Sur les pas de ma jeunesse: Ribeauvillé et ses massifs

Avant de reprendre les récits de nos anciens voyages à vélo je veux vous faire découvrir les montagnes que j’ai parcouru depuis mon enfance jusqu’à mon adolescence.

Alors venez randonnée avec nous !

Ribeauvillé et ses châteaux,

ce fut ma cour de récréation. Pas mal…🤩

Le jour de repos des écoliers était le jeudi et la plus part des après midi de ce jour, nous le passions à jouer et courir au milieu des châteaux, mais aussi sur deux massifs proches le Taenchel et le Schlussenstein que je vais vous présenter.

Ce matin grand soleil direction:

le Taenchel

un massif dont le sommet se situe à 988 mètre d’altitude et domine la plaine d’Alsace et Ribeauvillé le village où j’ai grandi. Ainsi que l’adorable village de montagne de Thannenkirch et la vallée du val d’argent.

Ce massif à la particularité d’avoir un socle de granit de plus de 300 millions d’années et son sommet est principalement recouvert de grès. Cette roche friable à au fil des ans pris des apparences qui ont inspiré les habitants avec bien entendu des légendes.

La forêt est sauvage, dominée par les sapins, les roches et la fougère, cela donne une atmosphère particulière et les randonneurs ne seraient pas étonné de voir des elfes ou des lutins courir dans la mousse ou tenter de leur jouer des tours.

J’ai grandi avec ces légendes, parcouru tous ces sentiers au départ avec mes parents qui m’ont appris le nom de certaine fleurs ou fait découvrir la coulée du passage des animaux. Puis avec les curés et moniteurs de mouvements catholique, des jeux de piste ou de course au trésor nous permettait d’apprendre les feuilles des arbres, les insectes… Et enfin adolescent avec les copains on cherchait les champignons ou les châtaignes et la journée se terminait autour d’un feu ou l’on faisait cuire ces dernières.


Nous voici au rocher des anneaux. Trois roches bien plates et dans chacune un bel anneau fixé en son centre. La légende dit qu’à la fin du déluge, le niveau de l’eau doucement baissait et émergeait ce sommet avec ces roches et Noé y accosta avec son arche.

Nous voici aux rochers des trois petites tables. L’on distingue bien la couleur rose du grès.

Peut-être le plus impressionnant, celui qui joue le plus avec notre imaginaire le rocher des reptiles, rêvez, imaginez !

Ce massif d’après des mesures prises par les sourciers d’Alsace est un haut lieu vibratoire et il est vrai que selon les individus, il y a des endroits qui trouble, pétrifie ou tétanise. Mais quand on le quitte on se sent en pleine forme et revitaliser.

Depuis cette roche à cupules ( photo ci-dessous ), les fées, à l’aide d’une formule magique, créèrent un pont reliant le Taenchel à la roche de Chalmont de l’autre côté de la vallée. Un matin elles oublièrent un mot dans leur rituel et le pont s’écroula.

Les cupules furent l’objet de nombreuses histoires comme des lieux de prières pour les Celtes. Ce rocher se nomme le rocher non pas des sorcières comme l’on pourrait croire mais le rocher des géants.

Quand il n’y a pas de roches ou de point de vue c’est la forêt qui nous régale avec ces couleurs d’automne.

Dans les Vosges il est relativement facile de randonner, car le club Vosgiens avec ces centaines de bénévoles effectue un balisage exceptionnel.

Régulièrement peint sur un rocher ou un panneau en métal cloué à un arbre vous retrouverez dans ce cas le triangle jaune. Celui-ci va nous mener vers une superbe vue sur le château du Haut Koenigsbourg qui surveille la plaine.

Le mur païen ici ce n’est plus qu’un immense tas de cailloux, au Mont St Odile il est encore en très bon état avec des blocs de granit de poids impressionnants. Ces blocs étaient reliés par des tenons en bois à double que d’aronde, l’on peut observer les encoches où s’insinuaient ces tenons.

Les archéologues ne sont jamais vraiment arrivé à daté ni a expliquer le pourquoi de ces fortifications.

Voici le rocher pointu qui porte bien son nom.

Et enfin nous arrivons au rocher de la paix d’Udine.

Udine est un canton d’Italie du nord où fut signé le 17 octobre 1797 le traité de Campoformio qui mit fin à la victorieuse campagne d’Italie menée par Bonaparte. Des habitants de Ribeauvillé heureux de la paix retrouvé vinrent ici dresser cette autel et y graverent ces mots.

En cette saison le jour est trop court ou les nuits trop longues pour parcourir tous les rochers, nous devons penser au retour et profitons des forêts automnales

Apprécions la force de la nature

Le lendemain avec un temps maussade mais le cœur gai de prolonger cette balade dans les pas de ma jeunesse, nous partons de Ribeauvillé à travers le vignoble puis retrouvons la forêt et les contreforts du massif.

