Nouvel an Algarve à vélo.. Que du bonheur

Dès le matin, la beauté de notre environnement nous envoûte et avec tous nos sens aux aguets, nous partons de plaisirs en surprises !

Notre piste va nous mener au niveau de la plage que l’on voit sur la photo, mais Laetitia observe déjà la route qu’il faudra remonter et en reste bouche B ! Enfin pour une intrépide comme elle je serais étonné que cela lui fasse peur.

Dans la descente, nous sommes étonnés de voir ces étoiles argentées, sont-elles arrivée sur terre dans la nuit ?

Ce sont des « é  » toiles d’araignée qui ont piégées l’humidité et nous permettent de fantasmer, de laisser s’envoler l’imaginaire. C’est extraordinairement beau, surtout quand on regarde cela de plus près.

Nous connaissons bien la nature et vivons avec elle depuis quelques dizaines d’années, pourtant elle arrive toujours à nous époustoufler. Il faut savoir regarder avec des yeux neufs, observer, se laisser surprendre, pousser sa curiosité et peut être avoir un côté rêveur qui nourrit l’imaginaire et offre l’émerveillement.

Sans manipulation de ma part vous pouvez deviner une tête de personnage.

Nous effectuons quelques pas sur la plage et là  face à nous, la puissance de l’océan

Plage de Cordoama

Et au sol, non ne sont pas les empruntes de roues de nos vélos, mais le passage de je ne sais quel animal marin. Si vous en avez la connaissance n’hésitez pas à nous informer.

Décidément être attentif permet de s’extasier régulièrement, de devenir un admirateur de cette nature et un fervent de son respect.

Après avoir effectué notre belle montée avec quelques passages à 12% , nous voici 110 mètres au dessus du niveau de la mer et le spectacle, certes différent reste impressionnant et grandiose.

De saut de puce en saut de puce nous pourrions à chaque fois resté figé devant la beauté offert à notre regard.

Plage do castelejo

Sur ces belles images nous quittons la côte Vicentine. Nous  repiquons vers l’intérieur des terres et ce sont de magnifiques « porco » qui nous arrête. Dans notre culture, ces animaux sont considérés comme sales et sûrement peu intelligent. Dans mon métier d’éleveur, je les ai bien côtoyer et c’est l’inverse que j’ai vécu. Alors nous avons toujours du plaisir à les admirer courir librement.

Nous escomptions rejoindre la côte après Portimao, mais un brouillard épais est bloqué sur celle-ci et en s’approchant l’on en  ressent la fraîcheur. Nous n’hésitons point et reprenons la direction des flancs de la montagne. Nous passerons des quartiers résidentiels où les villas doivent se concurrencer à coup de millions d’euros. Je me demande si ces gens recherchent dans leur construction le côté élégant ou préfère une démonstration d’opulence pour concurrencer le voisin ou impressionner le passant ?

Sortie des habitations, le terrain n’est pas évident pour trouver un bivouac soit pentu, soit clôturé enfin c’est une piste grimpant sur une crête qui nous fait de l’œil, nous nous y engageons passons un raidillon qui nous impose de mettre pied à terre, passé celui-ci une petite plate forme se présente à nous, idéale pour l’emplacement de la tente. La nuit descend doucement, la fraîcheur aussi nous montons rapidement notre cabane. Proche de nous de grands pylônes habités par de nombreuses cigognes et c’est en leur compagnie que nous allons passer une bonne nuit.

Dès le matin elles craquetent et d’un coup s’envolent toutes vers les marais se trouvant dans les environs de Silves.

Notre bivouac est bien installé pour profiter de l’arrivé d’une journée qui s’annonce belle.

Nous dominons une vallée paisible ou coule une rivière et pâture quelques troupeaux.

Voici le levé du roi soleil, moment de recueillement.

Aujourd’hui c’est une étape de transition pour rejoindre notre camp de base et nous avons une idée derrière la tête.

Notre objectif sera d’avaler de l’asphalte pour atteindre notre but avant la nuit.

Nous longeons les flancs de nombreuses serras ce qui nous amène sur un terrain bien vallonné, il est évident que dans un tel terrain de jeu il nous faut nous amuser et grimper un peu. De la vallée nous apercevons le village de Baranco do Velho que nous allons rejoindre.

Après six kilomètres, nous nous sommes élevé de 300 mètres, un col où nous pouvons développer notre force car il est régulier avec une  pente de 4%, nous prenons plaisir à forcer sur les pédales et faire monter le cardio.

Vu du village. Que la montagne est belle !

Il nous reste encore huit kilomètres vallonnés avant de rejoindre notre lieu de prédilection.

Nous y sommes presque, encore trois kilomètres de piste…

Il faut être complètement frappadingue pour se lancer un tel défi:

Nous avons 80 kilomètres dans les jambes

1124 mètres de D+,

nous sommes à 5 kilomètres de notre caravane avec uniquement de la descente et nous nous engageons sur cette piste avec des pentes à 19% où nous jetons nos dernières forces.

Il nous faudra mettre plusieurs fois pied à terre et pousser. Mais pour la dernière nuit de cette escapade nous voulons du sensationnel.

Et pour le chercher un brin de folie est nécessaire !

Nous y voici le point géodésique de Bispo à 480 mètres d’altitude. Nous dominons les montagnes, les vallées et la mer est à l’horizon.

Pour nous, c’est une explosion de joie et de satisfaction d’une bagarre avec nous même et la réussite d’un désir commun.

Quand on uni nos énergies rien n’est insurmontable!

Avec ce que nous avons transpiré, une mini toilette est nécessaire. Rien ne nous fait peur, ni les 13°c ambiant, ni l’eau froide de nos bouteilles et après cela nous sommes dans la même forme que les Suédois qui plonge dans la mer gelée après leur sauna !

Nous sommes parés pour bénéficier du coucher de soleil qui met le feu au ciel.

Profitons du spectacle des lumières.

Et pour notre dernier bivouac repas améliorer, pates, champignons sauce au curry et une bouteille de rouge de Monsaraz.


Au matin l’aurore est éblouissante, la masse nuageuse qui se déplace dans un grand silence enveloppe les vallées. Allons nous pouvoir profiter du lever de l’astre luisant ?

Le vent se lève et devient de plus en plus fort, la masse de nuage s’élève. Nous voici enveloppés dans ce cocon de brouillard mais aussi d’une fraîcheur qui nous oblige à bien nous couvrir pour parcourir les 5 kilomètres restant.

Voilà, ici se termine notre périple de fin 2021 et début 2022.

N’est-ce pas extraordinaire, avec un côté enchanteur de pouvoir terminer et commencer l’année dans ce que nous aimons le plus ?

Dès samedi je reprend la rétrospective de notre voyages du tour des massifs montagneux Français. J’ai encore tant à raconter sur ce beau périple.

Merci de votre fidélité et à bientôt !

2 commentaires sur « Nouvel an Algarve à vélo.. Que du bonheur »

  1. Plus je vois vos photos, plus je trouve cette région de l’Algarve magnifique. Vous en exprimez bien l’essence, cet environnement sauvage et attachant, entre falaises et plages immenses, arrière-pays méditerranéen délaissé et hauteurs désertiques. Vous savez vous approprier ce pays d’exception tout en le respectant. Chapeau !
    Amitiés, Thierry

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    1. Tu définis bien cette région. Avec une côte découpée par la force des éléments mais où à notre goût il y a trop de monde. Cette arrière pays sauvage dans lequel nous nous sentons si bien. Ce soleil et cette luminosité.
      Merci
      Amicalement
      Pascal

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