Andalousie à vélo : on quitte la Sierra Nevada ,étape 13

Effectivement nous avons bien dormi si ce n’est des chiens qui ont aboyé de temps à autres, cela a rompu le calme, donc notre sommeil.

Dès le matin nos yeux s’écarquillent devant le réveil de la nature.

Nous parcourons quelques centaines de mètres et nous sommes de suite enthousiaste devant le spectacle, une mise en scène qu’aucun homme ne peut égaler, en ce qui nous concerne on se régale.

Et notre journée va se dérouler dans ce décor.

La route est un faux plat descendant mais c’est grandiose donc nous roulons lentement pour observer et enregistrer ces merveilles naturelles.

Au loin nous voyons un village blanc sur la crête d’une montagne, nous ignorons que tout à l’heure nous allons y passer.

Mais avant cela, il nous faut descendre jusqu’au village de Riogordo où une fontaine rappelle le passé arabe.

Pour remonter, nous décidons d’emprunter une petite route afin d’éviter la nationale. Au pied de celle-ci un panneau et des plots nous indiquent qu’elle est barrée pour cause de travaux. Comme nous sommes dimanche, les ouvriers ne travaillent pas et on se dit que de toute façon avec les vélos, on arrive toujours à passer, donc nous nous engageons.

Ce fut très agréable même si la montée était sévère, car nous avions la route pour nous. Pas un bruit si ce n’est celui de notre souffle et deux Espagnoles avec qui Laetitia échange quelques mots. Des pauses photos car là encore le panorama dans lequel nous évoluons est magistral.

Et après quelques efforts, nous arrivons à Colmenar et l’on distingue en fond de la vallée Riogordo d’où nous venons.

Un  vent fort se lève venant de l’ouest, justement  la direction que nous prenons. Donc nous l’avons de face et il ne nous simplifie pas la tâche. De plus voilà que des nuages s’accrochent aux montagnes. Un regard sur la météo, de la pluie est prévue pour la fin d’après-midi. Nous ne sommes qu’en fin de matinée, nous verrons bien. Car pour l’instant nous sommes ensorcelé par ces montagnes

Le massif d’El Torcal qui vient d’apparaître devant nous, nous enthousiasme et nous fait oublier qu’il pourrait éventuellement pleuvoir.

Il nous rappelle de merveilleux souvenirs puisque nous y sommes passé lors de notre tour d’Europe. Vous pourrez lire  dans mon livre la mésaventure qui se termina très bien que nous vécumes ce jour- là.

A ce sujet nous avons trouvez un imprimeur à Lyon et le livre sera édité pour la fin octobre. Vous pourrez nous le commander directement.


Nous sommes envoûté pas ce massif. Les souvenirs aidant,  nous nous trouvons une plate forme pour effectuer notre pause de midi face à lui.

Nous passons Villanueva de la Conception et empruntons de petites routes blanches sur notre carte où les % vont faire rugir nos cuisses de douleurs. Régulièrement des raidillons variant de 10 à 14 %.

Si aujourd’hui se courrait Paris-Roubaix, course cycliste surnommée l’enfer du nord, ce fut notre petit enfer:

  • Des descentes à forts pourcentages
  • Une route déformée qui demande grande vigilance
  • Des côtes qui se succèdent et dont on commence à sentir la répétition dans les cuisses
  • Le vent qui prend de la force
  • Le ciel qui devient noir
  • Une succession de vergers d’olivier où ne pousse que des cailloux avec une terre glaise
  • La difficulté de trouver un petit coin pour la tente.

Voici le village de la Joya, très animé que nous passons rapidement pour nous retrouver toujours face à des côtes terribles.

Le ciel se noircit et nous ne voyons rien pour notre bivouac, devant nous des vergers d’oliviers, des terres labourées ou des falaises. Et la route sans relâche nous propose des rampes vertigineuses.  Dans ces cas là il faut surtout resté calme et en harmonie. Faire confiance que l’on va trouver et bien sûr rester très attentif.

Nous voici à  950 mètres d’altitude et j’aperçois sur notre droite un terrain en friche. C’est un passage de troupeau de chèvres, mais le temps presse les premières gouttes de pluie annoncent la grosse averse. Nous poussons nos vélos pour les hisser sur ce semblant de sentier où nous avons trouver un espace plat pour la tente. Nous la montons de suite et quand nous ramenons le vélo de Laetitia ne voilà pas qu’arrive le berger avec un beau troupeau de chèvres. Il nous demande gentiment d’où nous venons et si tout va bien.

Nous nous amuserons des chèvres intriguées par la tente et nous nous ferons un peu engueuler par les chiens Patou.

Notre spot est magnifique…

mais très vite nous sommes pris sur ces hauteurs par des vents violents et une pluie battante.

On voit sur cette photo le côté désertique du lieu.
L’on voit bien la pluie arriver.

Notre tente vieillie mal, de l’eau s’infiltre au niveau de certaines coutures. Mais cela ne nous coupe pas l’appétit et nous avalons un plat de pâtes au parmesan avec du morcela, fromages et confiture de piments ( poivron et piment ). La pluie cesse, le vent reste violent, il est vrai que nous sommes le seul obstacle dans sa trajectoire. Les chèvres nous ont évité et le vent ne couchera pas notre tente. Il est temps de dormir car notre étape fut sportive 

60 km pour un D+ de 1473 mètres.

3 commentaires sur « Andalousie à vélo : on quitte la Sierra Nevada ,étape 13 »

  1. Coucou les amoureux de la nature,
    Concernant l’étape 12 j’ai oublié de préciser que j’ai beaucoup apprécié les « azuléjos  » ainsi que les belles portes.
    C’est dommage que des chiens aient rompu votre sommeil bien mérité !
    Heureusement que le spectacle de l’éveil de la nature vous a tout de suite enchanté.
    Encore une belle journée parcourue à travers les montagnes….
    Je me demande déjà comment fût votre nuit suivante dans la pluie et le vent ?
    Impressionnante la petite vidéo, votre tente ne c’est pas envolée j’espère.
    J’ai hâte de vous lire.
    Gabrielle

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  2. Bonjour,
    Gabrielle a raison, je pourrais écrire la même chose. La vidéo montre bien la violence des éléments en montagne en cette fin d’été. Mais qu’elle fut éprouvante cette étape de montées et descentes, face au vent et aux interrogations météo !
    J’ai hâte de lire la suite …
    Thierry

    Aimé par 1 personne

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