
    Paula et Norberto

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    1. Bonsoir Paula et Noberto,

      Merci beaucoup, c’est vrai que la pluie c’est ce que nous aimons le moins en vélo. En plus mes freins étant usé ils ne fonctionnaient presque plus. Il me fallait bien anticiper.
      Si nous trouvons les solutions c’est justement parce que nous restons positif et faisons aussi confiance à la vie.
      Demain 8heures 30 visite de l’Alhambra !
      Belles soirée
      Pascal

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  3. Merci pour les conseils de démontage de la tente, j’ai la même MSR Mutha Hubba et même si je ne l’ai jamais démontée en cata, je me demandais comment je ferais sous des cordes 🙂 !
    Je suis très impressionné par votre embarquement des vélos dans le TGV, le passage des sacs au scanner, la question de l’arme et le coup du billet soi-disant moins cher dans le train.
    La grosse pluie à vélo, c’est le plus ennuyeux à vivre, pas marrant en effet. On l’a tous vécu et ce ne sont pas de bons souvenirs.
    En tout cas, bravo pour les perf, vous avez bien mérité votre petit cocon de repos à Grenade. Vivement vos photos de cette belle ville arabo andalouse.
    Thierry

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