Nous et la planète, est-ce trop tard ? Partie 2

…Nous sommes partis découvrir des horizons lointains avec nos vélos et nous trouvons au fond de nous l’amour pour soi. Nous avons décidé de ne plus palabrer, mais d’agir en accord avec nous même. Vivre dans la simplicité et petit à petit avancer sur ce chemin.

Nos voyages se sont allongés et nous nous sommes aperçus que l’on peut vivre dans un bien-être incroyable avec quatre sacoches, dormir sous la tente, économiser l’eau, etc…  A suivre

Nous nous sommes rendu compte, comme de nombreux habitants de la planète, qu’ils nous arrivaient de nous laisser griser par les accessoires de la consommation. On négligeait l’essentiel, l’amour pour la vie qui se retrouve dans la quintessence de la nature.

Un apophtegme du Dalaï-Lama nous indique un chemin :

« L’être humain perd sa santé à gagner de l’argent, il perd son argent à se refaire une santé. Il pense au futur, au point d’oublier le présent de sorte qu’il ne vit ni dans le présent ni dans le futur. Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu. »

Alors nous avons décidé de vivre nos folies, car ne serait-ce pas les seules choses que l’on ne regrette jamais ?

Nous avons tout vendu pour nous libérer d’un maximum de bien matériel et vivre en bohème.

Nous réfléchissons à tous nos gestes et comportements d’achat qui sont, quoi que l’on en dise, tous des actes politiques.

Sur les entrefaites, la pandémie arrive, le monde est confiné. 

La lagune de Venise se porte mieux, la population dans les villes entend à nouveau les oiseaux.

L’humanité va-t-elle comprendre ?

Dans le même temps, Mike Horn revient de son expédition hivernale au pôle nord, il explique que le froid est plus rare et la banquise à du mal à geler. Quand il arrive au pôle nord en plein décembre, il pleut.

Qui s’en émeut ?

La covid s’en va et les peuples n’ont qu’un désir encore plus fort de vivre comme avant. 

En Islande, un volcan entre en éruption, 500 000 visiteurs par semaine venant du monde entier, de quoi avoir la berlue.

Je me replonge dans une citation d’Albert Einstein :

« Les plus grandes épreuves auxquelles le monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressource (eau, pétrole…) des pandémies de toutes sortes, des maladies connues ou nouvelles, des pollutions « . Peut-être aurait-il dû ajouter et l’absurdité humaine

monument érigé dans la cour d’un collège de Sao Bras de Alportel. Je vois un cri d’alarme des enfants. Arrêtez de polluer nous aussi on veut vivre !

Nous sommes prévenus et que faisons nous ? 

Tous les discours politiques ne parlent que de productivité !!

Pour quoi faire ? Serait-ce pour améliorer les conditions de vie ? De qui ?

Vincent Munier et Laurent Balestat dans le reportage « Antartica » nous disent que les deux pôles sont les baromètres de la planète. Mike Horn dans son livre « Survivants des glaces » explique la situation du pôle nord. Ils nous informent que les glaciers du pôle sud fondent rapidement, posant un avenir incertain au manchot empereur.

Certes le manchot empereur, quand on a des fins de mois difficiles, on peut s’en moquer. Simplement qu’après les fins de mois difficiles, c’est peut-être trouver son alimentation qui va être difficile.

 Il ne faut pas oublier que la terre est un vase clos et qu’un effet néfaste dans un point du globe occasionne des conséquences en un autre lieu qui peut-être totalement inattendu.

Je suis tenté de tomber dans le catastrophisme et me dire après moi le déluge de toute façon tout est foutu !

 Je me renseigne au-delà des informations que veulent m’inculquer les dirigeants et je constate que de situations négatives s’extrait du positif et cela partout dans le monde. 

  • En 2018, la ville du Cap en Afrique du Sud se réveille un matin pas loin du point zéro. C’est-à-dire on ouvre le robinet l’eau ne s’écoule plus. Les instances politiques appliquent le rationnement et des taxes. En 3 ans la consommation d’eau diminue de 60 %, de 1,2 milliard de litres d’eau par jour, elle passe à moins de 500 millions de litres d’eau/jour. Rationnement et taxes sont levés et la consommation n’augmente pas, au contraire.

Ce sont les effets d’une action collective, d’un effort de chacun et d’une modification du rapport à l’eau.

  •  Cuba importe presque toute son alimentation du bloc communiste. 1990 celui-ci s’effondre, Cuba n’est plus approvisionné, la réaction doit-être urgente pour que le peuple ne meure pas de faim. Ils créent des fermes urbaines, cultivent des légumes jamais produits. S’impose à eux l’agriculture biologique, car ils n’ont pas de pétrole et encore moins les finances pour acheter des intrants chimiques. Rapidement, ce sont 400 000 fermes bio qui travaillent sur 70 000 hectares de terre qui était inexploitée. Elles produisent 1 million et demi de tonnes de légumes par an.

La Havane est capable de fournir 50 % de fruits et légumes bio à ses 2,2 millions d’habitants, le reste étant assuré par des coopératives de la périphérie.

Dans le même temps en France on tente de nous faire croire que l’agriculture bio est une affaire d’utopiste et de rêveur.

