Andalousie à vélo : La Sierra Nevada étape 3

Ce matin nous partons pour une étape tranquille, il nous reste une quinzaine de kilomètres pour atteindre Guadix. La météo orageuse nous impose un arrêt de quelques jours avant de nous enfoncer un peu plus dans la Sierra Nevada.

En montagne si on veut  profiter de la nature, des panoramas il faut que le temps soit clément.

Au sommet d’une côte je remarque au bout d’un chemin de terre un petit tunnel, cela attise ma curiosité.  On laisse nos vélos en bord de route pour voir cette originalité et nous arrivons sur une plate forme où le paysage est un premice de ce qui nous attentd et que nous ignorons complètement.

Des cavités creusées dans ces petites falaises mais qu’est ce que cela signifie ?

Nous sommes amusé par ce terre plein maintenu pour le poteau électrique dans une parcelle de vigne

A l’entrée du village de Graena un panneau qui rappelle  » non au violence sexiste « , fréquemment en Espagne nous distinguons ce genre de panneau où il peut être aussi écrit  » stop au violence machiste « . Et cela ne concerne pas que l’Espagne malheureusement.

Un peu plus loin nous nous  arrêtons étonné de ce que nous voyons, le village de Purullena entouré d’une dentelle de falaises.

Nous savons que dans la région il y a des maisons troglodytes, mais n’en serait-ce pas une ?

C’est vraiment bizarre cette région, une maison troglodyte installée dans une taupinière.

A notre droite une piste de sable et cailloux nous mène au mirador Marchal. On hésite un peu vu l’état de la piste, nous avons déjà fait souffrir nos vélos dans le Pico Veleta. Ils sont solide mais il ne faut pas exagérer!

Cependant, une petite voix intérieure nous pousse à effectuer ce détour de 4,6 km. Nous voici engagé, après 3 km on se demande bien quel est l’intérêt de ce mirador. Nous traversons une longue forêt de pins et on a la sensation de se retrouver dans un désert.

Nous voici sur une plate forme

Et nous halucinons devant ce que nous voyons, c’est impressionnant ce travail de la nature.

Mais nos mirettes s’écarquillent face à…

Nous ne nous attendions jamais à.. comment dire ? Une telle vue ? Panorama ? Spectacle ?

Une œuvre gigantesque de la planète.

Devant un tel lieu que dire, si ce n’est rester bouche bée et laisser monter en soi l’extase avec un sentiment de vénération envers ces millions d’années d’érosion qui continue. Et pourtant dans cette formation géologique exceptionnelle certain n’ont même pas une once de respect.

Mais laissons là les aveugles et ignorants et ne nous laissons pas envahir par la colère qui pourrait poindre, il est plus intéressant de comprendre ce qui s’est passé en ce lieu.

Nous sommes aux badlands de Guadix, un mystérieux paysage lunaire, vieux de 1,8 millions d’années. A l’époque ce bassin est fermé et entouré de relief, le mécanisme de l’érosion le comble doucement de sédiments.

La pluie et toutes les intempéries créèrent des incisions progressive et cela forme des conduits tubulaires verticaux.

Qui sont de plus en plus grand et dans lesquels se glissent des matériaux peu consolidé.

Les fissures sont bouchés par le limon et l’argile.

L’eau se retrouve prisonnière m, s’infiltre à l’horizontale et cela forme des trous de vidange.

Toutes ces matières instable s’effondrent et nous donne ce paysage.

C’est un territoire unique dans le monde à grande valeur scientifique.

Des gorges, des canyons, des ravins abrupts, des crêtes argileuses

C’est un désert naturel, aux couleurs pouvant faire pâlir de jalousie le grand canyon.

Le travail d’érosion se perpétue et les falaises continuent de s’effondrer.

Voilà ce que nous représentons face à l’immensité !

Merci à la terre pour cette merveille et ses instants. Nous avons du mal à quitter ce lieu, c’est ensorcelant.

Le pico Velleta est toujours entrain de nous surveiller.

A gauche, le plus éloigné et pointu

Mais les nuages se remplissent, se gonflent et noircissent il est temps de penser à rejoindre la ville.

Retour sur cette piste qui demande adresse pour éviter cailloux et passages sableux.

Et aussi les horeurs humaines ! Comment peut-on ? Mon cerveau est incapable de comprendre.

Nous voici à Guadix et le prochain reportage sera encore étonnant, car nous arrivons dans une ville incroyable. A ce moment nous disons merci à la météo orageuse qui nous impose un arrêt, car sans cela nous serions passé trop rapidement, avec une seule envie au ventre fuir le bruit, le monde et retrouver la montagne.

Un beau cadeau de la vie et nous trinquons pour la remercier.

7 commentaires sur « Andalousie à vélo : La Sierra Nevada étape 3 »

  1. Wow! Incroyable les paysages. En effet, la nature est exceptionnelle. Nous nous sentons si peu quand nous contemplons ces vues. Encore bravo pour votre ténacité. Ne jamais abandonner contre vents et marées.

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    1. Salut à tous les deux,

      C’est magnifique nous prenons beaucoup de plaisir. Et encore de grands paysages nous attendent.
      C’est cela savoir ce que l’on veut et persévérer.
      En souhaitant que tout se passe bien à l’Ecopark et qu’il y est un peu de clients.
      Bises de nous deux
      Pascal

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  2. Magnifique reportage ! Le hasard fait bien les choses, vous découvrez un lieu unique que vous ne cherchiez pas et vous nous transportez 2 jours après au fin fond des USA dans le Bryce Canyon. Magie des rencontres et de la technologie intelligente.
    Ces photos sont spectaculaires, merci beaucoup, et les commentaires tout à fait appropriés devant les salissures choquantes pour tous ceux qui savent rester humbles et respectueux des forces de la nature.
    La suite vite !
    Thierry

    Aimé par 1 personne

    1. Salut Thierry,

      J’aime beaucoup cette citation d’Albert Einstein qui dit  » le hasard c’est Dieu qui se promène incognito ».
      Merci oui ce fut un moment extraordinaire . Espérant ne pas te décevoir pour la suite.
      Amicalement
      Pascal

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