Via Algarviana. Rando 9 ème jour.

Une grosse étape dont nous sommes fiers. Nos limites repoussées plus loin que l’on croyait. Nous savons que la pluie arrive jeudi et dans nos souhaits nous voulions passer le sommet de Foia en ce mercredi. La distance nous restant jusqu’à ce dernier nous semble irréalisable dans la journée surtout avec une pause « bain » d’une heure. Nous n’avions rien calculé, c’est au fil de nos pas, de notre avancée que nous avons décidé de forcer et de passer le sommet en cette journée.


Revenons à notre bivouac, incroyable vers les 23 heures sur cette piste difficilement carrossable un véhicule qui ne peut-être qu’un 4×4 est passé à vive allure. Puis ce fut les Javali ( sangliers ) qui sont venu grogner pas loin de la tente. Enfin cela ne nous a pas empêché de faire nos premiers pas des 7 heures.

Après 300 mètres stupeur face à cette descente d’une raideur incroyable pour nos muscles encore froids.

Descente qui va nous mener dans un joli vallon où coule une rivière entre de vertes prairies et des vergers, des maisons isolées très fleuries. Nous remontons la rivière Odelouca et devons passer des guets ou il y a peu de pierres pour poser nos godillots, heureusement que ceux ci sont en gortex.

Et nous la traversons plusieurs fois. Puis la rivière va se transfomer en joli torrent de montagne que nous allons longer sur un sentier escarpé et pierreux. Nous arrivons à un hameau complètement abandonné, nous sommes accueillis par ce qui devait-être le four banal

Puis nous longeons les maisons au toits éventrés cela nous provoque un pincement au coeur. Laetitia a repéré que dans ce lieu il y a une source d’eau chaude à 27°. Le sentier se termine par un mignon petit pont, c’est particulier il y a des chaises comme si quelqu’un vivait encore ici.

Je m’aventure à l’intérieur de la dernière maison et je découvre cette source qui coule dans un lieu où les gens devait venir prendre un bain purificateur. Car à l’entrée il reste des statuts religieuse. D’ailleurs je pense que des gens doivent encore venir il y a des petites bougies. Dans une autres maison qui juxtapose celle-ci encore deux bains, tous étaient carrelé.

Pour nous une eau à 27° avec une simili baignoire, il nous en faut pas plus pour nous retrouver nus comme des vers et nous débarrasser de la transpiration et poussière accumulée depuis trois jours.

Cela nous fait un bien fou et nous repartons revigoré. Nous allons en avoir besoin, car à partir d’ici notre chemin devient une longue montée vers le sommet Picota 774 mètres d’altitude ; alors qu’en franchissant la rivière nous étions à 70 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est une montée de plusieurs kilomètres avec des raidillons où l’on se verrait presque monter à quatre pattes.

Nous arrivons à un carrefour, le chemin d’en face n’est pas le bon, balisé par une croix ( cela indique que ce n’est pas la bonne direction ), idem pour celui de droite et à gauche c’est une propriété privée un indiquant  » attention au chien « . Que faire ? Redescendre ? Jamais de la vie la pente que nous venons de gravir ne se redescend pas !

Des jeunes entretiennent une nouvelle plantation de medronho. Ils ne savent pas trop quoi dire si ce n’est que là où doit se trouver notre chemin c’est maintenant une propriété privée. Laetitia avec le GPS arrive à nous réorienter, nous emprunterons l’un des chemins marqué d’une croix pour quand même couper la propriété privée, croiser une route goudronnée et retrouvé notre balisage.

Et ça monte toujours, bientôt 13 heures et les jambes commencent à avoir du mou, le sac à dos a doubler de poids sans que l’on fasse quoi que ce soit, il faut manger !

Nous nous trouvons un lieu sur de belles roches au soleil avec vue sur l’océan, mais ce qui nous intrigue c’est la dalle qui est juste à ma droite. On distingue un cercle bien tracé, un deuxième qui a été taillé, c’est assez surprenant et cela reste une énigme.

