Andalousie à vélo : on quitte la Sierra Nevada ,étape 14

Moi j’ai bien dormi, après une telle étape je suis fatigué et m’endors rapidement. Laetitia à été plus gêné que moi par la violence des rafales de vent. Ces dernières mon juste embêter vers 3 heures du matin quand n’y tenant plus il me fallut sortir pour faire un petit besoin. Une fois dehors j’étais content car j’ai pu observer un ciel étoilé, je me suis dit, super demain matin nous allons avoir un magnifique levé de soleil. Mais Eole en a décidé autrement et avec ces hurlement il a rameuter ses copains les nuages.

Alors pour nous ce matin petite grâce matinée, car vue la force du vent et la fraîcheur ambiante 8° c dans la tente rien ne nous bouscule pour sortir de la chaleur de nos duvets.

Mon impresario s’occupe de gérer la commande de l’impression de mon livre.

Cette fois- ci, c’est sérieux!

Vous pourrez le feuilleter, le sentir, regarder les photos dès la fin octobre. Il sera édité pour la semaine 42.

Pendant ce temps je range le sac cuisine.

Je me régale de ce panorama

mais pas trop longtemps, car soyons franc il fait froid!

Maillot en mohair, polaire, veste coupe vent, pantalon, gant, surchaussures et nous voici paré pour affronter le vent et une descente de 3 kilomètres.

Doucement les nuages se déchirent et des bouts de ciel bleu font leur apparition. Notre route reste  prestigieuse, mais vu le froid et les gants je laisse un peu les photos de côté. Après avoir perdu au moins 500 mètres en altitude le vent est moins fort et la température remonte.

Voici une roche qui nous observe depuis quelques temps.

Après le village de Valle de Abdalajis, nous prenons la direction de El Chorro. Longeons des falaises incroyables qui sont le paradis de passionnés de la grimpe. Quand à moi je préfère les côtes à 14% que de me retrouver avec quelques centaines de mètres de vide sous mes pieds. Mais chacun son rêve.

À El Chorro, il y a un sentier très réputé en Espagne avec des échelles et des passerelles longeant la falaise. On distingue sur la photo ci-dessous un pont au-dessus de la cascade.

Dans le village c’est un banc particulier qui m’attire, peut être pour le jour où je déciderais de me sédentarise et regarder passer le temps avec Laetitia ?🤔

Je vous fait aussi profiter d’une fleur qui m’a attirée.

Un dernier regard sur ces falaises vertigineuses

et nous repartons dans le défilé de gaitanes

Mais attention Laetitia, tu vas te faire avaler par un requin géant !!!

Nous voici face à une particularité géologique :

Les Tafonis de la Sierra del Almorchòn.

Ces roches ce sont formées il y a plus de 10 millions d’années.

Et dans ce décor exceptionnel, une zone protégée et route géologique, voilà ce que l’on trouve.

Cela fait trois jours que nous évoluons dans un milieu naturel magnifique, extraordinaire. Trois jours que les bas côté de la route se concurrence de canettes de coca, RedBull, bière, bouteilles, paquet de cigarettes, masques et j’en oublie.

Voilà tout cela sur une distance de cinq mètres

Mais à quoi pense les gens qui jettent cela ? Ont-ils un cerveau ? Ils croient que cela va se désagréger car « ma sorcière bien aimée » va passer par là ? Il s’en moque car ils pensent que des gens sont payer pour ramasser leur merde ? Et l’homme est intelligent ? Ils ne prennent pas conscience qu’ils scient la branche sur laquelle ils se trouvent, la nature va se rebeller d’ailleurs elle le fait déjà regardons tout ce qui se passe.

Que faire ? Pas grand chose, je plaints ces êtres et cela me rend triste. L’essentiel c’est d’être d’être en paix et en harmonie ce que l’on fait. Garder confiance et espoir, car derrière ces apparences ignominieuse,je pense qu’il y une foule silencieuse qui veut une société humaine où l’on se respecte. Nous sommes souvent étonné de rencontrer des gens très sensible à toutes ces idées au moment où l’on s’y attend le moins et nous en croisons de plus en plus.

