Via Algarviana. Rando 7 ème jour.

Encore un beau réveil sous un ciel sans nuages et bientôt le soleil va non seulement illuminer nos coeurs mais toute la nature. Les oiseaux se réjouissent et leur chants s’élèvent des buissons alentours.

La nuit fut un peu pénible, dans le secteur où nous sommes il y a de nombreuses maisons éparpillées dans la nature. Nous n’avons pas pris garde que non loin de notre lieu de bivouac il y avait une habitation. Dès la tombée de la nuit les chiens se sont mis à aboyer et ils ont perturbé notre sommeil.

C’est quand même de bonne humeur que nous faisons nos premiers pas de la journée.


Je me souviens que je vous avais promis de répondre à une question posée par Thierry:

  • Est ce que le poids du sac ne pese pas trop en fin de journée ?
  • Pourquoi porter une tente et ne pas choisir des hébergements, chambre d’hôtes ou autres…

Il est certain que le sac tire un peu sur les épaules en fin de journée, mais c’est le prix à payer pour notre liberté.

Il est possible tout au long de la Via Algarviana de trouver des hébergements. Pas toujours avec des étapes équilibrées, celle-ci peuvent être de 15 kilomètres un jour pour 30 kilomètres le lendemain. Pour nous ce sont des contraintes que nous ne voulons pas vivre.

La pratique de la randonnée comme celui du voyage à vélo, pour nous c’est d’être libre:

  • Libre de nous arrêter quand nous voulons où nous voulons.
  • Libre de faire une étape courte, moyenne ou longue.
  • Libre comme hier de nous attabler avec les copines et copains au restaurant sans se préoccuper de l’heure.
  • Libre de nous arrêter pour admirer une fleur,un papillon; écouter le chant d’un oiseau ou méditer devant l’immensité d’un panorama.

Une fois que l’on a connu cette liberté, il est difficile de vivre autrement. C’est aussi pour cette raison qu’au bout d’un certain temps la vie sédentaire dans notre caravane nous pèse et il nous faut nous évader.

Enfin le soir nous adorons être seuls en lien avec la nature, à son écoute. Actuellement les nuits à la belle étoile sont impossibles beaucoup trop d’humidité et elles sont encore froide, en dessous de 5°. Même sous la tente nous avons été obligé de mettre la couverture de survie sur nous, car la fraicheur et l’humidité gagnait notre carcasse.

Alors tout cela à un prix, ce n’est pas toujours des € ou des $ pour nous c’est le poids :

  • la tente 1kg.720,
  • un réchaud
  • une recharge de gaz,
  • une popotte
  • un peu d’alimentation pour le petit déjeuner et le souper,
  • le duvet
  • le matelas.
  • Quelques vêtements
  • Nécessaire de toilette

Mais ne dit-on pas la liberté n’a pas de prix ? C’est vraiment ce que nous ressentons.

En conclusion : je nous défini comme des ours un peu domestiqué ! Du monde oui, mais pas trop.


Revenons à notre journée, depuis le promontoire de notre bivouac nous descendons une grande piste qui nous mène à une plaine fertile. Vergers, céréales et élevage. Nous ne résistons pas à prendre quelques photos de ces porcs ibérique vivant en liberté

ou de ce troupeau de bovins.

Un beau taureau au milieu

Avoir été éleveur laisse des traces et retrouver ces animaux domestiques nous fait vibrer de contentement.

Et dans l’après-midi quel cadeau pour nous de pouvoir être au milieux de ce troupeau de chèvres.

Laetitia toujours aussi merveilleuse, discute en portugais avec le gardien du troupeau, qui est fier que l’on s’intéresse à ses belles chèvres. Il nous invite à venir demain matin pour nous donner du lait. Comme ce n’est pas du tout sur notre route Laetitia décline l’offre avec moulte  » obrigada « 

Le souvenirs apportent satisfaction sans ressentir de regret ou de nostalgie ! C’est cela l’équilibre de la vie.

A l’approche de Messines nous avons beaucoup marché sur des routes goudronnées, évité des routes à grandes circulations, avec un passage sous le pont de l’autoroute… heureusement par endroit les fleurs d’oranger en bourgeon comencaient à développer leur parfum.

Quelle surprise après ce capharnaüm de se retrouver sur un sentier sauvage,

Au milieu d’innombrables gazouillis d’oiseaux, nous entendons avec étonnement le clapotis d’un ruisseau. Les dernières rivières que nous avons vu, si il y avait de l’eau, elle était stagnante voire dormante et envahi d’algues.

11h30, nous arrivons à la ville de Messines et nous avons… FAIM !

A une terrasse nous nous offrons un copieux petit déjeuner.

Un peu plus loin nous nous régalons d’un délicieux gâteaux aux chocolat dans une pâtisserie.

Mais la cerise sur le gâteau ; c’est quand deux jeunes filles ramènent à la serveuse un portable qu’elles ont trouvé à l’entrée par terre. Laetitia observe la scène et me dit : – c’est pas ton portable ?

Les yeux esbaudis je constate que oui, j’ai du le laisser tomber en enlevant mon sac à dos. Obrigado !!! Et merci à l’honnêteté de la jeunesse.

L’après-midi va ressembler au matin route goudronnée, les pieds de Laetitia souffrent sur le bitume surtout que nous marchons d’un pas rapide.

De loin nous appercevons le lac du barrage Funcho,

Apres quelques méandres, montés et descentes nous arrivons sur les rives du lac, nous allons suivre ses bras avec des contours et détours pendant presque deux heures.

Puis nous nous élevons, dominons le lac pendant un moment

Puis il disparaît de notre vue, nous sommes sur une crête et comme nous aimons être en hauteur pour nos bivouac nous n’hésitons pas, c’est ici que nous allons passer notre nuit. Encore faut-il trouver l’endroit plat… ce sera à l’entrée du « caminho du linx Iberico » une belle plate forme avec des pins.

Laetitia Pascal toujours au bon endroit au bon moment !

Belle journée où les jeunes filles et la vie furent sympa avec mon étourderie.

Nous concluons l’étape avec

31 kilomètres et 412 de D+.

Je vous dis à demain ! Après le passage à Silves, nous avons l’ascension du sommet de l’Algarve !

Un commentaire sur « Via Algarviana. Rando 7 ème jour. »

  1. Bonjour et grand merci pour les détails du portage du barda, et des explications rationnelles qui vont avec. C’est un choix courageux mais cohérent avec votre style de vie déjà éprouvé à vélo ! Vous savez ce que vous faîtes.
    31 km çà laisse rêveur tout de même…!
    Bonne continuation,
    Thierry

    Aimé par 1 personne

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