Au loin à droite le château du Haut Koenigsbourg et à droite le massif du Taenchel.

Le Sclhussenstein.

C’est un rocher constitué de quartz et de jaspe et l’on y trouve des améthystes. Quand nous étions gamins nous partions à la recherche de ces pierres et sans en avoir conscience depuis les années 1950 c’est un pillage que les habitants de la région ont effectué.

Aujourd’hui tout ramassage de cailloux est strictement interdit, il est vrai que seul au milieu de la forêt il en va de la bonne conscience des gens.

Nous quittons ce lieu pour la direction des trois châteaux de Ribeauvillé. Ils sont un peu le symbole de ce village.

Ces châteaux fort furent construits à partir du XI ème siècle par les puissants seigneurs de Ribeaupierre. Ceux ci adoraient les ménétrier et les protégeaient et dès le XIV ème siècle ils se rassemblent une fois l’an à Ribeauvillé pour remercier les seigneurs. Cette fête perdure c’est la plus ancienne d’Alsace elle a lieu le premier week-end de septembre et si vous avez l’occasion allez-y c’est magnifique. Les chars sont créé sur un thème 8 mois à l’avance par plus de 1500 bénévoles.

Nous allons d’abord retrouver le château du Haut Ribeaupierre qui se trouve sur le sommet de la montagne à 632 mètres d’altitude, construit vers l’an 1064 il servait de tour de guet. Aujourd’hui en ruine sont accès est interdit pour cause de sécurité.

Petit à petit les institutions et les monuments historiques rénovent un minimum ou sécurise ces châteaux forts, il faut savoir qu’il en existe environ 250 en Alsace allant du château imposant et entièrement rénové comme le Haut Koenigsbourg à des ruines où il ne reste que quelques cailloux assemblés. A l’époque féodale il en existait plus de 500.

Leur rénovation est très onéreuse surtout dû à la difficulté d’accès, mais ce sont des lieux historiques qui font partis du patrimoine de la région et il est important d’éviter l’aggravation de leur destrustuction.

Si vous avez mon livre en main je parle d’un événement dramatique que j’ai vécu ici sur le perron de cette tour qui était à l’époque accessible.

Le Haut-Ribeaupierre domine ses deux compères et nous surplombons le Guisberg planté sur son éperon rocheux.

De ce château il ne reste plus que le mur surplombant le piton rocheux, Son voisin le St Ulrich est le mieux conservé et c’est là, enfant nous avons inventé nos plus beaux jeux de guerriers, de bandits assiégeants le château et où nous vécurent les premières amourette.

Voici le St Ulrich, ici aussi le granit lui sert de fondation. Son donjon est bien conservé avec un escalier en bois à l’intérieur qui nous offre un panorama sur Ribeauvillé et tous les villages environnants.

Nous sommes encore à 523 mètres d’altitude, ce château fut fondé au XI ème siècle et abandonné avec ses frères au XV ème, les seigneurs de Ribeaupierre s’étant fait construire un château plus confortable dans le haut du village.

Ce beau château devint le collège où j’usa un peu mes fonds de pantalon à attendre que la cloche sonne la libération pour aller courir dans les forêt

Sur cette photo à gauche la chapelle qui devint un lieu de pèlerinage après que les seigneurs quittèrent le château et en face les restes d’un deuxième donjon.

Cette vue plongeante me permet de montrer à Laetitia l’usine d’impression sur tissus où j’ai travaillé à 16 ans. Trois semaines qui me degouterent à tout jamais du travail en usine.

Sous la flèche l’atelier où je travaillais. Il reste un peu d’activité là où sort de la fumée.

Nous continuons le sentier qui ramène au parking qui se trouve à côté du collège, la aussi dans mon livre je donne des détails sur mes rêveries buissonnières. Voilà la vue depuis ma salle de classe de la 6 ème.

C’est le sentier qui mène au château.

C’est sans nostalgie que j’ai passé ces deux journées. Même avec plaisir de faire découvrir à Laetitia ces lieux où je courais, gambadais en culotte courte. De plus ces montagnes à l’automne sont magnifiques.

Alors si vous allez en Alsace emmenez vos chaussures de randonnée c’est une autre manière de découvrir l’envouetement de ces montagnes et la face cachée de cette magnifique région.

La prochaine fois je donnerais des conseils pour visiter les marchés de Noël en Alsace.

Un commentaire sur « Sur les pas de ma jeunesse: Ribeauvillé et ses massifs »

  1. Très beau reportage, un brin nostalgique mais illustré de belles images et largement commenté en souvenirs, conseils, informations, curiosités.
    Ce massif des Vosges est véritablement magnifique, et votre « pèlerinage » donnera certainement envie à plein de personnes de s’y rendre (moi, en tout cas 🙂)
    Merci et amitiés !

    Aimé par 1 personne

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