Silves – Portela de bartolomeu

Très tôt le matin pour un objectif.

Les matins sont vraiment bien froids que l’on soit en altitude ou dans la plaine. Les journées sont chaudes et l’on se sent au printemps, partout des fleurs colorent les prairies, égayent les bords de chemins tel ces Asphodèles,


les oiseaux que ce soit la mésange ou l’hirondelle accompagnent nos pas et on oublie que nous sommes encore en février.
Dans ma région, l’est de la France, février était le mois le plus dur de l’hiver. Il est vrai qu’avec le dérèglement climatique ce n’est plus obligatoirement vrai.
Enfin en ce qui nous concerne, tous les aurores nous rappellent que nous ne sommes qu’au deuxième mois de l’année et que nous avons beaucoup de chance de pouvoir effectuer ce trek en cette période d’hiver.
Merci le sud du Portugal !


Ce matin lever à l’aube, nous sommes des adeptes de l’adage  » l’avenir est à celui qui se lève tôt ».


Donc nous enfilons nos chaussures et sans hésiter nos premiers pas s’engagent alors que le jour pointe son nez.
Le vent après une nuit blanche n’a pas l’intention de se coucher et au contraire il se renforce et quand après une rude montée nous arrivons sur les chemins de crête, il arrive à nous déstabiliser.
Le ciel d’un bleu azur nous offre une luminosité incroyable et cela nous permet de porter notre regard très loin.

Au premier plan Portimao, sur la droite Lagos notre point de départ.


L’isolement du randonneur, seul avec avec le bruit de son pas, en lien avec les éléments. Ce jour le vent et le soleil qui avec douceur vient caresser la peau pour contrebalancer le froid du vent.


Nous marchons pendant quatre heures avant de croiser un couple de randonneurs.
Cette solitude enivrante peut faire peur au néophyte, mais une fois que l’on passe non pas le mur du son mais son contraire le mur du silence cela devient une exigence que l’on recherche et enflamme tout les sens et surtout le sixième d’une sensation insoupçonnable.


Ces crêtes nous permettent de d’envisager notre chemin.

Flèche rouge notre chemin et où nous allons sortir.


Dans cette grande solitude nous profitons de la présence d’une biche et nous nous observerons pendant un certain temps. Nous aimons ce paysage de vallons et de montagnes.

Avec des massifs de bruyères resplendissants.

Nous voici dominant le barrage Funcho, le reflet du ciel dans ces eaux lui donne un gout de méditerranée.


Nous allons le longer pendant quelques kilomètres et c’est avec un rythme soutenu que nous nous engageons sur cette piste.
Si nous nous sommes levés alors que les poules dorment encore et que le coq n’a pas entonné son chant strident c’est que nous avons un objectif.
Nous quittons le barrage, 21 kilomètres de tracé et il est temps d’offrir du carburant à notre corps.
Pour cela nous trouvons une paisible prairie printanière où la fleur de pissenlit domine et les abeilles stockent de belles pelotes de pollen.

Ce n’est pas la plus belle des photos mais c’est pour vous donner une idée du printemps.


Enfin nous repartons enthousiaste car bientôt nous atteignons un grosse bourgade et nous avons décidé de nous offrir un petit plaisir.
En attendant nous pratiquons un sentier

où il fait bon laisser partir ses rêveries et il est facile à ce moment d’entendre le pas ferré du mulet sur les pierres où les voix graves des paysans s’interpellant.
Les images apparaissent dans ma tête et le temps qui passe devient un effleurement de liberté de la vie.


Certain diront tout cela n’est que de l’imaginaire. N’est-ce pas tout un art que de laisser son imaginaire s’envoler être et devenir? Car la réalité qu’est-ce en définitive ? Nous savons bien qu’elle peut changer d’un être à un autre.
Alors quand je vois ces azulejos je souris !
Richesse du solitaire que de méditer et si cela enrichissait la poésie, la beauté du moment !


Voici la ville de Sao Bartolomeu, quelques courses et une patisserie que nous avions déjà repéré lors d’un précédent passage.
Notre gourmandise sera ravie d’une belle part de tarta de Alfarroba ( caroube ). Ce goût de cacao que déploie ce fruit est extraordinaire, nous trouvons qu’il apporte une douceur au palais.
Nous avons engrangé de la bonne énergie pour tenir notre objectif.
Comme déjà dit, la traversée des villes n’est pas notre tasse de thé, le bruit, le macadam et les fous au volant qui nous frôle à nous renverser.
Un sentier, un peu jungle, nous en éloigne et nous passons un pont originale ou alors est-ce du système D ?


En observant la carte, il nous faut être vigilant car nous nous retrouvons entre deux autoroutes, nous en éloigner va nous ramener dans un hameau et le soleil ne va pas tarder à se glisser derrière l’horizon. Donc il nous faut trouver notre coin pour la nuit.
Mais, et notre objectif ; il consistait en quoi ?
Ce matin en partant, l’idée était d’atteindre les 35 kilomètres, nous y sommes !

Objectif atteint, une joie paisible nous innonde.


Il est évident que cela ne se réalise pas sans persévérance, car sur les derniers kilomètres la plante des pieds devient douloureuse, avec une sensation de brûlure désagréable. Il faut savoir se motiver car il est si simple de s’arrêter, de poser le sac et tout s’arrête.
La motivation de la satisfaction est pour nous la plus puissante.
Voilà encore une journée extraordinaire.
Maintenant nous nous occupons de nous car demain cette belle machine doit reprendre du service.


Nous avons tout l’équipement adéquat :


Le bombe de froid surtout pour les douleurs aux tendons pour moi. Ce soir au trentième kilomètres elle a fait du bien pour soulager la sensation de brûlure.
Le beaume du tigre le matin pour les problèmes tendineux.
La crème à l’arnica pour un massage complet des pieds aux cuisses le soir et le matin avant de redémarrer.


Parcourus 35 kilomètres pour 790 m de dénivelé positif et 670 m de dénivelé négatif.


Journée sportive, physique où nous confirmons nos capacités que du bonheur!

2 commentaires sur « Silves – Portela de bartolomeu »

  1. 35 km ? Par monts et par vaux qui plus est… çà me laisse rêveur mais chapeau bas, vous tenez la grande forme. Mais c’est bien de temps en temps de se lancer de tels défis. Je sais que vous ne le faîtes pas pour la gloriole, mais pour vous faire plaisir, çà se comprend quand c’est partagé à deux. Merci !

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