  • En Afrique, l’agriculture pérenne utilise des arbres fertilisants qui extraient l’azote présent dans l’air pour enrichir le sol via les feuilles et les racines. Le Niger par exemple à replanter 5 millions d’hectares en agroforesterie. Les constats sont extraordinaires, reconstitution de nappes phréatiques, accroissement de la pluie. De ce fait, il y a eu un excédent céréalier même une année de sécheresse. Les agriculteurs ne sont plus dépendants des intrants chimiques et ils ont augmenté leurs revenus et ont les moyens d’envoyer les enfants à l’école. Les jeunes qui voulaient quitter le pays revoient leur position. Tout cela nous démontre que dans la vie rien n’est figé et tout est possible.

Et si au lieu d’avoir nos pelouses nickel chrome nous laissions un peu d’herbe grandir, un coin sauvage dans nos jardins ?

Si nous replantions quelques arbres?

Ne serais-ce pas une solution pour donner un peu de douceur à la terre ?

Car nous sommes violent avec elle et à l’inverse elle est généreuse pour nous. Mais nous sommes de la même manière violent avec nous et entre nous. Ne serait-ce pas le moment d’inverser la vapeur.

Que voulons-nous être ? Égoïste, colérique, hostile, violent ou plutôt généreux, compatissant, obligeant.

Comme le dit Paul Hawken, pour guérir l’avenir il faut avoir une pensée régénérative.

Avant toute chose la vie doit être au centre de toute nos actions et décisions.

C’est ce que nous tachons de faire au quotidien et nous pouvons attester que notre vie c’est amélioré, plus douce avec plus d’entrain. Nos relations avec les autres, les amis se sont améliorées car en laissant la vie couler en soi on n’est plus dans le dialogue, l’échange et non dans la volonté d’avoir à tout prix raison.

Kalhil Gibran explique ceci:

 » La tendresse et la gentillesse ne sont pas des signes de faiblesse et de désespoir, mais des manifestations de force et de résolution ».

Résolution qui dans les actes procure une vie plus harmonieuse et agit sur le levier d’une protection de notre milieu de vie, la nature.

L’espoir est là et je vais à nouveau citer Mike Horn qui dit :

 » Rien n’est jamais vraiment terminé, jusqu’à que tout soit réellement terminé « 

Donc tout reste possible, cela va dépendre du comportement de chacun et c’est bien là toute la complexité.

La première des choses ne serait-ce pas que chaque citoyen avant tout sache regarder la nature comme nous en parle George Sand

 “ La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres à toutes les plantes qu’on laisse s’y développer “.

C’est un appel à l’émerveillement et au respect devant la grâce, la beauté, la légèreté mais aussi la rudesse, la puissance et l’harmonie de la faune et de la flore.

Et pourtant les panoramas et paysages sont devenus des marchandises, des produits avec un chiffre d’affaires. Que ce soit la baie D’Halong, l’Everest ou les chutes du Niagara …, des milliers de touristes défilent à l’année. L’humain est devenu un consommateur de sites remarquables. 

De quoi être découragé ?

Et pourtant non, avec Laetitia nous sommes comblé d’espoir car nous constatons autour de nous, bon nombre de personnes qui réfléchissent et changent certaines de leurs habitudes.

Ma grand-mère disait “ Les petits ruisseaux font les grandes rivières “.

Je connais un jeune homme qui vient de créer son entreprise d’installation de panneaux solaires et qui dit “ Concernant les énergies, le nucléaire, le solaire, l’éolien il n’y a pas une bonne solution, la meilleure c’est celle où l’on ne consomme pas d’énergie “. 

Quand j’entends une telle sagesse de la bouche d’un jeune, tout espoir est permis.

Cela doit nous amener  à nous questionner. Quel comportement dois-je adopter ? Que dois-je faire ? C’est tout le dilemme. Jusqu’où je peux aller ? Quand dois-je m’arrêter ?

La réponse nous la connaissons chacun en nous.

A suivre…

Lien vers Arte, 3 documentaire intitulé « un monde nouveau » de Cyril Dion

Lien vers un reportage :  » L’Afrique se met au vert « 

2 commentaires sur « Nous et la planète, est-ce trop tard ? Partie 2 »

  1. Et oui tu as raison créer la peur, mentir c’est un business. Pas étonnant que l’irrespect soit de règle.
    Mais malgré tout cela les choses bougent en silence et même insidieusement comme les plaques tectonique.
    C’est peut-être aussi pour cela que les dirigeants s’en remettent de plus en plus à la force car ils sentent que doucement les choses leur échappe.
    Bien amicalement
    Pascal

    J’aime

  2. Merci de nous donner quelques graines d’espoir comme au Niger, à Cuba ou au Cap, autant d’exemples de réussites que j’ignorais totalement.
    C’est à se demander s’il y en a pas qui dissimulent volontairement les belles actions et les initiatives efficaces pour laisser entendre que « tout est foutu ».
    Il existe un business politique de l’angoisse et du tous-pourris qui commence à être suspect.
    Ce sont – hélas – des fonds de commerce pérennes pour certaines ONG sans scrupules, très médiatisées et très bavardes.
    Pour le reste, vous êtes des exemples inspirants. Merci pour ces réflexions.

    Aimé par 1 personne

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