Savoir s’émerveiller et quand on sourie à la vie, la vie sait nous sourire.

Voici à présent, le chateau de Teba, le village est caché derrière ce dernier et cette colline arride.

Après quelques tours de roues nous avons contourné les collines et au loin voici Teba blottit entre ces deux mamelons.

Nous empruntons une petite route tranquille comme nous les aimons, non loin de nous un berger promène son troupeau de chèvre, des parfums d’anis et de thym s’élève après leur passage, c’est un délice.

Celle-ci avec la grosse cloche doit être une coquine, la cloche lui tapant dans les pates l’empêche de faire des bêtises.

Ces bergers sont d’une grande utilité pour l’environnement. Les chèvres ce régalent de ces herbes sèches aux parfums multiples qui va donner un lait de qualité et un fromage parfumé. Ce sont de bonnes brouteuse qui éliminent les végétaux indésirables et de ce fait, limite leur propagation. Elle nettoient, débroussaillent, cela diminue les risques d’incendies.

La question que je me pose combien sont payé ces bergers ? Sont- ils les propriétaires du troupeau ? Vue l’importance de leur utilité, ils devraient  être très respecté et avoir un métier bien valorisé !

Allez visiter la rubrique nos livres de voyages et je vous conseille le livre de Brice  » un pâtre en quête d’absolue  » . Une histoire vraie où vous découvrez l’importance des transumances.

Dans ces zones de grandes cultures et de vergers d’oliviers où il n’y pas d’espace herbeux ni plat, il ne nous est pas facile de trouver nos lieux de bivouac.

Enfin nous découvrons dans un verger d’oliviers un espace couvert de feuille et plat mais avec un grand défaut:

Nous sommes tout prêt d’une route où la circulation est importante.

Nous espérons bien que cela se calme avec la nuit. De toute façon pour nous il est temps de s’arrêter. Il est presque 19 heures

Nous avons parcourus 79 km pour 1075 de D+

En attendant, nous profitons des jeux de lumières du soleil dans les oliviers.

Puis d’un coucher toujours aussi envoûtant. Nous en avons regarder des centaines mais ces instants restent féerique !

Ce soir en regardant la carte nous avons encore repéré quelques routes touristiques que nous espérons belles. Peut être pas facile à vélo, mais maintenant plus rien nous fait peur et nous aimons cela.

Et enfin nous avons envie de découvrir, voir, manger des yeux tous ces paysages, nous en imbiber et vivre avec eux.  Oublions les nases qui ne respectent rien et regardons le beau, car c’est celui là qui nous ressemble.

Nous allons encore vous faire rêver une semaine.

Je peux répondre à ceux qui écrivent un message, mais pour ceux qui mettent « un j’aime » je ne peux rien faire ; alors je profite de ce moment pour vous remercier de tout coeur !

5 commentaires sur « Andalousie à vélo : on quitte la Sierra Nevada ,étape 14 »

  1. Coucou Pascal et Laëtitia,
    Je vous suis toujours avec autant de curiosité et d’émerveillement…
    Quelle belle aventure vous nous faites partager.
    C’est gentil de répondre à nos messages, merci Pascal.
    Gabrielle

    Aimé par 1 personne

    1. Salut les amis Belges,

      Il me semble normal de répondre, l’orque nous aurons une cinquantaine de messages je verrais les choses différemment.
      Merci à toi de nous écrire des messages.
      Tant mieux si c’est une belle aventure et j’espère qu’elle tiendra tout le monde en haleine jusqu’au bout ! Enfin vu ce qui nous est encore arrivé hier au soir ce n’est pas fini!!
      Bises
      Pascal

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  2. Votre coup de gueule à tous les deux sur les déchets jonchant les bas-côtés est justifié à 100%, je suis vraiment d’accord et je crains que ces gens malpropres ne soient que des petits cons bourrés. On voit les mêmes dans nos campagnes françaises, rongés par l’ennui et l’isolement. Ce sera pourtant leur planète un jour ou l’autre.
    Sinon, votre étape est à nouveau bien intéressante sous le doux soleil d’automne enfin revenu.
    Amitiés
    Thierry

    Aimé par 1 personne

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