Mais c’est bien, car l’imagination fonctionne vite dans des cas pareils avec des élucubrations incroyables.

L’estomac rempli, apport de sucre grâce à un bon chocolat nous repartons et nous arrivons au sommet Picota.

Nous dominons Portimao et l’océan

Plus à l’est un immense barrage et les montagnes d’où nous venons.

Et en nous retournant, la ville de Monchique et en face le sommet de l’Algarve le Mont Foia

Peut-être y arriverons encore ce soir ? En attendant à mes pieds, il y a des fleurs magnifiques.

Nous nous engageons dans la descente et après avoir passer les pierriers nous passons des chênes liège extraordinaires.

En voici un allongé et appuyé sur son coude et je vous laisse observer et imaginer le reste…

Nous voici à Monchique, ravitaillement à ne pas rater : la boucherie de Fatima. Nous repartons pour le sommet de Foia la ville est à 450 mètres et en 3 kilomètres nous allons arriver à 902 mètres !

Pour l’instant nous quittons la ville par de petites ruelles,

A la sortie de la ville nous appercevons en face le Picota

Et nous nous trouvons face à une pente qui ne laisse point de répit. Nous gravissons d’un pas léger, malgré la fin de journée nous sommes étonnés de constater avec quelle facilité nous montons. Une heure après nous sommes au sommet où souffle un vent violent et très froid, nous sommes bien en montagne.

Quelques photos :

L’océan, a gauche Portimao a droite on devine Lagos.

Coucher de soleil du sommet.

Il est temps de perdre un peu d’altitude pour notre bivouac et nous abriter du vent. Alors que toute la journée nous avons eu très chaud, ici il y en a qui on très froid☃️

Notre bivouac est planté proche d’un élevage mixte, vaches, chèvres et moutons. Nous entendons leurs clochettes.

Nous plongeons vite dans la tente pour nous abriter du froid et de la brume qui monte rapidement poussée par le vent.

Enfin, nous avons ce qu’il faut pour nous réchauffer et fêter cette étape incroyable physiquement pour nous et qui nous donne force et confiance en nous.

4 commentaires sur « Via Algarviana. Rando 9 ème jour. »

  1. Bonjour Scarlett et Peter

    Cela nous fait chaud au coeur d’avoir de vos nouvelles.
    Merci de nous suivre.
    Nous aimons beaucoup être seul dans la nature, vivre sous la tente et faire des efforts.
    Nous serons sûrement de retour mardi, alors à bientôt.
    Amicalement et encore merci
    Pascal

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  2. Et oui déjà trois ans ! Effectivement nous étions monté à Monchique et c’était fin février 2020 et ils faisaient très chaud. Le secteur était encore marqué par un gros incendie qui avait eu lieu trois ans avant je crois. Plus de 20 000 hectare partie en fumée.
    Amicalement
    Pascal

    J’aime

  3. Déjà 3 ans, je n’y crois pas ???
    Je crois donc me souvenir que vous êtes déjà passés à Monchique à vélo, fin 2019 non ?
    C’est un coin que je connais car visité durant un mois de février il y a très longtemps: il faisait en effet très froid cette année-là… comme vous vous en êtes rendu compte ! Vent, brume et bourrasques et un environnement militaire pas très engageant je crois.
    Mais la vue là-haut est incroyable.
    Belle étape sportive en tout cas.
    Amitiés Thierry

    Aimé par 1 personne

  4. Liebe Laetitia, lieber Pascal! Wir verfolgen gespannt Euren Blog und sind fasziniert von Eurem Engagement, dem Mut und dem Durchhaltevermögen. Wir wünschen Euch noch eine schöne Zeit und ein gesundes Wiedersehen im Ecopark!
    Scarlett+Peter aus dem Ecopark

    Aimé par 1 personne

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