Sur la pointe des pieds
L’aube arrive
Mais quelle heure est-il donc ?
J’ai encore sommeil !
Lève-toi, car le temps court
L’horizon se rosit
Nuages noirs s’étirent
La nuit nous quitte
Dans un bleu métallique
La brume monte du fleuve
Nuage rosi
Luminosité avance
Houppiers dominants
Dans le fleuve, se regardent.
Pour eux point de sommeil
Sans interruption veille
Les moutons regroupent.
La fleur joyeuse
Par son originalité
Montre son enthousiasme
Pour l’astre arrivant.
À l’opposé la lisière
Se pare de lumière
Le concert oiselesque
S’élève pour accueillir
L’astre divin.
Doucement, surement
Il diffuse son aura
Douceur de lumière
Intensité s’empare
Rayonne sur le fleuve
L’or du roi de l’univers
Finis par éblouir.
Le héron se réjouit
Sur la berge se pose
Est-ce pour l’astre puissant
Ou le poisson sautant
Son compère converse
Point d’entente
Passe son chemin
Le temps passe
Le soleil chemin faisant
Le dôme surplombe
L’environnement éblouit
Les cygnes de joie
Vont-ils danser ?
Ils préfèrent l’escadrille
Pour saluer la journée
Et l’humain reste ébouriffé
Évidemment son sommeil
Il vient de quitter.



















