Escapade dans la Sierra Nevada, vereda de la estrella, la dernière !

Nous passons en véhicule le bourg de Güéjar-Sierra et à la sortie de celui-ci nous voici sur une route étroite où le fourgon passe tout juste.

Pour corser la conduite, les virages se succèdent sur une route qui joue aux montagnes russes, puis nous passons des tunnels.

Nous sommes sur une ancienne voie ferrée.( Je vous en reparlerai )

Enfin pour mettre du piquant à l’affaire, il y a de la circulation en double sens. Heureusement que de petits élargissements existent pour se croiser et que l’ensemble des automobilistes est courtois.

Nous allons jusqu’au terminus, la vallée se rétrécit et devient très rocheuse, il leur était impossible de poursuivre le chemin de fer au delà du baranco de San Juan.

Nous laissons le fourgon en ce lieu, un parking étant prévu, ne rêvons pas il est surtout utilisé par les gens qui se mettent au frais le long du rio Genil ou ceux qui vont au restaurant.

Nous partons d’ici et nous voici sur le sentier qu’empruntaient en chaise à porteur la haute bourgeoisie et aussi la reine afin de découvrir les paysages grandioses de la montagne. A peu près dans tous les pays les prémices du tourisme de montagne était réservés aux gens de la haute société.

Rapidement nous retrouvons le GR 240 et nous surplombons d’une belle hauteur le rio Genil. Les falaises sont imposantes et la roche est impressionnante en nous montrant le mouvement qu’elle a effectué pendant des millions d’années.

Nous rencontrons un châtaigner exceptionnel aux racines imposantes, surnommé « grand père » (abuelo), il est plusieurs fois centenaires. Un panneau explicatif nous apprend que ce ne sont pas des arbres originaires du pays et qu’ils furent implantés par les romains.

Celui-ci mesure 21 mètres de haut.

Un peu plus loin c’est un chêne qui nous donne l’impression de faire le grand écart avec ces racines.

Décidément pour nous, il est difficile de rester indifférents face à la majestuosité des arbres.

Le sentier descend au niveau du rio Genil nous allons le suivre jusqu’à sa source. Pour l’instant le sentier prend de la hauteur pour le suivre le rio, car le barranco est une gorge où nous ne pouvons passer.

Nous grimpons dans une forêt de pins et de chênes verts, nous découvrons une autre facette de la sierra Nevada et cela nous fait du bien de revoir du vert.

Après avoir pris un peu de hauteur voilà ce qui nous apparaît.

Le maître des lieux, le Mulhacen

Le Mulhacen et demain soir, nous dormirons à ses pieds !

Peu de temps après, c’est toute la chaine qui nous apparaît.

Flèches : orange l’Alcazaba, rouge le Mulhacen, bleu cerro de los machos, vert le pico Veleta

Nous arrivons au refuge de la cucaracha,

De l’extérieur très sympathique, dans un bel environnement.

Par curiosité, je rentre dans le refuge ; il y fait une chaleur étouffante et une nuée de mouches s’est envolée à mon arrivée. Des fenêtres sont brisées, nous avons du mal à comprendre pourquoi des refuges qui se situe sur le GR240 sont dans un tel état de vétusté. Ils sont censés évité au randonneur le transport d’une tente. Pour nous, il serait impossible de dormir dans un tel lieu pourtant nous ne sommes pas difficile, mais il y a des limites.

Qui fut pris ne se refait pas prendre et cette fois-ci je suis comme l’escargot, j’ai ma cabane sur mon dos.

Le terrain qui entoure le refuge est plat et très vaste, nous y observons des noyers, des cerisiers et autres fruitiers. Ce fut sûrement un lieu arborer pour de la culture.

Un noyer qui ouvre ses bras.

Notre désolation va continuer quand à quelques pas du refuge nous voyons ces big-bag pourrissant avec du grillage, quand aux piquets en ferraille, ils sont au sol envahit par l’herbe.

Je suis un peu scandalisé, car je sais le prix et le travail pour installer un tel matériel. Je me doute que certains paysans Espagnols, comme ce fut le cas sur ma ferme, ont des difficultés financières pour investir dans un tel matériel et ici il est laissé à l’abandon. « Trop onéreux à redescendre » ; va t-on nous rétorquer. Je pense que c’est bien la preuve d’une société qui va mal et qui marche sur la tête, on retrouve ses travers partout.

Enfin pour notre souper, nous tournons le dos à la misère et admirons ces montagnes avec le spectacle de la lumière, le son étant celui du silence et dans ces instants sûrement le plus mélodieux.

Ce soir, pour la nuit nous montons la moustiquaire de la tente, car moustiques et petits insectes viennent nous dévorer.

Avant de nous coucher, voici l’apothéose.

2 commentaires sur « Escapade dans la Sierra Nevada, vereda de la estrella, la dernière ! »

  1. Salut Thierry,

    Nous sommes sur la face nord ou coule encore pas mal d’eau.
    Et oui nous avons souvent trouvé des lieux de désolation en Espagne. Est-ce le résultat de la crise et il n’y a plus de moyen pour entretenir ??
    Amitiés
    Pascal

    J’aime

  2. Vos arbres en photos en imposent, d’autant plus qu’ils doivent se contenter de peu d’eau de pluie. C’est une belle marche d’approche que vous avez engagée cette fois-ci. Les paysages sont bucoliques au coucher du soleil. Dommage que l’environnement de ce refuge soit si désolant. Ce n’est pas la Suisse ! Bye Thierry pour la suite avec impatience.

    Aimé par 1 personne

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