Tour de France à vélo des massifs : Une randonnée et le col du Télégraphe.

Avant de vous parler de cette étape je veux exprimé mon hommage à Pierre Rabhi qui vient de rejoindre le monde des étoiles. Il fut l’un des hommes qui m’a inspiré dans ma vie. Je vous partage l’une de ces profondes réflexion sur notre monde.

« – Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation, qui n’est pas de produire et de consommer sans fin mais d’aimer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes. »

Pierre Rabhi

Après cette exceptionnelle journée, nous nous installons au camping de Lanslevillard pour prendre un peu de repos. Nous roulons depuis 12 jours et notre organisme à fourni de gros efforts. Quelques chiffres :

843 kilomètres pour un dénivelé positif de 11 131 mètres.

Lui offrir de la détente, c’est le respecter et lui donner l’énergie et les facultés de continuer, afin de nous mener vers ces sommets encore non franchit qui brillent dans nos yeux.

Dans la nuit un gros orage éclate et au milieu des montagnes, c’est toujours impressionnant car l’écho rend le roulement du tonnerre incessant.

Au matin de ce dimanche nous flanons, massons nos jambes, écrivons sur notre blog, faisons des courses et nous préparons un bon repas. Il nous est difficile de passer une journée sans bouger ou s’activer un peu.

L’après midi nous partons pour une petite balade afin de se dégourdir les jambes. Lors du passage dans le village ce matin nous avons repéré des itinéraires de randonnées de quelques kilomètres.

Attiré par les constructions en pierre et les toits de lauze,

hypnotisé par les sommets,

ennivré par la multitude de fleurs, envoûté par l’eau des torrents descendants avec force, nous en oublions le balisage et comme nous aimons prendre de la hauteur, nous nous élevons.

Le sentier sort de la forêt et sillone au milieu des alpages, nous admirons la vallée qui s’étire à nos pieds, surveillée par les sommets moucheté de névés.

Le soleil est chaud et c’est bien agréable de se promener au son de la symphonie des clarines des vaches. Mais enfin, nous sommes bien haut en rapport à la petite boucle que nous avions prévu. Au loin nous apercevons des maisonnettes, nous y trouverons une indication. Il nous faut encore grimper un sentier bien raide au travers d’une prairie qui va nous faire transpirer.

Une chapelle et un panneau nous indiquent :

Nous sommes 800 mètres au dessus de Lanslevillard! il ne reste plus qu’à suivre le sentier indiquant le village pour redescendre. En guise de petite boucle devant nous dégourdir légèrement les pattes lors de cette journée de repos, nous faisons une belle rando d’une quinzaine de kilomètres avec un dénivelé non négligeable.

Ce fut un régal pour les yeux et c’est une autre forme d’effort qui nous a bien détendu. Laetitia fut persévérante, car la veille elle se sentait bien fatiguée et rêvait d’une vrai journée de repos…cela sera pour plus tard !


Au lendemain de cette belle journée où nos yeux sont encore ravis de la splendeur de la nature, nous nous levons de bonne heure car en ce moment les chaleurs sont fortes et nous voulons grimper le col à la fraîche. Avant de l’aborder nous avons 45 kilomètres de descente et faux plat qui nous fond passer par Modane et St Michel de Maurienne. Ces villes n’ont pas de grands intérêt, nous ferons une petite pause casse croute à St Michel.

Devant nous, les 12 kilomètres du col du Télégraphe avec une pente moyenne de 7% et des passages à 10%.

Les presque 50 km déjà parcouru m’ont bien échauffé les muscles et je monte aisément ce col, il n’en n’est pas de même pour Laetitia qui n’arrive pas à trouver son rythme. Il n’y a rien de plus compliqué quand dans une montée on ne trouve pas la cadence, on n’est pas à l’aise, les jambes, le coeur et le souffle n’arrivent pas à se mettre en accord: ça énerve, ça fait souffrir, mais cela n’entame pas sa bonne humeur et son sourire.

A cela s’ajoute une forte circulation ou de temps en temps nous entendons ce fameux       » bon courage ! « .

Au col, des ouvriers, oups! Des artistes ? Peut-être, préparent un décor pour le passage du tour de France ; une structure en métal représentant un cycliste qu’ils garnissent de paille. 

Nous, nous sommes content d’en avoir fini et de céder à la tradition : la photo !

Une courte descente nous amène à Valloire, le temps est très lourd et le ciel se couvre cela n’annonce rien de bon et en montagne il ne faut pas s’amuser avec les orages ; combien se sont cru les plus malins et se sont retrouvés en grande difficulté, si ce n’est pire.

La bravoure est une chose , l’incompétence en est une autre et savoir s’arrêter avec prudence n’a rien à voir avec de la peur, mais avec de l’intelligence.

Car notre objectif est de boucler notre projet et de rentrer en meilleur forme et santé que lorsque nous sommes partis.

Nous prenons avec sagesse la direction du camping et souhaitons que l’orage ne détraque pas trop la météo car dans les deux jours qui viennent nous avons rendez vous avec quelques beaux monstres alpins.

Alors ne ratez pas le post de samedi pour la suite !

Pour suivre nos épisodes les parutions auront lieu le mercredi et samedi.

2 commentaires sur « Tour de France à vélo des massifs : Une randonnée et le col du Télégraphe. »

  1. C’est une belle page que vous nous offrez à nouveau car l’on y voit pas que des images magnifiques et des commentaires intéressants. On y voit que l’effort n’est pas toujours constant, que dans un couple, l’un peut être moins en forme que l’autre, et ce sera l’inverse le lendemain. Petite leçon d’humilité et d’empathie conjugale !
    Merci
    Amitiés, Thierry

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