Andalousie à vélo : Randonnée à Trevélez dans la Sierra Nevada étape 8

Réveil à la nuit et dès le lever du jour nous sommes au départ de notre randonnée. Premier objectif:

las Siete Lagunas

les sept lagunes à 2800 mètres d’altitude.

Le soleil est encore caché par la montagne et nous montons à la fraîche, heureusement car cela monte raide dans le pentu sur de très beaux sentiers pavés. Quel travail !

Les premiers rayons rasant illuminent le versant de notre montagne

Et voici l’astre luisant qui s’extirpe de derrière un massif

Très rapidement, il se met à faire chaud, mais cela ne coupe en rien notre entrain et nous montons d’un bon rythme.

Nous pénétrons dans une forêt de pins, un peu de fraîcheur c’est bien agréable, depuis le début de cette ascension le paysage alterne:

  • Nous sommes passé à côté de cultures de tomates cerises a environ 1700 d’altitude avec beaucoup d’étonnement.
  • Puis quelques parcs à chevaux
  • De nombreuses parcelles laissées à l’abandon
  • enfin, cette lande avec une herbe rase et voici l’étage de la forêt.

A la sortie de celle-ci, les sommets nous entourent, un léger vent chante à nos oreilles, l’immensité nous envahit

Un frissonement d’excitation nous traverse, nous poussant à repartir afin d’aller rejoindre ces crêtes qui taquinent l’horizon.

Nous nous enfonçons dans un vallon, un torent dont l’eau saute de pierres en pierres créant un tumulte dans le grand silence de la montagne. En face de nous s’élève une falaise rocheuse rougeâtre. Nous venons de passer les 2000 mètres.

Et dans toutes mes randonnées en montagne, c’est un moment exceptionnel, car j’ai beau scruter l’escarpement je ne distingue aucun sentier. Et la sempiternel question me vient:

-Mais par où pouvons nous bien passer?

Cela créé en moi une exaltation, car je sais que l’on va passer quelque part, mais chaque fois c’est comme un secret qui se dévoile au fur et à mesure de notre avancée.

En attendant, c’est un sommet qui joue avec la lune!

En ce jour nous sommes surpris, car nous ne pensions vraiment pas que le sentier longerait ces cascades.

Mais c’est un peu comme lorsque l’on voit le cadeau emballé et l’on s’imagine ceci ou cela et pour finir c’est tout autre chose. Nous sommes enfiévré, ennivré et cela nous stimule.

Et nous voici zigzaguant dans ce pierrier, nous savons que dans peu de temps nous allons déboucher face aux lagunes. Nous ne sommes jamais venu mais ce sont les choses que nous ressentons. Le sentier s’adoucit, nous suivons un ruisseau et la première lagune nous apparaît enveloppé par des sommet à plus de 3000 mètres. C’est gigantesque, nous nous parlons en murmurant pour ne pas briser la magie du moment.

Depuis le départ nous avions une idée derrière la tête faire un sommet à plus de 3000, tel que le Mulhacen sommet le plus haut de la péninsule Ibérique. Mais aucun balisage et le pierrier qui pourrait y mener est impraticable avec notre équipement trop léger. Alors nous nous tournons vers le Penon del Globo 3296 mètres. Nous ne recherchons pas les autres lagunes, nous savons que de la haut nous les verrons toutes. Nous sommes dans la haute montagne et lorsque l’on veut un objectif il n’y pas de temps à perdre, il faut se tourner vers celui-ci. Nous savons qu’à partir de maintenant la montée sera plus pénible pas que la pente soit plus abrupte, mais nous ressentons les effets de l’altitude. La respiration est un peu plus difficile, donc nous allons plus lentement.

C’est parti pour rejoindre ce sommet.

Jusqu’aux pieds des cascades le chemin est bien balisé

(traits jaune et blanc),

après il faut suivre les cairns. Mais à partir des lagunes pas de panneau indicateur,

nous nous orientons avec les mouvement de terrain et de temps à autres discernons de loin un cairn.

Aisément nous passons les 3000 !

Nous avançons sur de grandes dalles instables et glissantes. Les pas sont plus lent et le souffle plus court.

Cette fois-ci,nous y sommes 3300 mètres d’altitude, il y a un vent fort et froid. Nous avions prévu et avons de quoi nous couvrir.

Notre seul désir porter notre regard vers le vallon des lagunes. Vu les 400 mètres de falaises, on préfère s’allonger.

C’est magnifique et impressionnant

En nous relevant, c’est une ancienne connaissance qui nous guette, le pico Velleta

Tout autour de nous c’est grandiose, OUI ça vaut le coup de passer une journée à marcher, à suer, parfois à avoir mal aux jambes, mais tout est là:

Avec ce vent, le froid nous gagne rien ne sert de traîner, nous redescendons de quelques 200 mètres et trouvons un endroit à l’abri du vent et bien ensoleillé pour notre casse croûte.

Et il faut déjà quitté l’immensité de la montagne et la musique de son silence. Même si notre regard se porte loin il faut aussi voir l’infiniment petit et alors ce sont différentes plantes qui attirent mon attention et qui ont bien du courage de pousser à cette altitude.

Il est toujours impressionnant de faire face au vide.

La descente fait travailler les muscles des cuisses, car il faut éviter de se laisser emporter par la vitesse, cela pourrait vite devenir dangereux.

Mais qu’est-ce qu’il fait chaud dans cette descente! Heureusement que l’on trouve régulièrement de l’eau.

Un dernier regard sur la montagne, nous l’aimons sans compter même si elle nous fait souffrir ou parfois nous joue des mauvais tours. Nous ne partirons pas à vélo demain, mais nous viendrons a nouveau lui rendre visite.

nous avons parcourus

25 kilomètres

pour un dénivelé de

1750 mètres

à la montée et à la descente.

Cela vaux bien un grand plaisir !

4 commentaires sur « Andalousie à vélo : Randonnée à Trevélez dans la Sierra Nevada étape 8 »

  1. Histoire de finir en beauté, un petit 3300 m, vous ne vous refusez rien 🙂 !
    Les photos sont lunaires, sous ce soleil d’automne, on a peine à croire qu’il fasse si froid, mais on vous croit sur parole. Belle course en vérité ! Bravo à vous et merci de nous partager vos souvenirs et vos impressions, c’est bien intéressant.
    Amitiés, Thierry

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    1. C’est vrai que sur les photos il est difficile de se rendre compte du vent froid. Merci de nous croire😂.
      Pour nous aussi beau moment mais le bouquet ce fut pour le lendemain.
      Amicalement
      Pascal

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