Andalousie à vélo : Un gros détour pas prévu ,étape 19

Belle nuit sous un ciel magnifique, le son du ressac de l’océan au loin. Beaucoup d’humidité dans ces dunes ce matin, Laetitia le préssentait hier au soir et heureusement nous avons mis le double toit.

D’ailleurs ce matin sur celui-ci nous avons eu la visite d’un insecte bizarre, une Empuse Penée, surnommée diablotin. Cet insecte se repère difficilement, car il est très stoïque, change de couleur et se croise dans les lieux sec et chaud.

Après un temps d’observation nous plions toutes nos affaires et rejoignons la route.

Notre choix pour l’itinéraire fut simple, nous avons demandé à Paula notre amie Portugaise de l’Ecopark de se renseigner sur les horaires de passage des bateaux à Alcoutim pour la traverser du Guadiana : Il n’y a pas de bateaux. Nous allons donc longer la côte. Nous rejoignons Huelva et pour cela nous avons une route de 40 km rectiligne.

Il n’y a pas trop de circulation ce matin, et nous pouvons bien dérouler nos jambes afin que celles-ci déploient toute leur force sur la pédale. Cette exercice amène notre engin à deux roues à rouler à bonne allure. De chaque côté de la route des pins et pour la protection des dunes tout est bien clôturé, donc nous n’avons qu’une chose à faire rouler.

Avant d’arriver sur Huelva nous passons une grosse zone pétrolière.

Heureusement que nous sommes samedi, nous évitons le ballet de camions. Il n’y en a que deux qui nous ont doublé, mais au niveau des mauvaises odeur cela nous a suffit.

Un pont très long traverse le Rio Tinto

et de l’autre côté une immense statue de Christophe Colomb. Elle fut construite en 1929 par une sculpteuse americaine.

Course alimentaire au mercado, car ce matin nous avons fourni un bel effort:

42 km à une vitesse de 24,500 km/h

Nous avons donc un bon creux dans l’estomac. Pour notre repas nous trouvons un parc charmant ; où sont exposées de nombreuses statues contemporaines.

Certain sont très critique envers l’art moderne, car pour eux il n’est pas assez pragmatique. Mais n’est-il pas créé justement pour nourrir notre imaginaire? Afin que nous aussi laissions notre côté créatif ou inventif s’envoler. Et l’essentiel n’est-il pas tous simplement ce que nous apercevons dans la sculpture, ce qu’elle nous inspire?

Dans l’allée de ce parc il y en pour tous les genres. Certaines il faut les observer dans le détail,

Celle-ci me fait chanter : pour un jeu de dupes voir sous les jupes des filles ! de Souchon.

Quand aux autres à chacun de laisser vivre sa vision fantaisiste ou romanesque.

Nous repartons vers 16 heures et devons passer un pont pour franchir le Rio Odiel. Le pont pour les automobilistes est interdit aux vélos et l’ancien pont est fermé. Laetitia de plus en plus sûr d’elle en espagnol va se renseigner à une station service. La dame lui dit que l’ancien pont est accessible aux cyclistes. Nous y retournons, des plots barrent la route avec des grilles solidement fixées. Un peu plus loin dans une maisonnette, il y a un gardien que Laetitia sollicite. Effectivement le pont est en réparation il manque une partie du tablier. Hors de question de passer.

Cela change bien nos plans, car nous devons filer sur Gibraleon et nous avons droit à un crochet de 30 kilomètres.

C’est incroyable cette Espagne où l’on sent que tout le monde aime le vélo, les automobilistes nous respectent et bien souvent nous font un signe amical, les cyclistes sont nombreux, particulièrement les weekends ; cependant, il existe ce grand vide au niveau des infrastructures.

Paradoxe, le pont routier nous est interdit, mais nous avons le droit d’emprunter une voie rapide à 4 voies.

Une belle route plate, au revêtement moyen nous permet de développer notre puissance.

Le Portugal notre pays d’adoption, où nous avons installé notre camp de base se rapproche

Après le passage de la ville de Gibraleon la route reprend des formes ascendantes qui ralenti notre rythme, mais la circulation est toujours aussi importante. Enfin voici la ville de Lepe où nous prenons direction de la plage de la Antilla

Nous dominons la côte et constatons qu’il y a des habitations partout. Le rêve de dormir en bord de mer s’éloigne. Nous resteons un peu en arrière dans une forêt de pins et sommes très satisfait de nous quand nous mettons pied à terre.

103 kilomètres à une vitesse moyenne de 21,150 pour 406 mètres de D+.

A demain pour découvrir notre retour au Portugal !

Un commentaire sur « Andalousie à vélo : Un gros détour pas prévu ,étape 19 »

  1. Grosse étape un peu compliquée, je vous suis sur la carte Google pour comprendre votre itinéraire. C’est incroyable ces km que vous avalez ! C’est la grande forme après la Sierra Nevada, vous avez fait le plein de globules rouges en altitude, cela se voit 😎.
    Donnez-nous à nouveau des belles photos du Portugal sud, avec du soleil à gogo, car on n’en a pas eu assez ici en France cet été.
    Bye, Thierry

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